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Du négoce à l’éveil des papilles

Depuis 2015, la Hollandaise Nathalie Walterscheid fait découvrir avec méthode les vins français aux touristes étrangers. Un atelier thématique est proposé dans les prochains jours avec l'Université Populaire de l'Uzège.

L’école de dégustation Uzès Wine School a ouvert en 2015 à Collias. Son initiatrice, Nathalie Walterscheid, vit depuis 2008 dans le Gard. «J’étais trader en soja lorsque je vivais aux Pays‑Bas, et à la fin des années 1990, j’ai participé à une formation de sommellerie à Rotterdam», raconte-t-elle. Une première étape qui l’a amenée à faire du négoce de vins français durant deux ans. «Les Hollandais sont demandeurs, à condition que le rapport qualité‑prix soit intéressant. Du coup, les vins d’Alsace et du Languedoc étaient adaptés».

Mordue d’alpinisme, la Néerlandaise consacre du temps à ses expéditions, puis à la cinquantaine, décide d’approfondir ses connaissances en œnologie. 

En 2012, elle obtient le Diploma (niveau 3) à l’école londonienne Wine & Spirits Education Trust, puis étudie à l’Université du Vin de Suze‑la‑Rousse en 2013. Ce qui débouche sur un stage de 8 mois au restaurant Le Castellas, autour des métiers de sommelier et caviste. «J’ai beaucoup appris mais ce n’était pas pour moi, mon idée était d’ouvrir cette école de dégustation», commente‑t‑elle.

Nathalie Walterscheid vient de terminer une nouvelle certification internationale après un cursus de plus de deux ans, et envisage de se lancer dans le Master Wine, parce que ce diplôme «ouvre des portes». 

La maîtrise de cinq langues (français, anglais, allemand, hollandais... et un peu de portugais) est évidemment un atout pour son activité, qui s’adresse d’abord aux «touristes étrangers» éveillés à l’univers du vin. 

La première saison, Uzès Wine School a réussi à attirer une clientèle venue de loin, d’Asie ou des États‑Unis par exemple. L’année 2016 a été bien plus morose, car ces touristes‑là étaient bien moins nombreux sur le territoire. «Très peu de Français me sollicitent mais les Allemands et les anglo‑saxons sont intéressés», tempère-t-elle.

En couple ou en groupes (8 personnes maximum), ou à l’occasion de séminaires d’entreprises, les clients font appel à Nathalie Walterscheid pour des ateliers plus ou moins pointus. «Quand il y a des gens d’ici, je sors évidemment des Duché d’Uzès et des vins du Languedoc. Parfois je fais une démonstration, par exemple de l’élevage en barrique, avec des “vins pédagogiques“». 

L’intervention peut être axée sur la découverte des produits d’une région spécifique, l’explication des différents terroirs ou les différentes couleurs. Elle dure généralement deux heures, chez les clients, dans un restaurant ou parfois, à l’occasion d’une visite de domaine.

«Les principes de base de la dégustation, à commencer par l’observation visuelle, doivent souvent être rappelés : il y a beaucoup d’explications douteuses sur le web», constate la professionnelle. 

Sur le thème de l’accord mets-vin, Nathalie Walterscheid travaille en collaboration avec des prestataires du coin. Notamment autour des 7 espèces de truffes françaises et leurs déclinaisons culinaires, grâce à des ateliers communs avec Claire de Truffes.

«Les Côtes‑du‑Rhône sont pas mal demandés», indique l’«enseignante» en vin. L’avenir d’Uzès Wine School pourrait d’ailleurs se trouver dans cette appellation : Nathalie Walterscheid a en tête l’idée de se rapprocher de Châteauneuf-du-Pape, «la Mecque des vins». Car elle en est convaincue, l’ouverture prochaine par le syndicat InterRhône d’un «Carré du Palais» en Avignon, sur la place du Palais des Papes, va impulser le tourisme œnologique de la région : sont prévus un bar à vin, une boutique dédiée, deux restaurants, une résidence de grand standing et... une «école des vins» multilingue, où les connaissances de la Hollandaise seraient sans doute précieuses.

En attendant, Nathalie Walterscheid continue d’intervenir en Uzège, et notamment à l’Université populaire, où elle proposera un nouveau cycle sur l’œnologie, le vendredi 5 mai, de 18h à 20h, autour du vin rosé.

Quentin Germain

(redaction2.uzes@riccobono.fr)

 


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