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Quand les circuits courts font leur révolution !

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Chez nous, l'engouement pour les circuits courts ne date pas d'hier. Mais une nouvelle dynamique est née ces derniers mois, avec par exemple l'apparition d'un concept innovant à Montaren-et-Saint-Médiers.

Tous les vendredis, en fin de journée, c'est le même rituel sur la place du Plan de Montaren-et-Saint-Médiers. Des habitants du village et des alentours viennent chercher leurs produits locaux de la semaine. Il ne s'agit pas d'un marché de producteurs classiques, mais d'une entreprise sociale et solidaire, née sur internet en 2011, La ruche qui dit oui ! et qui essaime depuis partout en France. La Ruche de Montaren a ouvert ses portes en avril dernier. À l'origine de sa création, une «reine», Caroline, qui a découvert ce concept à la télévision. «Avant, pour me fournir en produits frais, je devais me rendre aux quatre coins de l'Uzège. Et aller au marché d'Uzès avec des enfants en bas âge, ce n'est pas évident».

La ruche qui dit oui ! évite ces tracas quotidiens. Cet outil de vente en ligne favorise les circuits courts en mettant en relation producteurs locaux et consommateurs, une communauté d'un nouveau genre, animée par Caroline. Chaque semaine, du jeudi au mardi, les membres (l'inscription est gratuite et sans engagement) découvrent les produits qui seront proposés à la vente lors de la distribution du vendredi. Fruits, légumes, viandes, poissons... et même lessive. Le choix est varié, local et change chaque vendredi. Le paiement se fait en ligne. Il n'y a donc pas d'échange d'argent le jour J. Les producteurs ne doivent pas être situés à plus de 250 km de la Ruche qu'ils fournissent. Mais selon la définition officielle du ministère de l'Agriculture, «est considéré comme circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s'exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu'il n'y ait qu'un seul intermédiaire entre l'exploitant et le consommateur». Il n'y a pas de notion de distance dans cette définition.

C'est Caroline qui choisit les producteurs. Une dizaine pour le moment. Si elle ne peut pas tester les produits, elle bénéficie des conseils des autres Ruches. Il est courant de voir des producteurs travailler avec plusieurs d'entre elles.
Pour des raisons de distance, certains ne se déplacent qu'à partir du moment où un volume de commandes fixé par avance est atteint. Tout le monde y trouve son compte : le producteur touche 83,3% du fruit de ses ventes. Les 16,7% restant permettent de rémunérer le responsable de Ruche, le service internet, les frais bancaires et le support technique et commercial.

La Ruche de Montaren compte à ce jour 185 membres. En moyenne, entre 30 et 35 personnes viennent chercher leurs produits le vendredi.

Mini marché

Nous avons assisté à une distribution, le 19 septembre dernier. C'est dans le garage de son beau-frère que Caroline accueille les «abeilles», autrement dit, les clients. Les commandes du jour sont disposées sur les étals. Une productrice de pâtes fraîches, Ghislaine Pansier, a fait le déplacement depuis Nîmes. Ils sont souvent plusieurs producteurs à assurer la distribution aux côtés de Caroline. Pour Ghislaine et sa jeune entreprise artisanale, «ici, c'est un peu comme un marché, mais où vous êtes sûrs de vendre. Il n'y a pas de perte. C'est intéressant quand vous travaillez en frais». Elle a apporté ce qu'il fallait pour assurer les commandes du vendredi. Elle repartira avec des caisses vides.

Au fil des semaines, les affinités se sont créées entre la «reine» Caroline et ses «abeilles». Difficile de dresser un portrait type du membre de La ruche qui dit oui !. Il y a des jeunes, des personnes âgées, des familles...
Corinne, de Foissac, a fait partie des premières inscrites. Pour elle, cela comble un vide dans le secteur. «Et la viande est excellente !». Edith vit une partie de l'année ici. Elle a intégré la Ruche ce mois-ci. «Les produits sont un peu plus chers, mais ça vaut le coût !». Elle est tellement convaincue qu'elle compte s'inscrire à la Ruche de Dunkerque, sa ville, quand elle y remontera cet hiver.

L'engouement local est tel qu'une nouvelle Ruche est sur le point d'ouvrir ses portes à Uzès. C'est Caroline qui s'en occupera également. Une centaine de personnes se sont déjà pré-inscrites. «On retrouvera une partie des producteurs de la Ruche de Montaren. Je compte développer l'offre en produits laitiers».

Plus d'infos sur www.laruchequiditoui.fr/4115

Christophe Gazzano


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