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Les parkings d'Uzès font débat

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Économie


18/06/2018

Un changement de tarification sur les emplacements du boulevard a fait grincer des dents les résidents du centre-ville. Explications.

Le problème n’est pas nouveau mais il revient sur le devant de la scène uzétienne. C’est un fait, il est difficile et souvent onéreux de se garer en centre-ville.

Il faut dire que certains avaient peut-être pris de mauvaises habitudes. Depuis le 1er janvier, les PV de stationnement ont disparu pour faire place aux forfaits post‑stationnement (FPS). La société gestionnaire n’étant pas prête, la mairie avait fait le choix de ne pas verbaliser. Fin avril, des avertissements ont commencé à apparaître avant la mise en place effective des contraventions FPS dès le 24 avril. Il faut savoir que ces FPS à Uzès sont parmi les moins chers de France.  Mais pas toujours très clairs à  comprendre. S’il existe des solutions pour les visiteurs, avec une semi-gratuité d’une heure à une heure et demie suivant les parkings de surface, c’est souvent une vraie galère pour les riverains du centre-ville et les gens qui y travaillent...

Car tout le monde n’a pas forcément la mobilité nécessaire pour stationner en périphérie, là où c’est encore gratuit. Il faut généralement compter une dizaine de minutes au moins pour rejoindre le boulevard. Pas vraiment pratique lorsqu’on a des courses à porter ou des problèmes de mobilité, comme beaucoup de personnes âgées. L’affichage récent de la nouvelle tarification sur les parcmètres du boulevard a donc déclenché un tollé.

Relayée via des photos sur les réseaux sociaux - dont la page «Tu es d’Uzès si...» - cette nouvelle tarification a visiblement mis le feu aux poudres. Il est vrai que 12 € les 45 minutes et 17 € les 2h15, cela pose question...

En fait le stationnement est comme par le passé limité à 1/2 heure sur le boulevard et 2h ailleurs.  «Mais nous devons indiquer un prix en cas de dépassement», a précisé le maire d’Uzès, lors d’une conférence de presse convoquée en urgence lundi après-midi. En fait les tarifs indiqués correspondent au montant du FPS. Mais attention si vous payez pour 45 minutes, vous redevenez verbalisable dès la 46e et de nouveau toutes les 45 minutes sur le boulevard. Voilà qui peut coûter très cher. 

Jean‑Luc Chapon justifie ce choix par la « nécessité d’un turnover important pour répondre aux attentes des quelque 300 commerçants de la ville. On ne peut pas permettre que des places se transforment en garage». 

Il regrette cependant que l’affichage ne soit pas plus clair et aurait souhaité qu’il soit mieux indiqué que le stationnement effectif est limité à 2h et 30 minutes pour éviter les montants trop élevés. Il encourage également les visiteurs qui souhaiteraient rester plus longtemps à se rendre aux parkings de surface, gratuits durant 1h et 1h30.

Cela n’empêche pas plusieurs internautes de crier au scandale, voire au «racket» et redemandent des solutions adaptées : gratuité ou tarification spéciale pour les riverains et les travailleurs. 

Capucine - qui a publié les premières photos sur facebook - se réjouit de voir que l’alerte a été relayée. «C’était mon premier objectif, faire savoir ce qui se passe aux gens car beaucoup, dont de nombreux commerçants, n’étaient pas au courant».

La jeune femme connaît bien le problème. Elle habite en centre-ville et déplace sa voiture plusieurs fois par jour pour éviter les amendes car elle n’a pas les moyens de payer le parking. Or elle souffre de graves problèmes de dos, qui l’empêchent parfois de marcher. Elle est aussi excédée de devoir faire plusieurs fois le tour du boulevard pour trouver une place, dépensant du temps et du carburant au passage. «J’ai grandi à Uzès. Déjà dans les années 2000, on trouvait le stationnement trop cher, mais cela devient rédhibitoire, y compris pour les touristes. Le gérant d’une chambre d’hôtes se désolait de voir ses clients se lever aux aurores pour aller mettre des pièces dans le parcmètre».

Les moyens de paiement sont un autre sujet à polémique. Les horodateurs n’acceptent ni la carte bleue, ni les billets. Or qui dispose de 12 ou 17 € en monnaie ?

Capucine espère que la mobilisation va se poursuivre et que des solutions vont être mises en place. Elle évoque évidemment la gratuité en priorité, notamment parce que la population du centre-ville est vieillissante et peine donc à se garer un peu plus loin. Mais elle est ouverte aussi à des alternatives payantes : «des macarons pour les résidents, des abonnements privilégiés, y compris dans les parkings...»

Pourtant, même si Jean-Luc Chapon reconnaît les difficultés qui se posent aux riverains du centre-ville et aux travailleurs, le maire d’Uzès n’envisage pas d’alternatives pour le moment. 

Muriel Duny

 


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