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Le problème est connu depuis de nombreuses années : le Pont du Gard, qui accueille chaque année plus d'un million de visiteurs, n'a pas suffisamment de chambres d'hôtels alentour pour permettre aux touristes de rester quelques jours sur notre territoire. Mais des projets commencent à émerger...

 

Un quatre étoiles d'utilité publique. C'est en ces termes forts - un peu trop au goût de certains acteurs locaux - qu'a été présentée à la presse pour la pose de la première pierre, la future résidence de tourisme et d'affaires du Pont du Gard, qui verra le jour sur l'avenue du même nom.

À l'origine de ce projet dont la première tranche, de 76 appartements, devrait sortir de terre l'été prochain : le groupe de BTP Cardinal, basé à Rennes et le groupe lyonnais Apodiss, spécialiste de la promotion de résidences gérées et d'hôtels haut de gamme. La commercialisation de cette résidence sera confiée au groupe Terrésens, qui s'associe au groupe de tourisme MMV (Mer Montagne Vacances), pour la gérer.

Que pourra-t-on trouver à quelques centaines de mètres de la rive droite du Pont du Gard d'ici quelques mois ? 130 appartements, allant du T1 au T3, conçus pour être modulables. Les 87  premiers appartements pourront se transformer, si besoin, en 140 chambres avec sanitaires et accès indépendants. Cette résidence sera donc gérée comme un hôtel et proposera « un ensemble de prestations haut de gamme, communiquent les promoteurs. Restauration, animation, club enfants, espace aquatique, spa ou encore terrain multisports ».

Pour Gérard Pédro, maire de Remoulins, commune sur laquelle est construit le projet, il s'agit d'un « début de solution » au manque cruel d'hébergement à proximité immédiate du Pont du Gard. « Mais il s'agit d'une résidence de tourisme, pas d'un hôtel ». Reste que, comme l'a souligné l'édile dans son discours, cette construction ambitieuse a l'avantage de faire disparaître « une friche industrielle ». « Il y avait sur ce site une usine de fabrication de poteaux en bétons pour EDF ».

Difficultés

Le permis de construire n'a pas été facile à obtenir, le territoire étant soumis à de nombreuses contraintes. Mais ce n'est pas la seule difficulté qu'ont eu à braver les initiateurs du projet. Pour Jean-Michel Porte, président du groupe Apodiss, « cela a été une opération difficile à monter. Vendre de l'immobilier en général, c'est compliqué, même quand il y a de la défiscalisation. Mais en 35 ans de métier, c'est la première fois que je lance une opération sans soutien bancaire ».

« C'est une réussite de commercialisation », s'est félicité Géraud Cornillon, président de Terrésens. La première tranche a été commercialisée à 75 %. Des Américains, des Belges, des Anglais et... des Français, se sont déjà portés acquéreurs. « Mais nous n'avons pas encore vendu d'appartements à des locaux. On investit souvent loin de chez nous, alors qu'il s'agit ici d'un projet pertinent, fiscalement intéressant ».
Si vous êtes intéressés, il vous en coûtera 3 630 € HT du m2 pour un appartement seul, hors parking, hors mobilier.

Une seconde tranche sera achevée en 2015, avec 54 lots, pour atteindre donc, au final, les 130 appartements. La résidence de tourisme et d'affaires du Pont du Gard s'inscrit également dans une démarche de développement durable à travers la certification BBC (Bâtiment Basse Consommation), l'éco label EU et la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). Le but étant également d'arriver à maîtriser les futures charges de gestion.
Christophe Gazzano


À la recherche d'investisseurs

Une situation paradoxale. C'est ce qu'on peut penser à l'écoute de l'histoire de David Liégeois, gérant du restaurant Le jardin de la gare, à l'entrée de Vers-Pont-du-Gard. Alors que le territoire crie famine en matière de chambres d'hôtel et peine à trouver des terrains adéquats, ce jeune patron a un projet qui va dans ce sens mais a du mal à le faire aboutir.

David Liégeois nourrit depuis son arrivée ici il y a trois  ans l'envie de construire un hôtel, en continuité de son restaurant, sur un terrain de 1 200 m2. « J'ai déposé un permis de construire, qui m'a été accordé il y a un an et demi pour un hôtel de 39 chambres en R+1, de catégorie trois étoiles. C'est un secteur bien placé, entre Uzès et le Pont du Gard, qui va être amené à se développer ». Problème, il ne trouve pas de financement. Or, un projet de cette envergure nécessite un investissement d'environ deux millions d'euros. « L'argent, c'est le nerf de la guerre... ».

Les banques freinent des quatre fers du moment que le porteur de projet ne met pas sur la table 30 à 40 % d'apport personnel. Et les chaînes hôtelières sont en recherche d'hôtels de plus grande capacité, de minimum 60 chambres, « avec des critères très particuliers : en centre ville, en sortie d'autoroute, à côté d'une gare... Ou alors, elles sont d'accord pour l'utilisation de leur marque, à condition que le projet soit déjà financé ».
Il faudrait donc trouver un investisseur ou un partenaire. « C'est du patrimoine, avec un retour sur investissement rapide, intéressant également du point de vue de la défiscalisation ».
David Liégeois envisage même de vendre la parcelle de terrain prévue pour l'hôtel, si cela peut faire aboutir le projet. Il ne souhaite qu'une chose aujourd'hui : « que le permis déposé aille jusqu'au bout ». L'appel est lancé.
Infos : 04 66 03 40 67.


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