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Le Haras mise sur le mécénat

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02/05/2019

Le Haras national d’Uzès veille sur un trésor patrimonial : les voitures hippomobiles pour lesquelles les entreprises et particuliers peuvent contribuer.

Au cœur du Haras national d’Uzès se cache un trésor qui fait la fierté de tout le territoire. Les voitures hippomobiles, vestiges du passé, constituent un patrimoine exceptionnel. Dix-neuf modèles à Uzès, une centaine de plus stockées à Vers, une collection issue de toute la France, choyée par Philippe Roche, référent patrimoine du Haras, qui a créé un véritable fichier pour répertorier les différents véhicules.

Pour sauvegarder cet élément de la culture française, le Cercle de mécènes a été créé en 2014, sous l’impulsion de la Société des amis des haras nationaux et avec l’appui  de Jacques Gleyse, président de l’Association des entrepreneurs de l’Uzège Pont du Gard. Les entreprises qui y adhèrent participent, sous forme de dons, à la restauration des véhicules : sellerie, peintures intérieure et extérieure. «Rien que pour la selle, il y a plusieurs mois de travail», souligne Philippe Roche. «Le mécénat est différent du sponsoring, les contributeurs n’attendent pas de retour, rappelle Anne-Sophie Lauthier, directrice du Haras d’Uzès. L’idée est plutôt de soutenir un projet qui correspond aux valeurs de l’entreprise».

Six voitures sont encore à réhabiliter, pour un montant de 27 000€ hors peinture (soit 4 500€ de plus chacune). Alors, le Haras a décidé d’ouvrir le mécénat aux particuliers. «Cela permettra d’avancer plus vite», explique la directrice. 

Les dons des particuliers seront concentrés sur deux véhicules : l’Omnibus Lelorieux et le Tandem car. «Nous informerons de l’avancement de la restauration au fur et à mesure». Ces deux voitures emblématiques ont besoin de 5 000€ et 2 000€ de réparations. «Lelorieux était une fabrique qui exposait déjà à la Foire universelle de 1855. L’Omnibus servait à transporter les directeurs depuis la gare jusqu’aux haras. Ils ont été utilisés jusqu’aux années 1914-1920, moment de la démocratisation de l’automobile», raconte Philippe Roche. Le Tandem stationné au Haras est une réplique réalisée en 1991 à partir d’un modèle anglais. «On dit tandem parce que l’on y attelait deux chevaux, l’un devant l’autre, précise-t-il. Il n’y a que six modèles comme celui-ci dans les haras!».

Les voitures hippomobiles du Haras sont présentées lors des visites guidées organisées en été, ainsi que lors des Journées du patrimoine et du week-end des traditions. Mais l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) a choisi de compléter ce volet patrimoine par un aspect formation. Des cours ainsi qu’un atelier sellerie ont été lancés. «Les apprentis en sellerie sont donc associés au travail de restauration», confirme Anne-Sophie Lauthier. De quoi lier de manière constructive le passé à l’avenir.

Mathilde Roux

 


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