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Accompagner les mineurs isolés

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Société


10/12/18

Le Comité citoyen pour l'accueil des réfugiés en Uzège vient en aide aux mineurs isolés.

Le Comité citoyen pour l’accueil des réfugiés en Uzège a été créé en septembre 2015, après l’appel du ministre Cazeneuve pour l’accueil de réfugiés dans les territoires volontaires. Constitué en association quelques mois plus tard, le Comité a rapidement réuni une centaine d’adhérents et ainsi pu préparer la venue, en 2016, d’un couple syrien et leurs enfants, à Blauzac. 

Après plusieurs années dans un camp de réfugiés au Liban, Ghaleb, Mirvat et leur famille ont trouvé la stabilité en Uzège. «Ils avaient pu être accueillis dans un appartement mis à disposition gratuitement par un particulier», se réjouit Odile Pernin-Vidal, qui était alors présidente du Comité. Aujourd’hui, ils  vivent dans un logement privé, «ils sont locataires autonomes». Les parents apprennent le français et Ghaleb cherche un emploi en lien avec la couture, qui était son travail en Syrie, avant que son univers s’écroule. «La grande fille, qui a maintenant 11 ans, est entrée au collège et s’était déjà bien intégrée à l’école de Blauzac», complète Ingrid Capellmann, ancienne vice-présidente. Très entourée par l’association, l’Université populaire et le corps enseignant, elle a appris le français, tout comme son petit frère, toujours à l’école.

«Désormais, le travail de notre association est plus de les accompagner quand ils en ont besoin», poursuit Ingrid Capellmann. En lien avec la municipalité de Montaren et son CCAS, «qui a été la seule de l’Uzège à avoir pris en charge une famille», rappelle Odile Pernin-Vidal, une seconde famille a été accueillie l’année dernière et logée par la commune. Mais les appels à l’accueil ont été arrêtés et l’association a dû évoluer.

L’action élargie

«Nous avons décidé d’apporter notre aide aux mineurs isolés qui arrivent en France sans aucune famille», annonce Marité Lecroisey, nouvelle présidente du Comité citoyen. Envoyés par les grands centres nationaux de l’Aide sociale à l’enfance, ces jeunes qui ont entre 16 et 18 ans sont répartis dans chaque département, «où ils doivent faire leurs papiers, suivre une formation ou construire un projet professionnel».

A Uzès, quinze jeunes sont scolarisés dans les deux lycées. Ils sont pris en charge par une délégation de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), en partenariat avec l’association Plurielles. Ils vivent seuls dans deux logements de l’ASE, ont un budget pour subvenir à leurs besoins et sont entourés d’assistantes sociales, conseillères économie sociale et familiale, etc. «L’aspect matériel est totalement géré, nous, nous voulons les parrainer pour tout ce qui est temps en dehors de l’école, présente la présidente. Il s’agit de les accompagner en apportant un soutien, en discutant et surtout en écoutant, mais aussi en leur proposant des sorties, de partager un repas et un peu d’attention... Un peu comme des grands-parents».

Le but est donc de combler le «gouffre affectif», qui touche la plupart de ces jeunes. «Beaucoup de précautions sont prises, ça ne se fait pas comme ça, nuance Odile Pernin-Vidal. Le parrainage est fait par l’intermédiaire de l’association Ados sans frontière, qui nous explique par exemple ce qu’on peut faire ou non». Il est prévu en binôme, «quatre sont déjà constitués, mais nous cherchons d’autres volontaires». L’appel à la solidarité est lancé. 

Infos par mail : accueilrefugiesuzege@gmail.com

 

Mathilde Roux


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