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Zone des Sablas : le Collectif pour la sauvegarde de l'Uzège s'organise

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Économie


À l’origine, ils n’étaient qu’une poignée. Les riverains de la zone d’aménagement concerté des Sablas se sont désormais structurés en association, le Collectif pour la sauvegarde de l’Uzège. Leur cheval de bataille ? Proposer une  alternative à la zone commerciale en préparation par la Communauté de communes du Pays d’Uzès.

Il y a longtemps que l’aménagement de cette zone est prévue et pourtant, selon Sophie Mazon, porte-parole du collectif, «les habitants sont très peu au courant. L’information ne leur parvient pas. C’est souvent la première raison pour laquelle ils nous contactent, pour avoir des détails».

Pour l’instant, le collectif reste dans le dialogue et la concertation. Ils espèrent que la CCPU leur donnera des réponses et surtout qu’ils auront la possibilité de présenter leur alternative. «C’est une zone d’aménagement concerté. Or, nous avons l’impression que la concertation n’a pas été suffisamment faite ou qu’en tout cas la communication n’est pas passée, tant les habitants ont des questions sur ce qui va se passer».

Il ne s’agit pas de refuser des commerces, «mais lesquels et sur quelle surface ?». Le collectif défend le caractère agricole de ces terrains et souhaite proposer un projet où ces terres seraient utilisées pour favoriser l’installation de jeunes agriculteurs.

Réunion publique

Une réunion publique d'information sur le projet s'est tenue le 7 mars dernier au foyer de Montaren. Des précisions ont été apportées sur la taille du projet. Là où le collectif parle de 13 ha, il faut savoir que 2,5 ha concernent la zone déjà existante. Le projet d’Alain Blanc, propriétaire d’Intermarché y ajouterait environ 6 000 m2 de bâtiments pour une emprise au sol globale de 3 ha. 

Les 8 ha restants sont la propriété de la CCPU. Un aménagement est prévu en plusieurs tranches. Et si d’autres commerces sont envisagés, d’autres pistes sont étudiées, notamment celle d’une pépinière d’entreprises. Mais rien n’est encore définitivement arrêté.  Plusieurs opposants ont demandé pourquoi la piscine ne pouvait pas s’y installer comme prévu. Une question restée lettre morte du côté des élus. 

Les opposants réclament que ces terres conservent leur vocation agricole. Elles sont en friche depuis 25 ans et personne ne se serait manifesté pour les cultiver. Même si le collectif affirme avoir le soutien de plusieurs associations d’aide à l’installation des jeunes agriculteurs, aucun projet concret n’a été présenté. Aucun agriculteur ne s’est d’ailleurs exprimé sur le sujet...

Mais tout pourrait encore évoluer. Le temps administratif est plus long que la société. Un plan d’autonomie alimentaire territorial est en réflexion au Département. Les circuits courts et le bio sont un des souhaits de la collectivité.  Peut-être devrait on y penser pour la phase 3. À condition d’instaurer un vrai dialogue. Et le chemin semble encore très long de ce côté. Les différentes parties se sont régulièrement invectivées lors de la réunion publique, en dépit du souhait affiché par le Collectif de «réfléchir ensemble».

Infos : sauvegardeuzege@gmail.com


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