Ce champ est invalide

A la découverte du jardin médiéval

RSS

Site naturel


L'association In Situ s'occupe depuis près de quinze ans de préserver et d'embellir chaque année le jardin médiéval d'Uzès au pied des anciennes demeures des coseigneurs de la cité ducale.

Un lieu chargé d'histoire, de culture et d'anecdotes, qui a traversé le temps et de nombreuses époques avant de devenir aujourd'hui un incontournable de la visite du patrimoine uzétien. Au bout de l'impasse Port Royal se trouve l'entrée du Jardin médiéval d'Uzès : enceinte d'époque, mur en vieilles pierres et grande grille en fer, par laquelle on pénétrait dans l'ancien château d'Elzéar III, vendu par suite à Charles VIII de Valois, roi de France en 1493.
Un haut lieu historique, culturel et religieux qui a traversé depuis sa création, à l'époque moyenâgeuse, de nombreuses époques (de la royauté à la Révolution) avec à chaque fois et pour chaque nouveau propriétaire des lieux, une nouvelle vocation et des modifications architecturales. Aujourd'hui, bâtiments, cours et jardins situés au pied des tours du Roi et de l'Évêque sont toujours la proprité de la municipalité, mais l'ensemble est géré et entretenu par l'association In Situ.


LA NAISSANCE DU  JARDIN MEDIEVAL


«  En 1995, les lieux étaient pratiquement abandonnés, se souvient Charles Olmière, actuel président de l'association, et servaient d'ateliers municipaux ».
Lui même a participé en tant qu'adjoint aux travaux, au grand nettoyage des lieux lancé par la mairie il y a 23 ans, . «  Au début, il était question d'en faire une maison de la culture pour les jeunes, explique-t-il, mais comme le bâtiment est classé, il nous était interdit de faire des travaux. L'Office de la culture a donc réfléchi à la vocation du lieu et a décidé à l'époque d'associer le végétal et l'esprit médiéval du lieu  » : ce fût la naissance du Jardin médiéval.
D'abord géré par l'Office de la culture, il passe entre les mains de l'association In Situ quand ce fût devenu « trop compliqué ». Cette dernière entretient les salles et jardins et les ouvre au public. Depuis, ses trois salariés contribuent à « faire en sorte que les Uzétiens retrouvent ce patrimoine chargé d'histoire qu'ils ne connaissent pas et se l'approprient ». Pour cela, l'association réalise chaque année des travaux, propose des expositions et des animations dans l'enceinte du jardin pour rendre la visite plus agréble et valoriser ce petit bijou sauvegardé du passé.


A TRAVERS LE TEMPS


Lorsqu'il parle d'histoire, et plus particulièrement de celle du jardin, Charles Olmières est intarissable. À chaque pièce, salle ou recoin de la cour, son histoire.
«  Au 12e siècle, la seigneurie d'Uzès se partage, explique-t-il, un côté donnera naissance au château du duc, et l'autre sera partagé en deux : une partie achetée par les évêques, et l'autre par le roi ». D'où les trois tours du Duc, du Roi et de l'Évêque, symboles des trois pouvoirs à Uzès.
Le lieu va ensuite se modifier au fil des époques qu'il traverse et des usages qui en sont faits. Ça et là, on retrouve les détails qui laissent deviner les différentes architectures qui se succèdent, comme des fentes de jour, des vitraux, des inscriptions gothiques ou encore des vieilles portes : «  les évêques vont faire de ce lieu un tribunal de la temporalité (où l'on traite des délits civils). Puis il y aura des prisons pour femmes, une pistole (sorte de prison pour VIP), puis un lieu de culte à l'instauration de la République (1850). Mais il reste des mystères autour de ses tours  », ajoute-t-il.


Pour tenter de les résoudre, l'association réalise aussi un difficile travail de recherche historique dans les documents d'archives communales (depuis la Révolution), départementales (des évêques) et régionales (du roi). Un travail qui a permis à Nicole Beaumont, bénévole, de réaliser un «  conservatoire des plantes du Moyen-Âge  », constitué de plantes médicinales et ornementales utilisées à l'époque comme «  les roses trémières et les lys, fleurs de la vierge  », les plantes aquatiques (nénuphars), alimentaires (choux, salades, plantes aromatiques) ou industrielles (pour le tissage ou la teinture). Le tout avec «  une ouverture sur la flore locale, que les visiteurs ne connaissent pas toujours  », précise-t-elle, avec un verger, des lavandes ou encore un «  carré de céréales  ».


MOTIVATION


Aujourd'hui, In Situ est fière de dire qu'elle s'est toujours débrouillée sans aides financières conséquentes. «  La mairie nous confie les lieux et aide à l'entretien  », précise Charles Olmière. Une situation qui, il l'avoue, «  devient aujourd'hui de plus en plus difficile  ». Malgré tout, il souhaite que l''association vive de ses propres revenus («  pas d'assistanat  »).
Et pour cela, l'équipe reste motivée et propose en plus des visites des animations pour les scolaires et des expositions (notamment dans la salle où est venu Louis XIII pour préparer la paix entre catholiques et protestants).

Aurélia Grinand


Pas de commentaires pour l'instant


Laisser un commentaire

Ce commentaire sera validé par la rédaction avant sa mise en ligne. Tous propos injurieux diffamants et racistes seront bannis du site.

» Faire un commentaire


Publier une annonce

Particuliers, sociétés
Cliquez ici


Professionnels : Avocats, notaires, experts, comptables
Cliquez ici

Lien Themisia
Ce champ est invalide

Rédigez votre petite annonce en ligne, Lire la suite

Déposez votre email ci-dessous

Ce champ est invalide