Après avoir tenu un restaurant pendant plusieurs années, Chantal Siméoni s’est reconvertie comme artisan culinaire. Elle travaille chez elle à Pougnadoresse et propose une gamme qui va de l’apéritif au dîner de fête.
« Je n'aime pas du tout le mot traiteur, je préfère me définir comme un artisan culinaire » annonce d'entrée de jeu Chantal Siméoni. Cette quinquagénaire a tenu jusqu'en 2000 le restaurant de Pougnadoresse. Puis, en juillet 2008, elle a retrouvé les fourneaux, mais cette fois chez elle. « Ce n'est pas toujours évident de séparer travail et vie privée, mais j'avais du matériel professionnel, qui datait de l'époque du restaurant, comme le frigo, le four, la gazinière... J'ai donc pu m'aménager un véritable atelier de préparation, où je peux m'enfermer pour cuisinier », précise-t-elle avec le sourire.
Son credo ? Les repas de famille, les célébrations en tous genres. « Il faut toujours bien discuter avec les gens, pour savoir précisément ce qu'ils attendent. J'ai un panel de préparations à leur proposer, des canapés de l'apéritif à la formule complète entrée, plat et dessert, avec le service assuré en plus ». Car tout dépend évidemment de l'événement, du nombre de convives, de la célébration, du budget de chacun et, surtout, du lieu de dégustation.
« C'est très important pour moi de savoir ce que je vais trouver sur place. Il est évident qu'on ne travaille pas de la même façon dans une cuisine particulière et dans une salle polyvalente, qui n'est pas toujours équipée pour réchauffer ou maintenir les produits au frais ».
Tout en présentant son métier, Chantal Siméoni s'active et, en quelques minutes, grâce à quelques coups de couteau et un tour de robot, elle a élaboré sa préparation au chorizo à incorporer dans une pâte feuilletée pour des bouchées.
« Pour les apéritifs, je préfère faire des petites bouchées, car il n'y a rien de plus désagréable que d'avoir une bouche pleine ou un canapé entamé à la main. De manière générale, j'essaie de me mettre au maximum à la place des gens qui vont manger. Par exemple, pour les repas d'entreprise, je n'utilise jamais de porc seul, il y a toujours une alternative pour ceux qui n'en mangent pas ».
Avec Chantal Siméoni, la cuisine a l'air toujours facile. Un four chaud, un sachet de parmesan en poudre, une cuillère, vous obtenez des tuiles au fromage délicieuses.
En surveillant la cuisson d'un risotto, elle prépare en parallèle des mini-crèpes à la farine de châtaigne. « Je fais des plats simples, avec des produits locaux. D'autres professionnels que je connais font des préparations plus élaborées, mais il en faut pour tous les goûts ».
Avec un peu d'écoute et d'imagination, elle essaie de répondre à toutes les attentes. « Il y a des choses toutes bêtes. La plupart des gens ne pensent pas à faire appel à un artisan culinaire pour des paniers pique-nique. Pourtant, nous sommes tout à fait aptes à le proposer. C'est d'ailleurs ce que je fais avec une entreprise locale, qui propose des séminaires aux entreprises. Je les livre même dans les bois s'il le faut ». Car le secret est bien là. De l'attention, de la disponibilité, de la simplicité, voilà les ingrédients de la recette du succès.
Muriel Duny
Formation.- Le traiteur organisateur de réceptions (TOR) est au confluent des arts culinaires et de la communication événementielle. La formation peut se faire en deux ans en alternance moyenne (75 % du temps en entreprise et 25 % à l'école). La formation TOR débouche sur l'obtention d'un diplôme de niveau III (Bac+2).
(Article paru dans Le Républicain d'Uzès n°3265, du 22 avril 2010)
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