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Un électron libre qui vogue gaiement avec passion

Qui n'a jamais rêvé étant enfant de partir vers l'horizon à bord d'un grand et beau voilier ? D'une certaine manière, Yves Fouque y est arrivé : avec sa collection de bateaux plus vrais que nature, il vogue aujourd'hui sur sa passion. Rencontre.

Comme tous les jeunes de son âge, Yves Fouque rêvait de bateaux, d'horizons lointains et d'aventures extraordinaires. Déjà petit, cet Uzétien de souche faisait des maquettes en plastique.
Mais à Uzès, et dans le Gard, coincé entre la mer et la montagne, un seul port en vue : le Grau-du-Roi. Pas de quoi faire rêver un amoureux de la marine. Mais cela n'a guère d'importance pour Yves qui trouve tout ce qu'il y a à savoir sur les bateaux, leur histoire et leur évolution à travers les siècles dans son importante bibliothèque. De l'ethnologie, l'histoire de la marine, tout ce qui touche de près ou de loin aux bateaux intéresse forcément Yves. « Connaître ce monde permet d'ajouter au réalisme de la maquette, et cela m'intéresse personnellement de connaître la vie des gens à cette époque et dans ces régions ».


Souvenirs d'enfance.

 « À 30 ans, la vie m'a joué un sale tour bloqué à la maison pendant un an, explique-t-il, il fallait alors s'occuper et de vieux souvenirs me sont revenus. C'est comme ça que je me suis remis à la maquette de bateau ». Mais pas de n'importe quel rafiot. Yves, comme tout passionné digne de ce nom, est très sélectif  : ce sont obligatoirement des bateaux français, sans moteur (époque 18e/19e siècles), « pas des bateaux de guerre » mais ce qu'il appelle « des bateaux de travail » (bateau-moulin ou bateau-lavoir, bateau de pêche ou de transport de marchandises).

Astuces du professionnel

Après avoir mis les plans à l'échelle, le bateau est ensuite monté « comme un squelette » avec des morceaux de bois très souples. Il se souvient encore de sa première maquette, « un petit bateau de pêche hollandais du 18e réalisé avec du matériel de récupération (des chutes de contreplaqué, des pics à brochettes pour les vergues, de vieux draps de grand-mère pour les voiles ou de la gaze pour imiter les filets ». Des astuces qui viennent - la pratique aidant - faciliter le travail créatif qui accompagne le montage de la maquette en elle-même. Le plus étonnant est peut-être les petits personnages mis en situation sur les bateaux.
« Ce sont de petits soldats en plastique, des jouets d'enfant, explique-t-il. Je les fait fondre pour leur donner la posture qui me convient ; avec un scalpel je retire les armes et avec du papier je les habille en fonction de leur destination ». Ainsi, des GI sont transformés en marin, en pêcheur ou en femme (une aide précieuse car sur certains bateaux comme les péniches ou les bacs, ce sont elles et leurs enfants qui tractaient le bateau depuis les berges ou ramaient pour rejoindre l'autre bord).


Après des années de recherche et de montage, d'expositions pour les clubs de modélisme de la région ou lors du grand rassemblement de bateaux de Brest, Yves n'a toujours pas fait le tour de tout ce qui existait en la matière. Au fil de « rencontres précieuses » (de vrais marins), il améliore ses maquettes. Aujourd'hui, c'est sur une barque du Léman (transport de pierres et de bois) qu'il travaille, en « électron libre » comme il préfère. « Je ne sais si j'aurais pu être marin, dit-il, c'est un métier très difficile. Pour moi cela restera dans le domaine du rêve ».

Aurélia Grinand

 


 

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