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Édouard Elias, un St-Quentinois otage en Syrie

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Le 6 septembre dernier, les deux journalistes français retenus en Syrie ont achevé leur troisième mois de captivité. Pour montrer que le public ne les oublie pas, une mobilisation nationale a été organisée dans tout le pays. Un hommage qui trouve une résonance particulière en Uzège puisqu'Édouard Élias, un des deux otages, est originaire de Saint-Quentin-la-Poterie.

Si les proches d'Édouard Élias se veulent plus que discrets, ils se sentent néanmoins très entourés dans l'épreuve et confient que les derniers éléments d'information leur laissent espérer que le jeune homme et son confrère Didier François étaient toujours en vie le 15 août dernier.

On ne peut en effet parler de l'un sans parler de l'autre tant les destins des deux journalistes français retenus en otages en Syrie sont étroitement liés. Il y a trois mois aujourd'hui qu'ils sont captifs, sans que quiconque sache vraiment qui les retient. Sont-ce les rebelles qui souhaitent renverser le pouvoir en place ou au contraire les proches du régime ? Impossible de se prononcer.

La présence des deux journalistes en Syrie complique sans doute aussi la tâche du gouvernement, qui doit actuellement se prononcer sur une éventuelle intervention militaire en Syrie, après que le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault ait dévoilé des preuves de l'utilisation le 21 août dernier d'armes chimiques par le pouvoir en place. Suivant les ravisseurs, les conséquences de cette intervention pourraient s'avérer dramatiques pour les otages.

Devoir d'information

Une chose est sûre, ce qui unit les deux hommes, c'est leur passion pour leur métier et une certaine vision du journalisme. Tous deux risquent actuellement leur vie au nom du devoir d'information.
Bernard-Henri Lévy, dans une tribune consacrée aux deux otages en juillet dans le magazine Le Point, expliquait ainsi que, pour Didier François, son ami de longue date, ce métier est avant tout « un sacerdoce, une école d'objectivité et de sagesse, exigeant de celui qui en franchit le seuil qu'il se défasse de ses engagements, oublie ses propres convictions et ne reconnaisse d'autres lois que celle des faits ». Et même s'il ne le connaît pas personnellement, le philosophe n'oublie pas de saluer également le travail d'Édouard Élias, jeune photographe de 22 ans, dont les photos sont « parmi les plus saisissantes de la Syrie martyre ».

La reconnaissance de ses pairs

Il est vrai que le photo-reporter, malgré sa jeunesse, s'est déjà fait un nom dans la profession. Il faut dire que la passion de la photographie l'habite depuis de très nombreuses années. Son ancien directeur à l'école Sup de Co de Montpellier se souvient même de l'avoir toujours vu avec un appareil-photo sur lui, « c'est pour la photo qu'il a quitté notre établissement », soulignait Didier Jourdan dans un témoignage de début juin à nos confrères de Midi Libre.

Sa connaissance du Moyen-Orient est aussi un atout. N'a-t-il pas vécu dix ans en Égypte où son père travaillait ? Il comprend parfaitement l'arabe et l'anglais, ce qui constitue un atout indéniable pour couvrir les événements syriens.

L'enfant du pays

Mais, pour les Uzégeois, Édouard Élias reste avant tout l'enfant du pays. Celui qui a fait toute sa scolarité au lycée Charles Gide d'Uzès, où de nombreux camarades se souviennent de lui. L'annonce de son enlèvement début juin avait d'ailleurs suscité une vive émotion. De très nombreux soutiens se sont manifestés auprès de la famille d'Édouard et du comité de soutien créé pour lui et Didier François et présidé par Florence Aubenas, elle-même ex-otage en Irak.

C'est d'ailleurs ce comité de soutien, accompagné de l'association Reporters sans frontières, qui est à l'initiative de la journée de mobilisation du vendredi 6 septembre dans toute la France. Il dénonce « cette infraction flagrante à la résolution 1738 du Conseil de sécurité de l'ONU et à la troisième convention de Genève ».
En Syrie, le nombre de journalistes enlevés ou portés disparus ne cesse d'augmenter. Pour ces otages, ils appellent à la mobilisation la plus large. « L'information est un droit, pour nous, pour eux, et pour toutes les victimes du conflit syrien. Parce que leur liberté, c'est aussi la nôtre. Signez ! »

www.otagesensyrie.org

Muriel Duny


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