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Réunion de crise autour du cinéma Le Capitole

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Depuis que la municipalité d'Uzès a décidé de baisser de 10 000 € la subvention allouée au cinéma Le Capitole, sa directrice, Michèle Berrebi, organise la contre-attaque. Une conférence de presse est programmée jeudi 26 juin, à 20h30, au cinéma Le Capitole. Elle est ouverte à tous.

Encore sous le choc de la nouvelle de la baisse de subvention municipale attribuée au cinéma Le Capitole (35 000 € au lieu de 45 000 €), l'association Les amis du cinéma a convié la directrice de l'établissement uzétien Michèle Berrebi à venir s'exprimer devant les adhérents.

C'était le 19 mai dernier, dans une salle des commissions de la mairie remplie à bloc, pour une assemblée générale extraordinaire élargie.
Comme l'a rappelé le président Guy Crespy, « notre association a été mise en sommeil, mais ses adhérents restent éveillés ». Tous ne comprennent toujours pas la raison de cette baisse. Raison politique ? Cela ne sera évoqué qu'à demi-mot au cours de la rencontre. Lors du dernier conseil municipal, le maire Jean-Luc Chapon avait mis en avant la bonne santé financière du cinéma pour expliquer sa décision. Michèle Berrebi a rappelé que la situation n'est pas si simple. Si le cinéma est tel qu'il est aujourd'hui, c'est en raison des 922 000 € qui ont été injectés ces dernières années. « 650 000 € ont été versés par le CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée) et 180 000 € sur mes fonds propres ». Michèle Berrebi a également eu recours à trois prêts. Enfin, « cela fait sept ans que je n'ai pas de salaire. Mais c'est un choix. Je ne provisionne pas mes salaires pour ne pas avoir de bilan négatif auprès des banques ».

La directrice du cinéma a souligné que depuis qu'elle a repris Le Capitole, les subventions municipales n'ont pas évolué et ont même baissé. Les deux emplois aidés dont elle bénéficiait par le biais de la mairie ont été supprimés. Soit, selon ses calculs, 30 000 € supplémentaires à sortir des caisses pour rémunérer les deux emplois qu'elle a dû créer. « À l'époque, je n'ai pas cru bon d'en faire tout un plat car je m'en sortais ».

Mais les 10 000 € de subvention en moins changent la donne. « Cela peut présenter un vrai risque pour le fonctionnement du cinéma ». Michèle Berrebi n'a pas compris la polémique suscité par la présence d'un bar à soupes dans son cinéma ce qui valu au maire de qualifier Le Capitole de « restaurant ». « Les cinémas de Nîmes ou d'Avignon proposent de la petite restauration et cela ne pose aucun problème... », a cité Michèle Berrebi. Et d'ajouter : « c'est le bar à soupes qui subventionne le cinéma et non l'inverse. Les bénéfices réalisés ne sortent pas du cinéma ».

Les échanges entre la directrice et les membres des Amis du cinéma ont permis à chacun de prendre conscience ce soir-là que le temps est désormais compté. Michèle Berrebi, 71 ans, souhaite poursuivre son activité encore quatre ou cinq ans au maximum, avant de prendre une retraite définitive. Se posera ensuite la question de la reprise du cinéma. Mais qui voudra d'un établissement exsangue financièrement ? Car c'est bien le risque encouru si la subvention municipale continue de baisser. « Le risque majeur, c'est qu'il n'y ait plus de cinéma à Uzès... », selon Michèle Berrebi.

Christophe Gazzano


Commentaires

01/07/2014 » Pour le cinéma ...
Auteur : Dominique CLARET
Nos élus vont nous montrer qu'il sont intelligents et qu'ils ont du coeur. Ils voteront un complément de subvention substantiel au budget supplémentaire en septembre !

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