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Du rêve à la réalité...

Le monde de l’édition n’est pas toujours facile. Mais avec un peu de volonté, on peut déplacer des montagnes... Une jeune auteure raconte.

Marion Laurent, 33 ans, est assistante de direction à la fac d’Avignon. Installée à Castillon-du-Gard depuis deux ans, elle est originaire de Bourgogne. C’est pour se libérer «de sentiments forts et souvent interdits», qu’elle s’est tournée vers l’écriture, alors qu’elle n’était qu’adolescente. D’abord avec des poèmes, puis des scénarios de films. Elle a réalisé deux moyens-métrages «avec les moyens du bord». Des «fan fictions» en référence à l’univers d’une de ses séries fétiches, Buffy contre les vampires. «J’avais tout fait, du scénario jusqu’au tournage», se souvient-elle, assise dans le salon de sa maison pavillonnaire. Non loin, sa fille Ella s’amuse. «Dans le premier court-métrage, j’ai fait jouer des proches. Pour le second, j’avais lancé un casting sur internet. Tout le monde était bénévole». Marion a gardé le contact avec des membres de son équipe. «Mon cameraman de l’époque est actuellement en tournage avec Tom Cruise !».

Puis lui vient en tête une histoire inédite. «J’avais tout, même les musiques. J’ai commencé l’écriture du scénario mais je n’arrivais pas à faire passer les sentiments que je voulais». Elle s’attelle donc à l’écriture d’un premier roman, qui s’intitulera Ma vie rêvée. Marion Laurent a son nom de jeune fille pour nom d’auteur. Chose rare, c’était un nom partagé par son père et par sa mère avant leur rencontre, puis leur mariage. Ma vie rêvée est «un livre érotico-romantique. C’était à l’époque de 50 nuances de Grey. C’est ce roman qui m’a donné le déclic». Elle envoie le manuscrit de Ma vie rêvée - l’histoire d’une trentenaire qui, traversant une période difficile, décide de tout plaquer pour aller à l’autre bout du monde, où elle va connaître l’amour mais se retrouver face à un dilemme - à une cinquantaine de maisons d’édition. Elle reçoit en tout et pour tout une douzaine de réponses, toutes négatives. Les seules propositions qu’elle obtient sont une publication à compte d’auteur. «Ils vous demandent 2 500 € pour le publier, mais ne le distribuent même pas... Ils n’ont même pas le temps de lire votre livre». 

Auto-édition

Agacée, elle décide de se débrouiller toute seule et se tourne vers les plate-formes numériques d’auto-édition. Marion est séduite par la proposition du site Chapitre.com avec son impression à la demande. Il suffit de payer l’impression et les frais de port, sans aucun autre frais annexe. Son premier roman sort donc enfin en mars 2015, lu surtout par sa famille et ses amis. «J’ai eu ensuite l’idée de développer une saga, pour le côté addictif». C’est l’acte de naissance de Descendance, dont le premier tome s’intitule Renaissance. Entre amour, passion et mystère, on suit le parcours de Morgane, étudiante à Harvard, aux États-Unis. Quatre tomes sont prévus - le second, Origines, est sorti il y a quelques mois. Un cinquième et dernier, imaginé comme un titre «bonus» sera centré sur les personnages secondaires. «J’ancre mes personnages dans une réalité. Mes lectrices aiment le détail. J’aime toutes les recherches qui précèdent l’écriture».

Si elle écrit par passion,  Marion Laurent nourrit également un autre objectif. «J’écris pour que mes enfants - je n’ai qu’une fille pour le moment - aient une trace de moi quand je ne serai plus là», confie-t-elle d’un ton assuré.

Pour des raisons de coût, elle a entretemps changé de plateforme pour s’auto-éditer, et choisi Amazon, avec un système d’impression à la demande. Elle en a profité pour refaire les couvertures de ses trois livres et a confié la relecture complète à une correctrice bénévole de son village bourguignon, Saint-Honoré-les-Bains. 

Marion Laurent a fini par développer une connaissance parfaite des rouages de la communication. «Comme quoi, si on est un minimum débrouillard, on peut y arriver ! Je suis active sur les réseaux sociaux. J’ai envoyé mes livres à des blogueuses, j’en ai parlé dans des groupes de lecture...». La jeune femme s’est même lancée dans les «book trailers» sur Youtube. Autrement dit, des bandes annonces de ses romans. Et ça marche ! Les premiers retours sont très satisfaisants. Mais Marion Laurent ne désespère pas de trouver un jour un éditeur. Une amie à elle a même lancé une pétition en ligne. L’histoire continue.  

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