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Le lourd passé du Plan de l'Oume

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Histoire


Tout d’abord, rappelons quelques dates : Henri IV, élevé dans le foi calviniste, se convertit au catholicisme et est sacré roi de France en 1594 à Chartres. Il travaille à la pacification religieuse et signe en avril 1598 l’édit de Nantes : le catholicisme est religion d’Etat mais les protestants ont la liberté de conscience. 

 

Sous le règne d'Henri IV, la monarchie a retrouvé et accru sa puissance mais l'assassinat du roi en mai 1610 révèle la persistance d'une crise spirituelle profonde dont l'aboutissement sera la révocation de l'édit de Nantes en octobre 1685 par Louis XIV. 300.000 réformés quitteront la France affaiblissant sa puissance économique et son rayonnement intellectuel.
A noter que, dans le Midi protestant et particulièrement à Uzès : « les protestants sont largement majoritaires en 1598 et se sont peu à peu emparés de tous les rouages du pouvoir ».

Le premier temple protestant

« A partir de décembre 1567, les Uzétiens font construire leur premier temple dans l'ancienne rue de l'Olme Saint-Julien, au n° 4 de l'actuelle rue de la Ferté-Milon, c'est-à-dire en face de l'église Saint-Julien alors en ruine.(...) C'est une grande salle pareille à celle de Montpellier. Pour appeler aux offices on frappe à plusieurs reprises trois coups sur la grosse cloche ». (bulletin SHU n° 23)
Ce temple « mesurait 200 cannes (environ 800m2) et fut évalué 15.000 livres en 1685. Le prieur de Saint-Julien voulut faire fermer le temple sous prétexte que le chant des psaumes gênait « son service divin ». Le 22 octobre 1662, deux commissaires viennent à nouveau vérifier « si l'on entendait le bruit qui se fait dans le temple à l'église St Julien et pour voir la distance qu'il y a de l'église au temple ni ayant que la rue au milieu ». (...)
Le 8 décembre 1663 « les huguenots ont descendu la cloche qui était à leur temple et l'ont mise sur la tour de la vizete de M. Gardiol à un coin de la place jusqu'à ce qu'on leur aura permis de faire un clocher ».(...)Uzès réussit donc à maintenir l'exercice du culte malgré la menace très grave que fait peser l'accueil en juin 1680 de trois jeunes femmes « relaps » (ex protestantes) (...) A la suite d'une très longue procédure, dirigée personnellement par Mgr Poncet de la Rivière et aussi parce que les temps ont changé, ordre sera finalement donné de démolir le temple le 11 avril 1685 ». (bulletin SHU n° 31). Ce qui fut fait - on imagine dans quelle douleur et dans quel désespoir : les hommes chantaient des psaumes relayés par des femmes venues pleurer et se lamenter avec leurs enfants. Et juste avant la révocation de l'édit de Nantes.
Au cours des deux siècles suivants, des particuliers rachetèrent ce terrain et en construisirent une partie.

L'école catholique Saint-Firmin

Dès 1791, le monopole de l'enseignement confessionnel est ébranlé. Sous l'Empire, la priorité est la création et l'organisation de l'Université.
En 1833, la loi Guizot institue la liberté de l'enseignement primaire mais ni l'obligation, ni la gratuité, ni la laïcité. Il faudra attendre les lois de 1881 et de 1882 de Jules Ferry instituant une instruction primaire obligatoire, laïque et gratuite pour les enfants de 6 à 13 ans.
En 1904, une loi interdit l'enseignement à toutes les congrégations, les communes devant assurer la scolarisation de ces jeunes enfants. D'ailleurs, c'est le 14 février 1882 que le conseil municipal d'Uzès avait décidé la construction de l'actuel groupe scolaire Jean-Macé.

En 1904, cette situation affecte beaucoup les catholiques. Séraphin Leyris fait part à la Mairie et au Recteur d'Académie de son intention d'ouvrir une école sans internat à l'endroit où se trouvait le temple détruit en 1685. L'instituteur obtient de Jeanne de Parseval née d'Amoreux la location de ce bâtiment dont elle est propriétaire.. Ce sera l'école Saint-Firmin du nom du saint protecteur de notre cité dont les restes se trouvent à la cathédrale.. Henri de Parseval, fils de Jeanne, s'impliquera par la suite dans le fonctionnement des écoles confessionnelles uzétiennes. En 1922, il devient co-propriétaire de l'école privée Sainte-Anne.

C'est en 1976, que naît le collège Saint-Firmin devenu mixte avec 81 élèves. Les effectifs ne cessant d'augmenter, la délocalisation du collège est envisagée pendant une décennie et c'est, finalement, à Mayac où, en septembre 2009, a lieu la première rentrée dans un établissement fonctionnel mais limité à 245 élèves pour rester à taille humaine.

Monique Demerson


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