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Jérôme Fortès donne une nouvelle vie aux objets du quotidien

Jérôme Fortès est un passionné d’un genre particulier : il crée à partir d’objets du quotidien. Pour lui, la récup’ est tout un art, la base à partir de laquelle il invente un nouvel objet pour lui redonner vie. 

S'il fallait qualifier Jérôme Fortès, le mot le plus approprié serait « récupophyle » : un vrai maniaque de la récup'.
Chez lui, à Saint-Victor-des-Oules, il a créé en deux ans pas moins d'une centaine de « sujets » comme il les appelle, qui apportent une touche particulière à son jardin. Ici un guéridon qui n'est autre qu'un tambour de voiture, là une famille de tortues en casseroles et un peu plus loin un personnage articulé fabriqué avec des ventilateurs démantibulés.
« Je fais de l'assemblage avec n'importe quoi, explique Jérôme Fortès, j'ai trente ans de bricolage derrière moi alors je vois tout de suite quoi faire avec l'objet. Par exemple, ce pot à eau sera un éléphant, et dans ce petit plat, je vois bien un crapaud ».


L'homme s'est pris de passion pour ces objets du quotidien. Des objets qu'on lui donne, qu'il achète sur les brocantes du coin ou qu'il récupère à droite, à gauche. À partir d'une bouilloire, d'ustensiles de cuisine, de plats et de casseroles, ou encore d'une mobylette qu'il démonte jusqu'au moindre écrou, il transforme, coupe, tord, troue, colle. L'imagination fait le reste. Et cela ne date pas d'hier : à 15 ans, il fabriquait un tandem avec deux vélos et un vélo-neige. Mais cette manie de « donner une deuxième vie » aux choses les plus banales lui est venue après un licenciement, « pour se changer les idées ». Et, de toute façon, il ne « veut pas avoir les mêmes choses que tout le monde » et préfère se servir de ses compétences pour rendre service aux gens en réparant leur machine à laver ou leur gazinière, et surtout pour se divertir en imaginant et en créant des choses.


C'est sa façon à lui de s'évader de ce monde qui l'a fait souffrir et de se faire plaisir. Ses sujets, il les a déjà présentés à Barjac, à Nîmes, à St-Quentin ou encore à Avignon. Le bricolage, c'est plus que son métier (il fait du dépannage et du conseil au Mas des Oules, à St-Victor) : « c'est un loisir, dit-il, j'essaie d'être au plus proche de la réalité : au premier coup d'œil, on sait ce que c'est ». Un passe-temps qui fait aussi office de motivation : « j'essaie d'initier les jeunes à l'occasion. Ce que je fais là, mon exemple, tout le monde peut le faire avec un peu de patience et de connaissance sur les objets. Il faut s'y intéresser, c'est tout. C'est aussi une façon de leur faire prendre conscience qu'il existe toujours une solution possible et qu'il est possible de rebondir dans la vie ». Une leçon de vie pour aller de l'avant malgré les difficultés.


Aurélia Simonin


 

Commentaires

16/01/2010 » Jérôme Fortès
Auteur : Pierre
Bonjour! Aurélia, vous nous mettez "l'eau à la bouche"... Quelques photos de réalisations de l'ami Jérôme nous combleraient.

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