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La secrétaire d’État à Castillon

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Économie


Jeudi 18 juillet

Jeudi 11 juillet, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a passé la journée dans le Gard. Après le marché de Villeneuve-lès-Avignon et une table ronde avec des entrepreneurs aux Angles, elle a rencontré Valentin Goisbault, jeune apiculteur installé à Castillon-du-Gard.

Ce déplacement était consacré à « l’État qui écoute et protège ». C’est dans ce cadre-là qu’elle a échangé avec l’apiculteur sur la commercialisation du miel en France. Après un début en douceur avec la dégustation des produits de Valentin Goisbault, il a fait part de ses inquiétudes à la secrétaire d’État... « J’ai eu 5,5 tonnes en 2018, je ne suis qu’à 400 kg pour le moment cette année... Je m’attends à une baisse de 50 % à cause de la canicule, du dérèglement climatique, les coups de chaud, de froid, tout est déréglé ». Il a aussi évidemment évoqué les pesticides : « C’est une catastrophe. La reine en consomme également dans la gelée royale car elle est faite de pollen et de nectar. Et il y a le varroa et le frelon asiatique qui sont de vrais fléaux ».

Installé en 2017 à seulement 22 ans, il a eu sa première ruche à 13 ans  et en compte aujourd’hui 300. À Castillon, son exploitation est accolée au domaine viticole familial, qui souffre aussi cette année... « Les 5 hectares de vignes ont été détruits pour moitié à cause de la grêle. Et comme le miel, c’est pas ça non plus, c’est compliqué, soupire-t-il. J’arrive à rembourser mon crédit mais c’est difficile. J’envisage de faire un petit boulot cet hiver ou faire une saison en Australie ».  

Objectif transparence

Agnès Pannier-Runacher a affirmé l’intention du gouvernement de « rendre obligatoire l’étiquetage du miel dès janvier 2020. Il devra mentionner toutes ses origines. S’il ne contient qu’un pour cent de miel français, ce n’est pas du miel français. Les consommateurs ont besoin de savoir », a-t-elle insisté, rappelant aussi l’idée d’une application pour informer sur la traçabilité «sur le même principe que celle qui existe pour la valeur nutritionnelle».

La secrétaire d’État a évoqué une « concurrence déloyale » face aux réglementations environnementales notamment, qui peuvent être différentes selon les pays. « Il faut pouvoir guider le consommateur car le marketing est trompeur. Il faut une traçabilité des produits. Cela expliquerait que le miel français peut être plus cher car il est de plus grande qualité ».

Le jeune apiculteur a jugé ces annonces «très intéressantes» et n’a pas manqué d’avancer lui-même quelques suggestions. « Une mention "Non traçable" pourrait être créée? Des subventions pourraient être attribuées aux apiculteurs français pour promouvoir la traçabilité de leurs produits ». « Nous devons aller vers une amélioration de la situation, a conclu la secrétaire d’État. Nous souhaitons entrer dans une démarche pédagogique pour orienter le consommateur vers les produits tracés ».

Mathilde Roux


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