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Un projet d'internat choisi par dépit

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Éducation


L'internat commun aux deux lycées fait de nouveau l'actualité à Uzès. Les architectes des Bâtiments de France ont dévoilé une nouvelle et dernière mouture de ce projet discuté depuis une vingtaine d'années et géré par la Région. Les équipes éducatives se disent unanimement déçues. Le Comité de Quartier des riverains du quartier Gide reste vigilant.

«C'est avec un grand désarroi que l'ensemble de la communauté éducative des deux lycées a cédé devant les exigences de plus en plus restrictives des architectes».
L'ambiance n'est pas au beau fixe du côté des représentants des personnels, des parents d'élèves et des élèves des lycées Charles Gide et des Métiers d'art Georges Guynemer. Pourtant, que le projet de campus lycéen, pour lequel ils se mobilisent depuis 20 ans voit le jour est leur vœu le plus cher. Le 19 mars dernier, devant les portes du lycée Charles Gide et juste avant un Conseil d'administration extraordinaire commun aux deux établissements, ils explosent.

La peste ou le choléra

Lorsque Fabrice Verdier, représentant la Région dans ce dossier, arrive, il est aussitôt pris à partie par le groupe. «On est obligé de choisir entre la peste et le choléra !». L'élu peine à faire valoir ses arguments : «On veut avancer et voir enfin des grues ici. Partir à la guerre entraînerait 3 ou 4 ans d'attente et des recours de riverains».
L'ire des Uzétiens est grande. Tous se sentent finalement bien seuls quand il s'agit de choisir de supprimer soit la salle polyvalente, soit 52 lits d'internat.

Pour mémoire, le projet initial incluait un internat de 288 lits, un restaurant scolaire, une salle polyvalente, un logement de fonction et une infirmerie pour plus de 30 M€ budgétés: 16 M€ pour les locaux et 17 M€ pour les aménagements. Le tout sur le terrain de l'ancienne gendarmerie d'Uzès.«Mais MM. Wagon et Dreyfus ont estimé qu'il fallait revoir le projet car ce n'est plus le faîte de toit qui est pris comme cote de référence mais le niveau des gouttières de l'ancienne gendarmerie. Il faut donc raboter le bâtiment au Sud de 1,70 m», déplorent-ils.
Finalement, c'est à son corps défendant que le Conseil d'administration a choisi la suppression de 52 places d'internat. Il demande un engagement ferme écrit et espère que «les travaux commenceront le plus rapidement possible».

Une grande attention

Depuis sa création, le Comité de quartier Charles Gide est particulièrement préoccupé par le projet du nouvel internat. Loin de s'y opposer, les riverains s'informent et ont même été reçus à l'hôtel de Région sur le sujet. «C'est important d'avoir des étudiants dans le quartier, souligne le président du comité Anton Liss, il nous faut aussi voir comment vivre en harmonie». «Deux maisons sont squattées dans la rue Sigalon», dit l'un. «On retrouve des canettes et des mégots», ajoute un autre. «Il leur faut des bancs pour s'asseoir et un espace fumeurs», concluent-ils.

Si un espace paysager est prévu autour des bâtiments, il n'est pas question d'un tel espace. Les fouilles archéologiques menées sur le site ont mis au jour une mosaïque de 25 m2 et les riverains s'attendent à une seconde phase de fouilles avant le démarrage des travaux.
Reste la question des classes supplémentaires au lieu des préfabriqués dans la cour du lycée Charles Gide. Une autre histoire.

Aurélia Simonin


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