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La danse pour raviver son couple

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14/02/2019

Le compositeur argentin Enrique Santos Discépolo a dit que «le tango est une pensée triste qui se danse». Mais, sur la piste, ce qui saute aux yeux serait plutôt la relation passionnelle qui s’exprime entre deux personnes le temps de quelques pas de danse... Alors, pour mettre du piquant dans une vie de couple, pourquoi ne pas se lancer ensemble dans le tango ou autre danse à deux ?

Pour Sophie Hampartzoumian cela ne fait aucun doute : «La danse à deux permet de retrouver une complicité, un contact avec l’autre. C’est une autre forme de dialogue, un dialogue du corps». Professeure de tango, elle a lancé Tabou tango à Uzès en 2012, «au départ pour danser entre amis et puis, ça a fait son chemin et une réelle demande de cours est apparue». Aujourd’hui, avec son partenaire Christophe Clauzel, elle initie à cette danse argentine toujours plus d’amateurs.

«Il y a eu les années techno où tout le monde dansait seul, je pense que les gens sont lassés de ça. Nous vivons dans une société où on ne se touche pas, la danse permet autre chose». 

Et plus que n’importe quelle autre danse de couple, le tango impose un contact entre les partenaires. «Tout le haut du corps, poitrine, visage, est collé. Si on prend cette même posture à l’horizontal, ça pourrait suggérer autre chose...», sourit-elle. 

 

Confiance en soi 

En s’initiant au tango, «c’est d’abord de soi-même qu’on tombe amoureux, c’est une réconciliation personnelle. Moi par exemple, je sortais d’une rupture et j’avais besoin d’apprendre à (re)toucher un homme sans m’énerver !». Chez elle comme chez ses disciples, elle constate en premier lieu une prise de confiance : «J’ai retrouvé ma féminité. Les membres du cours changent progressivement, dans la tenue d’abord, en arborant peu à peu des robes, des chaussures à talon et pour les hommes des pantalons à pinces et des chemises plutôt que des jeans et des sweats. Puis dans l’attitude, car il y a ce jeu de séduction, ça fait du bien au moral. Les femmes se sentent plus sensuelles et les hommes deviennent des mâles, de vrais meneurs».

Si c’est souvent les femmes «qui traînent leurs maris», le cours accueille aussi beaucoup de personnes qui viennent seules. «Il y a même eu des couples qui se sont formés même si ce n’est pas le but premier». Car le tango implique de s’abandonner totalement dans les bras de son partenaire, le temps d’une danse. «C’est un peu contradictoire car on demande de se laisser aller tout en pratiquant une danse qui est en fait très codifiée». Une technique qui peut parfois entraîner quelques discordes entre les partenaires «mais après avoir réussi à réaliser quelques enchaînements c’est vraiment superbe».

Si elle n’irait pas jusqu’à comparer les danses de couple à une thérapie, Sophie Hampartzoumian estime que ça s’en approche car un lien se crée entre les deux danseurs sur la piste. «Le tango a une vraie connotation sensuelle, c’est une danse amoureuse. Il se passe des choses, c’est ce qu’il y a de magique dans le tango». Ensuite, aux danseurs de voir si cette fusion se poursuit après la dernière note...  

Un bal tango pour débutants

Si les paroles de Sophie Hampartzoumian vous ont donné envie de tester le tango avec votre partenaire pour pimenter votre vie de couple, ou si vous avez simplement envie de vous essayer à quelques pas de danses, Tabou Tango organise un bal des débutants quelques jours après la Saint-Valentin...

Dimanche 17 février, dès 15h, la salle Racine de la mairie d’Uzès se transforme en «milonga» pour un bal des débutants ouvert à tous et gratuit. «C’est un événement qui avait été lancé à Alès par l’association Boulevard du rock, rappelle la professeure de tango. Il n’existait plus depuis deux ans donc nous avons voulu le refaire vivre à Uzès». Une évidence pour celle qui, il y a dix ans, a participé à ce même bal pour la première fois. 

«L’idée est vraiment que les danseurs puissent accompagner les débutants. C’est ouvert à tout le monde, même ceux qui n’ont jamais esquissé un pas de tango». 

Dans une ambiance bonne enfant, chacun est invité à venir avec une garniture (confiture, chocolat) ou une boisson qui accompagneront les crêpes préparées par l’association.

«On n’est jamais trop vieux, trop petit, ou autre. On s’en fout le tango c’est pour tout le monde».

 

Tabou tango, contact Sophie Hampartzoumian : 06 62 70 06 77.

Des cours de salsa et de rock sont aussi dispensés, au club Coktail tonic, route de Nîmes, par l’association C’kiki danse, par Christophe Gravier : 06 51 52 70 44.


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