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Sictomu : fin du "fini-parti" : oui, mais pas sans contreparties

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Baptême du feu pour le nouveau directeur du Sictomu (Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères de la région d’Uzès), Philippe Ravit. Pour son premier comité syndical depuis sa récente prise de fonction, il a eu droit à un ordre du jour dense, pour une séance d’environ 1h30. Notamment le point n°8, qui portait sur la négociation sur le «fini-parti».

Historiquement, les services de collecte du Sictomu ont toujours fonctionné selon le principe du «fini-parti». Autrement dit, lorsqu’un équipage a fini de ramasser la totalité des déchets de la tournée de collecte qui lui a été assignée, sa journée est considérée comme réalisée. 

Dans les faits, ce mode de fonctionnement est jugé inégalitaire, accidentogène et peu propice à la réalisation d’un service de qualité. La CNAMTS (Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés) a recommandé de tout mettre en œuvre pour supprimer cette pratique. Ce dossier était un des chevaux de bataille du président du Sictomu, Alain Valantin. «Afin de réorganiser sur la base des 35 heures hebdomadaires les rythmes de travail des personnels de collectes, des réunions de travail se sont tenues avec les représentants du personnel», a-t-il expliqué, avant de résumer le fruit des négociations comme un mélange de «souplesse» et de «rigueur». Si le mot n’a pas été prononcé par Alain Valantin, l’objectif était d’éviter une grève des employés, en menant ces négociations dans un souci d’«apaisement». Trois réunions de travail ont eu lieu avec les représentants syndicaux. «Courant juillet, les accords ont été finalisés dans l’intérêt des travailleurs et du Sictomu», a expliqué Alain Valantin, avant de détailler les contreparties.

Contreparties

- revalorisation de la valeur faciale des tickets restaurant, qui passe de 4 € à 5,36 € au 1er octobre. Leur montant n’avait pas évolué depuis 2011. 

- revalorisation du régime indemnitaire avec une hausse de 60 € bruts par agent, pour l’ensemble du personnel (hors direction et sous-direction).

- les 35h seront lissées sur un cycle de travail de six jours, comprenant le samedi pour le marché d’Uzès, «avec une marge en fonction de l’activité réelle». Comme l’a expliqué Alain Valantin, si l’équipe de collecte revient au dépôt d’Argilliers à 11h45, alors qu’elle est censée terminer à 12h, elle sera autorisée à partir. En parallèle, les heures supplémentaires seront comptabilisées. 

- les jours fériés seront payés en heures supplémentaires. 

- les employés de collecte voient leurs cinq jours de RTT supprimés, en contrepartie d’une prime annuelle de 275 € bruts. 

- en période estivale, ils pourront bénéficier de trois semaines de congés consécutifs. «On peut se le permettre, selon Alain Valantin. La condition, c’est qu’aucun équipage ne s’en aille sans titulaire».

Dans l’assistance, un élu a jugé anormal qu’on «leur donne une augmentation pour qu’ils rentrent dans la légalité». Alain Valantin a répété sa volonté de ne pas aller au conflit. 

Reste une autre étape avant l’application des 35 heures effectives et la suppression du «fini-parti» : son examen en Comité technique paritaire. Le point sera ensuite soumis à délibération à l’occasion du prochain Comité syndical, prévu le 6 décembre, avant une mise en application au 1er janvier 2017. 

Christophe Gazzano (c.gazzano@riccobono.fr)


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