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Le Festival Uzès Danse débute ce mercredi

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Culture


11/06/2018

Liliane Schaus, directrice de la Maison CDCN, nous présente la 23e édition qui se tiendra du 13 au 17 juin.

Alors que la 23e édition d’Uzès Danse se prépare, comment définiriez-vous l’esprit de ce festival ?

Nous avons toujours la volonté de présenter des jeunes chorégraphes, locaux ou internationaux, pour que le festival leur serve de tremplin, mais aussi des artistes confirmés qui font figure de locomotive pour notre programmation. Nous restons également dans une démarche expérimentale, de découverte, pour présenter à un public curieux les nouvelles formes de la danse.

Mais pour fidéliser les spectateurs, nous aimons aussi suivre certains artistes, pour voir leur évolution. Ainsi, nous accompagnons sur 3 ans un artiste associé dans la création et toutes les étapes de son travail.

 

Justement, présentez-nous l’artiste associé de cette nouvelle édition, David  Wampach...

Nous avons commencé à le suivre en 2016. C’est un enfant du pays qui aujourd’hui, à 40 ans, jouit d’une belle renommée internationale. Son travail est très inspiré par le cinéma, le théâtre et la peinture. Il demande beaucoup à ses interprètes, il va puiser l’énergie très loin en eux, ce qui donne toujours des performances fortes et spectaculaires. Pour le spectacle qu’il présentera le 13 juin, «Endo», il s’est inspiré de la peinture des années 1980, qu’il remet au goût du jour. C’est un véritable tableau vivant qui se créé sous nos yeux. Ce qui est intéressant dans son travail, c’est qu’à chaque nouvelle pièce, il va plus loin que la précédente. Le public pourra d’ailleurs assister au processus de création de son prochain spectacle durant le festival.

 

C’est l’une des nouveautés du festival, la carte blanche. Comment est-ce que cela va se dérouler ?

C’est David Wampach qui a fait la programmation du dimanche, avec 3 spectacles. Et durant tout le week-end, il proposera des stages autour de la danse et de la voix, qui tient aussi un rôle important dans ses spectacles. Il y aura aussi un déjeuner à la vallée de l’Eure... et plein de surprises puisque le public va vivre au rythme de l’artiste. Les gens vont découvrir comment se fabrique un spectacle de l’intérieur, ce qui est assez risqué pour le chorégraphe, c’est une mise à nu.

 

Quelles sont les autres nouveautés de cette 23e édition ?

Cette année, nous avons voulu retrouver une unité de temps et de lieu, pour nous rassembler.  C’était une nécessité, avec tout ce qui se passe, les artistes aussi en ont besoin. Avant, nous étions plus dispersés à travers la ville, alors que là tout se passera entre la salle polyvalente et le jardin de l’Évêché, avec de belles surprises sur le parcours. De même, le festival se tient sur cinq jours consécutifs, et non sur deux week-ends comme les éditions précédentes. C’est aussi une façon de recréer une dynamique.

 

Est-ce qu’il y a un thème qui se dégage de la programmation ?

Je dirais qu’on retrouve dans chaque spectacle les préoccupations des citoyens du monde, tous les sujets qui nous posent question comme la guerre, l’intelligence artificielle... la transformation de l’humanité en somme.

 

Le festival marque pour vous la fin de la saison. Quel premier bilan tirez-vous ?

C’est la première fois que nous proposions comme ça des petits rendez-vous à différents endroits tout au long de l’année, en co-réalisation avec d’autres théâtres. Nous avons de bons retours, cela a permis au public de suivre ce que nous faisons et de découvrir de nouvelles choses en dehors du festival. En amenant les artistes au plus près des spectateurs, dans des petites villes, cela démystifie la création, ça rend les choses plus humaines et accessibles.

Mais c’est bien aussi pour nous de garder cet ancrage à Uzès avec le festival, où nous avons de nombreux partenariats. C’est important de garder ce temps fort.

 

Comment abordez-vous la saison prochaine ?

Nous débuterons avec une participation à la MiNuit Blanche fin septembre, nous animerons des ateliers au café social Amande & Co à la Toussaint, entre autres. Et nous préparons également un gros projet de résidence avec Pont-Saint-Esprit... Donc on peut dire que la Maison CDCN se porte bien !

 

Recueilli par Lise Gougis.

 

Au programme

- Mercredi 13 juin, à 19h30 au Belvédère, Thiago Granato présente «Trança», un solo très méditatif où toute l’émotion passe par une chorégraphie des mains.

À 22h au jardin de l’Évêché, «Endo» de David Wampach. En duo avec Tamar Shelef, le chorégraphe nous plonge dans une expérience à la fois puissante et jubilatoire.

- Jeudi 14 juin, à 19h30 à la salle de l’Ancien Évêché, «Treasured in the dark» de Thiago Granato. Dans ce second solo, l’artiste converse avec deux chorégraphes disparus, Lennie Dale et Tatsumie Hijikata, dont il s’est imprégné du travail.

À 22h au jardin de l’Évêché, «The Automated Sniper» de Julian Hetzel.

«Le chorégraphe interroge la violence et la guerre à travers ce spectacle participatif, en particulier l’utilisation de drones», explique Liliane Schaus.

- Vendredi 15 juin, à 19h30 à la salle de l’Ancien Évêché, Malika Djardi présente «3», un plongeon scénique dans l’univers cinématographique de la science-fiction. 

À 22h au jardin de l’évêché, «Nós, tupi or not tupi ?» de Fabrice Ramalingom. «C’est la rencontre entre un chorégraphe de danse contemporaine et trois danseurs brésiliens de hip-hop».

- Samedi 16 juin à 19h30, salle de l’Ancien Évêché, «Hoodie» d’Olivier Muller, qui mêle danse, action plastique et prise de parole.

À 22h au jardin de l’Évêché, «Pólis» d’Emmanuel Eggermont. «Il interroge notre rapport aux grandes villes».

- Dimanche 17 juin à 18h30, salle de l’Ancien Évêché, «Marvelous» de Bryan Campbell, un spectacle qui prend la forme d’une conférence sur la publicité et la mode, et la place qu’elles prennent dans notre société.

À 21h au jardin de l’Évêché, «Le jour de la bête» de Aina Alegre, une création à laquelle certaines fêtes, carnavals et rituels ont servi de point de départ.

À 22h30, salle de l’Ancien Évêché, Erwan Ha Kyoon Larcher présente une musique aussi ingénieuse qu’impulsive dans «Tout est beau» (Tarif : 5 €).

Carte blanche

David Wampach fait découvrir son processus de création tout au long du week-end sous le chapiteau installé à l’extrémité de la promenade des Marronniers et en extérieur.

Tarif unique pour chaque spectacle : 10 €. Réservation au 04 66 03 15 39 ou par mail location@lamaison-cdcn.fr

Infos : www.lamaison-cdcn.fr


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