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L’Ombrière prend forme...

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Culture


4 juillet 2019

Le projet porté par la Communauté de communes Pays d’Uzès devrait être achevé début 2020. Une visite du chantier a été organisée vendredi 28 juin.

La délibération a été votée en février 2016 par le conseil communautaire : le centre culture L’Ombrière est en cours de construction pour un coût total de 5,8 millions, «dont 3,4 millions de subventions du Département du Gard, de la Région Occitanie et de l’État», a rappelé Jean-Luc Chapon, président de la CCPU. 

«C’est important de faire ce que l’on dit en politique, a lancé Denis Bouad, président du conseil départemental, qui soutien le projet dans le cadre du Pacte pour les Gardois. C’est un équipement culturel dont la CCPU avait besoin. Il va rayonner au-delà du département, le public viendra d’un périmètre très large. Il faut construire une programmation digne de ce nom». «Amener la culture partout sur le territoire est une priorité de la Région, a renchéri Fabrice Verdier, conseiller régional. Ce qui est intéressant ici, c’est que c’est un territoire au cœur du Gard où il manquait ce type d’équipement». Rappelant la période difficile pour les collectivités territoriales, il a souligné l’importance «d’être ambitieux, plutôt que de se recroqueviller. Ce sera un lieu de vivre ensemble, avec de grands moments de culture».

Un projet qui inspire Patrick Timsit

L’artiste Patrick Timsit, «venu en voisin», a relevé la «cohérence de ce projet. C’est ambitieux et non prétentieux. Il y aura du théâtre, de la danse, de la musique et pourquoi pas des avant-premières de film», a suggéré celui qui excelle dans plusieurs de ces domaines. «C’est un projet habile. Ce bâtiment s’intègrera parfaitement. Ça m’inspire». Il a décrit le centre culturel comme un «outil pour s’exprimer, qui cassera les frontières, accueillant autant un humoriste qu’un concert ou une troupe de théâtre».

L’estafette pour arpenter le territoire 

Ce rendez-vous a aussi été l’occasion de présenter en avant-première l’estafette de l’Ombrière ! «Elle circulera sur les 32 communes de la CCPU pour vendre des billets, informer, communiquer et faire des soirées insolites, a présenté Jean-Luc Chapon. Elle a coûté 75 000 € et servira de trait d’union». 

Un concept qui a séduit Patrick Timsit : «Les choses ont été bien pensées, adaptées à la région».

Un chantier «très technique»

La fin du chantier est prévue pour début 2020. Dix-neuf entreprises travaillent en ce moment sur place. La responsable du projet, Sandrine Charvet, de DE-SO architectes, le maître d’œuvre, a évoqué un chantier «très technique». «C’est un projet qui a une visée polyvalente, donc nous devons l’être aussi, pointe-t-elle. Nous avons fait appel à de nombreux bureaux d’études». 

Le terrain, en entrée de ville, impliquait une bonne visibilité du bâtiment, «nous n’avions donc pas besoin de faire un signe architectural fort. Cet équipement construit son propre paysage avec l’existence de grands arbres, qu’il a fallu protéger pour les travaux». L’architecte a aussi souligné l’avantage «d’un projet qui a déjà un programme. Tout avait été réfléchi et travaillé en amont. Nous nous sommes intégrés dans une dynamique déjà lancée».   

Bâtiment modulable

L’Ombrière pourra être divisée en deux salles séparées, le Foyer (250m2) et la Fabrique (420m2), qui peuvent être réunies en un seul grand espace. La cloison pourra donc être rétractée, la petite salle devient ainsi l’espace dédié à la scène et si les gradins sont rentrés, cette grande salle aura une capacité d’accueil de 1 380 personnes debout. 

Autour le «socle» réunira, à l’Est, les loges pour les artistes, et à l’Ouest, tout ce qui concerne l’accueil du public. «Un immense hall qui s’ouvrera sur le parvis extérieur où se trouvent la billetterie, les sanitaires, les vestiaires, le bar...». 

La fameuse «ombrière» est une marquise protectrice, en métal, qui formera une transition douce entre l’espace horizontal du parvis et les grandes hauteurs intérieures. «Ce sera un peu comme une pergola, elle se verra de la rue», précise Sandrine Charvet.

Matériaux dans l’air du temps

La façade de l’Ombrière est faite en préfabriqués de béton, couleur gris chaud, lisses ou sablés, «pour un fini plus net». Les plaques ont été placées à l’aide d’une grue, «malgré l’angoisse du mistral». Les menuiseries seront en aluminium. 

À l’intérieur, un plancher en bois noir lissé à l’hélicoptère occupera le sol ; les murs seront équipés d’un doublage acoustique. «Un grill a d’ores et déjà été installé au plafond, pour le son, la lumière... ainsi qu’une passerelle centrale. La régie occupera la partie du fond». 

Pour calculer le diamètre de la scène, les architectes ont suivi les normes exigées par les spectacles de danse, «qui sont les plus contraignantes». Elle est en bois pour assurer un meilleur confort aux artistes. Rendez-vous dans quelques mois ! 

Mathilde Roux

 


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