Réunis en comité syndical début février, les délégués du Sictomu (Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des déchets de la région d’Uzès) ont fait un point sur les investissement des années à venir, qui devront être limités.
Fabrice Verdier, président du Grand Lussan, avait jeté un pavé dans la mare le 9 décembre dernier en demandant une étude chiffrée du coût que représenterait un éventuel équipement de tous les villages dépendant du Sictomu en colonnes enterrées ou semi-enterrées pour la collecte du Reste.
Ce jour-là, une étude avait en effet était présentée, vantant les mérites de ce type de collecte, basée sur l'apport volontaire des particuliers, comme c'est le cas aujourd'hui pour tous les déchets recyclables. L'équipement de tous les villages devait, à terme, permettre des économies substantielles pour le Sictomu, notamment par la réduction du nombre de tournées, qui aurait alors été adapté au taux de remplissage des colonnes.
Un mois plus tard, Jean-Claude Ziv, président du Sictomu, a chaleureusement remercié Fabrice Verdier d'avoir demandé ces précisions. En effet, une analyse détaillée des perspectives financières du Sictomu révèle une incapacité de financer un tel investissement (1,4 M€ pour mémoire) dans les années à venir.
Laëtitia Blanc, nouvelle directrice du Sictomu, est ainsi revenue sur le budget du Sictomu, en chiffres réels. D'après cette analyse, relayée par le président du Sictomu, il apparaît que « la capacité d'autofinancement cessera d'être positive dès 2013. Or, nous nous sommes engagés à faire des économies et à ne pas augmenter le taux de la TEOM (Taxe d'enlèvement des ordures ménagères) jusqu'en 2014 », selon les précisions de Jean-Claude Ziv.
Des coûts de fonctionnement accrus
Un engagement dont le président ne cache pas qu'il va être difficile à tenir, notamment en raison de la très forte hausse des coûts de traitement (10 % cette année). « Nous n'avons pas la main sur ces hausses, qui sont décidées par Sud-Rhône Environnement. Dans l'étude précédente, nous tablions sur une hausse de 6 % par an, nous avons dû revoir ce chiffre à la hausse et je ne pense pas que cela va diminuer à l'avenir », s'est désolé Jean-Claude Ziv.
Il faudra donc trouver des pistes pour faire rentrer de l'argent dans les caisses, notamment pour financer les investissements minimum en terme de sécurité.
« Nous avons plusieurs pistes à étudier en dehors de la hausse de la TEOM. Déjà, nous invitons les communes qui n'auraient pas encore revu leurs bases locatives à le faire au plus vite et à les actualiser chaque année. Nous envisageons également d'instaurer une redevance spéciale pour les collectivités qui ne sont pas facturées pour l'instant », poursuit Jean-Claude Ziv.
Limiter les investissements
Il apparaît qu'en 2012, suivant sa politique de rigueur et de prudence budgétaire, le Sictomu pourrait se permettre un investissement de 415 000 €. « Nous vous demandons ce soir de voter pour le changement des colonnes d'Uzès, qui posent de vrais problèmes en matière de sécurité. Ensuite, nous donnerons la priorité aux communes qui en ont fait la demande. Mais nous devrons sans doute faire des arbitrages et revoir chaque année quelles sont les possibilités d'investissement », a conclu le président du Sictomu.
Exit donc le projet d'équiper tous les villages en colonnes enterrées d'ici 2015. Le président plaide même pour un retour des colonnes aériennes dans les villages qui le souhaitent. « Une chose est sûre, ces investissements ne se feront que sur la base du volontariat. Il est hors de question d'imposer des investissements aux communes qui n'en veulent pas », souligne le président. Pour mémoire, rappelons en effet que, si le Sictomu finance l'achat des colonnes, ce sont les communes qui prennent en charge le génie civil. À titre d'exemple, pour le remplacement des colonnes actuelles, devenues dangereuses, Uzès devra débourser 38 000 €.
Une seule chose de l'étude précédente demeure, l'équipement des colonnes avec des capteurs de niveaux. « Cela permettra de rationaliser les collectes, en adaptant les passages des camions au taux de remplissage des colonnes », conclut Jean-Claude Ziv.
Muriel Duny
(Article paru dans Le Républicain d'Uzès n°3359, du 9 février 2012)
Gérard Banide, l'étoffe d'un champion
Michèle Reverbel : éveilleuse d’écriture| 2 commentaires postés
Marguerite se souvenait de la Première Guerre Mondiale
Les Tontons donnent le ton
Élisabeth Nafilyan : plongée dans l’univers de la bande dessinée
Ils ont sauvé leur entreprise
Commentaires
02/03/2012 à 02:55:00 » Redevance incitative
Auteur : Grégory PRYBYS
Pour répondre au message, je tiens à signaler que le nombre de personnes formant un foyer varie dans l'année, sa consommation et sa quantité de déchets produits sera différente de celle d'une autre foyer. Ainsi ce genre de calcul ne serait pas précis. Les communes peuvent indexer la TEOM sur le coût réel d'enlèvement et de traitement des déchets ménagers. Ce système est déja mis en place dans différentes communautés de communes en France. Les usagers payent un abonnement annuel(par exemple 40€), puis au poids, au volume ou au passage (3€, pour commencer, on verra ensuite!!!). Ainsi, moins on tri et moins on valorise, plus on doit payer. Cela me semble un calcul plus équitable. Cependant ce nouveau système nécessite une adaptation coûteuse de la flotte de camion au système de pesée embarqué et reconnaissance de la poubelle de chaque habitation par puce placée sur la poubelle. Notez que plus de 30% du volume de la poubelle de la maison se compose de matière organique compostable en jardin individuel ou partagé. Et, sans jardin, de nos jours on peut tout de même lombricomposter dans l'appartement et aider à réduire les l'empreinte individuelle sur la collectivité! Oui, plus de 30% des déchets sont compostables. Valoriser à la source, c'est transformer une charge financière en ressource naturelle. Il faut s'y mettre! Qui n'a pas son lombricomposteur d'appartement à Uzès?!23/02/2012 à 08:41:00 » taxe sictomu
Auteur : Françoise coudray
Je trouve particulièrement injuste le calcul de cette taxe ! En effet, les habitants dits "des beaux quartiers" génèrent-ils plus de déchets que ceux des HLM ? Cette taxe ne devrait-elle pas être calculée sur le nombre d'occupants ? D'autre part, changer les colonnes de tri périodiquement et les entretenir coûte-t-il moins cher qu'un enlèvement à domicile ? (sans compter le fait que ces colonnes génèrent des dépôts sauvages autour et sont très peu nettoyées et, qu'enfin, pour les personnes agées c'est beaucoup de fatigue de devoir porter ses déchets à ces colonnes, et pour les jeunes, une perte de temps)Laisser un commentaire
Ce commentaire sera validé par la rédaction avant sa mide en ligne. Tous propos injurieux diffamants et racistes seront bannis du site.