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Un vent de liberté

Elle l’avait annoncé, elle l’a fait. Chantal Eykens vient de publier un 2e livre sur le périple de sa famille sur l’océan. Avec un côté plus engagé...

L’année dernière, la Mer Veille nous avait entraînés dans un superbe voyage sur les mers du globe, en compagnie de la famille Eykens. «En 2011 nous avons quitté Marseille pour y revenir deux ans plus tard. Nous sommes partis avec deux de nos enfants (8 et 18 ans) à bord de Cajou, notre voilier de 16 m». Véritable carnet de bord magnifiquement illustré, on partageait dans ce premier livre le quotidien en mer et à terre  de cette famille uzétienne. Mais Chantal avait envie de plus... Elle voulait aussi sensibiliser le public aux conséquences des actes de chacun : sur la nature, sur l’humain. Les belles rencontres, les grosses déceptions parfois...

Et c’est ainsi qu’est né Vent de terre. Pas un vent de colère, encore que, comme le dit Chantal «c’est un livre beaucoup plus engagé, dans tous les sens du terme».

Elle y revient sur ces deux années passées en mer, avec son mari et deux de ses enfants. Sur ce qu’ils ont appris, sur ce qu’ils ont vu, sur le quotidien qu’ils ont partagé, souvent pour le meilleur mais aussi parfois pour le pire.

«Ce deuxième tome est plus qu’un récit, c’est un petit condensé d’histoire, de réflexions sur la gouvernance de nos hommes politiques, c’est aussi mon témoignage car aujourd’hui beaucoup remettent en cause l’impact de l’homme sur le réchauffement climatique par exemple, mais à travers nos escales nous avons pu être témoins que chaque individu a une responsabilité sur cette terre».

Voyage géographique, culturel, historique et un peu initiatique quelque part, notamment pour son plus jeune fils, à qui cela a ouvert des horizons insoupçonnés pour un adolescent de cet âge.

Mais aussi pour ses parents. «On avait déjà envie de repartir l’année dernière. L’envie est toujours là, elle n’en est même que plus forte. On a racheté un bateau. Reste à savoir comment s’organiser, notamment pour notre fils, qui doit entrer au lycée. Peut-être qu’on va s’organiser différemment, notamment en ayant un port d’attache où lui serait scolarisé et d’où on rayonnerait».

On le voit, le voyage est donc loin d’être fini. Et nul doute qu’il suscitera des envies d’ailleurs chez les lecteurs, tant les moments qui sont évoqués dans le livre sont une invitation à l’évasion. Et à la réflexion. 

Ainsi, Chantal Eykens décrit la visite qu’ils ont faite à l’ONU à New York, le 3 août 2013 : «Visiter l’ONU, c’est la désacraliser, la rendre réelle. Après son joyeux mot de bienvenue, l’hôtesse s’adresse aux trois enfants présents : «Combien pensez-vous qu’il y a de langues répertoriées dans le monde ?» N’ayant rien à perdre, chacun pronostique : «350 ?». Plus. «730 ?». Plus. «2 600 ?» Encore plus ! «On estime le chiffre à 6 300 ! Imaginez : le Congo en compte 600 à lui seul ! Pour simplifier le dialogue, seules 6 langues officielles ont été retenues dans le cadre des conférences et des assemblées : le français, le russe, l’anglais, le chinois, l’espagnol et l’arabe».

On peut se procurer Vent de terre à la Librairie Soie et à la Maison de la Presse à Uzès.

Muriel Duny

(m.duny@riccobono.fr)


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