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Inondations : plus d'un million d'euros de dégâts à Uzès

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Environnement


Voiries saccagées, maisons, commerces et terrains inondés, arbres et murs écroulés... la liste est longue pour Uzès et les communes les plus touchées par la violence des pluies du 10 octobre 2014. Premier bilan d'après crise.

Revenir à la normale le plus rapidement possible. Au temps fort de la gestion de la crise, les élus du territoire sont sur le pied de guerre. Trois jours que l'ensemble des services, les pompiers, les secours remettent un minimum d'ordre pour pallier au plus urgent : la circulation et la sécurisation des habitants. «L'épisode le plus grave qu'ait connu Uzès. Pas du tout le même style d'inondations qu'en 2002 : toute l'eau est tombée en quelques heures !», explique le maire Jean-Luc Chapon au préfet du Gard, Didier Martin, en déplacement sur le terrain lundi 13 octobre.

Des chiffres impressionnants

Pendant l'épisode de vendredi, 303 mm sont tombés en 12h à Uzès, dont 110 mm en 2h. La vigilance rouge n'a été déclenchée que le vendredi après-midi pour tout le week-end. Un week-end marqué toutefois par les apparitions fréquentes du soleil... Un excès de précaution qui a agacé certains commerçants.

Selon les premières estimations chiffrées par la municipalité, les dégâts causés par les intempéries à Uzès dépasseront le million d'euros. «Cela va impacter certains projets, confie le maire Jean-Luc Chapon. Mais nous ne ferons pas voter d'impôt spécial inondations». La ville attend d'être classée en état de catastrophe naturelle pour connaître le montant des aides qui lui seront attribuées par le département, la région et l'État.

Pendant toute la crise, l'ensemble du personnel communal a été mobilisé. Le centre hospitalier d'Uzès, l'institut Jean-Paul II, l'école Sainte-Anne, ERDF, la société Lautier-Moussac... tous ont été sur la brèche.
Pas de problème d'approvisionnement en eau potable, contrairement à une rumeur tenace. «Nous avons distribué de l'eau dans les secteurs où les canalisations avaient rompu», explique Christian Simonetto, directeur général des services. «Veolia nous a fait parvenir un bilan heure par heure sur l'eau potable», complète le maire.
cellule de crise

À l'hôpital d'Uzès, une cellule de crise a été mise en place vendredi matin. «La grande difficulté était de renouveler les équipes, explique Denis Bruguier, directeur du centre hospitalier, resté sur place durant l'état d'alerte, car il était impossible d'entrer dans Uzès. Une partie du personnel est restée jeudi soir». Des personnes prises en charge à domicile ont été amenées à l'hôpital. Il a fallu passer par St-Ambroix pour livrer des repas à Marguerittes. «Tous les agents ont fait des efforts et sont restés mobilisés plus de 24h d'affilée pour assurer les postes, la prise en charge des patients et éviter les dysfonctionnements» tient-il à souligner. L'hôpital a également servi d'hébergement.
Ce lundi, c'est toute une délégation qui a accompagné le préfet sur les lieux les plus touchés : les députés Christophe Cavard et Fabrice Verdier, le conseiller général Denis Bouad, le maire d'Uzès Jean-Luc Chapon, le capitaine Franck Landry (unité de pompiers du Grau du Roi) et l'adjudant chef Marc Brun (pompiers d'Uzès).

À Pont des Charrettes

Le magasin Carrefour a été particulièrement touché : «15 cm d'eau à l'intérieur du magasin et jusqu'à 1,2 mètre par endroit sur le parking. La galerie marchande a été inondée. Quelques boutiques n'ont toujours pas d'électricité», précise le directeur Franck Bence.

Les produits frais ont dû être jetés. Tout le week-end, des employés des magasins de la région sont venus prêter main-forte aux collègues uzétiens. «Nous pourrons relancer l'activité rapidement», assure le directeur.
Tout autour, les dégâts sont considérables. Picard a mis à la benne un container entier de surgelés. La boulangerie Aux Saveurs de mon Enfance est dévastée, son propriétaire a été évacué par bateau par les pompiers. Le spécialiste en peinture Couleurs d'Argence a tout perdu sous un mètre d'eau et Les Poteries d'Uzès n'ont pas fait exception.
route de bagnols
«C'est du jamais vu depuis 1950. Pire que 2002 !». Dans le secteur de St-Siffret, ce sont les eaux de ruissellement qui ont formé un véritable fleuve dévalant la colline et emportant tout sur son passage. Les vignerons de la cave coopérative du village et les agriculteurs ont des dégâts énormes. Heureusement, les vendanges étaient terminées, mais les semis ont été emportés. En face, le centre équestre Le Centaure a été gravement touché (cf p.15).

À Saint-Hippolyte-de-Montaigu, l'eau et l'assainissement n'ont pu être rétablis que lundi matin. Marie-Blanche Vezon, élue du village, s'est dite «réconfortée par la venue du préfet». Même chose à Flaux, où Nicole Perez et les habitants sont encore sous le choc de la vague de plus d'un mètre qui a traversé le village de part en part. «Dès vendredi, il y a eu un élan de solidarité pour boucher les trous dès la décrue, apporter de l'eau, s'assurer que les habitants avaient l'électricité et pouvaient sortir de chez eux», témoigne-t-elle.

À tous, élus et professionnels inquiets, le préfet a précisé qu'il avait déjà «alerté Paris» concernant la demande de reconnaissance de catastrophe naturelle des communes de l'Uzège et qu'il «devrait avoir une réponse fin octobre».

Aurélia Simonin et Christophe Gazzano


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