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Michèle Berrebi : l’amour du septième art

Michèle Berrebi, femme d'affaire reconnue dans les sphères parisiennes, a acompli une sacrée reconversion en sauvant le cinéma d'Uzès et en le rendant aux Uzétiens. Retour sur une belle aventure.

Dans son autre vie, celle d’avant le rachat du cinéma le Capitole d’Uzès, Michèle Berrebi était une femme d’affaire parisienne qui possédait trois restaurants prestigieux dans la capitale.

Une expérience inimaginable

L’aventure uzétienne débute lorsque, au détour d’un séjour en Uzège, dans la maison familiale de Saint-Quentin-la-Poterie, Michèle Berrebi est interpellée par le sort tragique réservé au petit cinéma d’Uzès. 
« C’est Mme Bouyala qui, en 2007, me parle du cinéma qui va fermer et me décrit l’immense soutien des Uzétiens, les manifestations qui réunissent 600 personnes pour la sauvegarde du cinéma. Un fait rarissime. Elle m’incite à reprendre le flambeau et j’ai eu envie de tenter cette expérience incroyable », se souvient-elle.  
À sa grande surprise, son mari, spécialiste du Moyen-Orient, directeur du département français du Moyen-Orient durant 35 ans et ambassadeur décide de quitter Paris pour se consacrer à l’écriture d’un livre dans ce « havre de paix » uzégeois.  
« J’aimais beaucoup venir à Uzès et j’avais envie d’une reconversion. Gérer une entreprise est quelque chose qui, au bout d’un certain temps, fini par devenir routinier, ça ronronne. Ce qui n’est pas acquis avec le cinéma. Je me suis donc jetée dans ce projet, pas convaincue du tout. À mon âge, repartir à zéro...». 
Aujourd’hui, la nouvelle propriétaire de ce bijou uzétien repense à cette expérience : « c’est une grâce, dit-elle, j’étais cinéphile comme tout un chacun, mais les mécanismes de fonctionnement d’un cinéma m’étaient étrangers. Je me levais à 5 heures du matin pour essayer de comprendre les textes que m’envoyais le CNC (Centre national de la cinématographie) ». Dans ce nouveau métier, pas de lassitude. Michèle Berrebi met un point d’honneur à répondre à la demande des Uzétiens qui, de leur côté, « répondent chaque fois spontanément à toutes les manifestations ». 

Confiance mutuelle

Un encouragement mutuel, « une motivation incroyable » qu’elle puise chez les spectateurs jusqu’à arriver à une « harmonie » : un vrai climat de confiance. « Aujourd’hui, les gens adhèrent à toutes les manifestations. Ils se disent que ça ne peut pas être complètement mauvais. C’est ce soutien qui me pousse ».
Arrivée à Uzès sans prétention, Michèle Berrebi a renoncé à deux de ses restaurants parisiens pour se consacrer au cinéma d’Uzès et convaincre des distributeurs et les spectateurs. « Je suis partout : à la caisse dans les salles, au bar. J’ai tâté le terrain pendant des mois pour connaître les attentes des gens, dans la peur de «ghettoiser» le cinéma ». Depuis, la femme d’affaires reconvertie a réalisé de nombreux travaux, propose régulièrement des animations à destination d’un public le plus large possible tout en recherchant des créations ou des artistes peu connus. Une volonté qui porte ses fruits puisque le cinéma d’Uzès s’est trouvé de nouveaux fidèles, le cinéma de Remoulins a repris vie et un accord vient d’être passé avec le maire de Vallabrix pour mettre en place des navettes le week-end pour que aux jeunes de se rendre au cinéma.

Aurélia Grinand

 

Commentaires

14/09/2010 » des hommes des dieux
Auteur : chantal szmukler estienne
merci merci je crois que ma prise de decision de m installer à Flaux ; seule, pendant que mon mari travaille encore à paris aurait été très difficile sans la présence de ce cinema qui en plus, propose un lieu de rencontre et des films très récents, je n'ai pas perdu mes repères, et j'ai bcp de plaisir à voir des films remarquables à 16 h, en plein soleil dehors, plutot que de me trainer au wepler dans une foule glauque et anonyme à paris par un temps instable et une violence tjrs latente à paris merci encore chantal szmukler estienne
28/07/2009 » Mme Berrebi
Auteur : laurent orjol
la Municipalité mesure effectivement la chance qu'elle a le travail de Mme Berrebi conforte les élus uzétiens dans leur choix d'aider le cinéma depuis plus de 20 ans au travers d'une subvention de 50 000 euros en 2009 et justifie l'effort fait de plus de 300 000 euros pour la création de la sortie de secours il est à regretter cependant que seule la commune d'Uzès participe à la défense du cinéma, les communes de la CCU n'étant visiblement pas concernées
23/07/2009 » Mme Berrebi
Auteur : Symone Davidian
Mille bravos et mercis à Madame Michèle Berrebi pour sa magnifique action en faveur d'un cinéma de qualité à Uzès. Nous sommes émerveillés de voir que le film rare "Departures" est programmé à Uzès en ce mois de juillet, alors que nos amis lillois ne peuvent le voir, et que même à Paris il se fait rare. Ce n'est qu'un exemple des petits miracles que nous fait partager l'exceptionnel Cinema d'Uzes. Chapeau donc à cette grande dame. Si elle ne l'est déjà, Mme Berrebi mérite une décoration au titre des Arts et des Lettres. La municipalité doit mesurer la chance et la richesse que représente la présence de tels citoyens (nes) dans ses murs. A bon entendeur...

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