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Ces entreprises de classe mondiale (3/4) : Pichon, l'excellence uzétienne

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Savoir-Faire


Un jour, quelqu'un lui a dit : « ce n'est pas du sang que tu as dans les veines, c'est de l'argile ». Un constat que Christophe Pichon a pris comme un compliment. Il faut dire que le patron des céramiques du même nom ne compte pas son temps pour continuer à faire briller l'illustre entreprise familiale. Une institution qui a vu le jour à Uzès il y a plus de 200 ans.

Les céramiques Pichon s'exportent dans le monde entier : États-Unis, Japon, Australie... La clientèle est surtout étangère. Un nouveau marché prometteur va bientôt s'ouvrir en Russie. « Nous avons même un client en Chine, c'est le monde à l'envers », s'amuse Christophe Pichon.

À l'heure des délocalisations massives, l'entrepreneur a fait du « made in France » une de ses forces. Cette mention orne d'ailleurs chacune de ses créations, avec la précision « fait main ». Un autre atout. « Ici, nous faisons de la vaisselle haut de gamme. Nos vrais clients reconnaissent nos créations au premier coup d'œil. En France, on met peut-être plus longtemps que dans les autres pays, mais on a du savoir-faire ».
Il se souvient d'une commande qui est restée dans les annales, il y a dix ans. Un client des Émirats Arabes Unis lui a demandé de quoi agrémenter en vaisselle sa « modeste » demeure. « L'une de ses salles à manger comprenait 500 couverts ! Nous avons dû fabriquer 11 000 pièces en trois mois ». Lorsque Christophe Pichon a repris la suite de son père, il existait 11 services de table. Trois de plus ont vu le jour entre ses mains, de 21 couleurs différentes. « Mais on vient chez Pichon pour le traditionnel. Il n'y a que les modes qui se démodent».

Patrimoine vivant

Les céramiques Pichon ont obtenu en 2008 le label Entreprises du Patrimoine Vivant, décerné au niveau national par le ministère de la Culture. Seules trois entreprises dans le Gard - dont deux à Uzès, avec le bijoutier Aïchelé - en bénéficient. Une pièce est même dédiée au savoir-faire familial au musée Georges Borias d'Uzès. Pourtant,

Christophe Pichon explique qu'il ne fait « que perpétuer ce qu'on m'a donné ». Il représente la septième génération d'une affaire qui s'est toujours transmise de père en fils. Reste donc le délicat problème de la succession, lorsque l'heure de la retraite sera venue. Étonnamment, l'Uzètien âgé de 47 ans confie : « ma meilleure des retraites, ce serait que mes enfants ne prennent pas ma suite, car je me sentirais toujours obligé de les aider, comme le fait ma mère pour moi actuellement. Mais si mon fils ou ma fille reprend la suite, ce sera bien sûr avec joie ». Pour l'heure, c'est sa fille qui semble le plus intéressée par ce que fait papa... Ce serait une première dans l'histoire des Pichon.

Christophe Gazzano


Commentaires

14/02/2013 » PICHON
Auteur : Pautex. Henri
Je retrouve par votre journal ce nom de ma jeunesse avec un énorme plaisir. En 1935 , la maison familliale , route d'Alais, était très proche de l'atelier de céramique. Devenu 'grand ', j'ai pu trouver une corbeille torsadée de cette couleur jaune unique, que je garde précieusement . Merci à vous et à monsieur Pichon pour la pérénité de son œuvre et la beauté de certaines pièces. Un vieill Uzétien exilé.

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