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Du 26 septembre au 2 octobre 2019

Après le Tour de France cet été, l’Uzège Pont du Gard a de nouveau été sous les projecteurs lors des Assises des petites villes de France, avec la présence du Premier ministre.

Elles auraient pu être baptisées les plaidoiries pour les petites villes de France. Durant deux jours, jeudi 19 et vendredi 20 septembre, 400 élus locaux de villes de 2 500 à 25 000 habitants se sont retrouvés au Pont du Gard pour les Assises des petites villes de France (APVF), où ils ont participé à des tables rondes et ateliers. L’occasion de clamer haut et fort leur rôle central et les problèmes auxquels sont confrontés les maires au quotidien.

«Il faut revoir le statut des élus locaux», a lancé d’emblée le maire d’Uzès Jean-Luc Chapon, en ouverture des Assises, jeudi, face notamment au Premier ministre Édouard Philippe. Même s’il n’a pas manqué de glisser les atouts d’Uzès et du territoire dans son discours, il a surtout évoqué les incertitudes face à la place des maires dans les intercommunalités, notamment en vue du projet de loi «proximité et engagement». 

«La fonction de maire est noble et manque de considération, a poursuivi le président du conseil départemental, Denis Bouad. La question de son statut se pose, le maire est toujours en première ligne». La mort du maire de Signes a d’ailleurs été plusieurs fois évoquée durant ces deux jours. «Le maire est à portée de main, à portée d’engueulades», a renchéri Carole Delga, présidente de la région Occitanie. 

Christophe Bouillon, président de l’APVF, a carrément listé les problématiques en direction du chef de l’exécutif... Dotations de l’État, suppression de la taxe d’habitation, emplois aidés, gouvernance face aux intercommunalités ou encore «blues des maires», qui connaissent «agressions verbales et physiques», appelant à une justice «impitoyable»... 

Calmer le jeu

Le Premier ministre l’a joué conciliateur, se mettant autant au niveau des maires en parlant de «nous, les élus» qu’en se positionnant comme chef de l’exécutif. Une sorte d’opération séduction, où il a reconnu les difficultés de la vocation de maire et compris qu’il faut pouvoir bénéficier «des instruments et des outils pour exercer ce pour quoi vous vous êtes engagés», avec une phrase phare : «L’acte II du quinquennat est celui des territoires».

Il a répondu point par point à Christophe Bouillon tout en assurant que «les engagements que nous avons pris seront remplis». Il a notamment annoncé un service à la carte pour la fiscalité des communes. Un système qui prendrait en compte les spécificités des territoires avec une «juste compensation», dans le cas où la taxe foncière (dont le taux et l’assiette sera quasi totalement fixée par les communes) ne compenserait pas la taxe d’habitation. 

Ses annonces ont été entendues et le Premier ministre a finalement été largement applaudi après son intervention.

Mathilde Roux

 


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