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F. Cloux : quand l'envie de voler est plus forte que la peur

François Cloux est un de ces passionnés qui braverait tous les dangers pour une poussée d’adrénaline à bord d’un engin volant. Il est capable de piloter à peu près tout ce qui a des voiles et connaît les secrets du vent. Rencontre.

Il est des hommes qui aiment se lancer des défis, pousser toujours plus loin leurs limites et se moquer de la peur. Tout ça « pour le plaisir, plus que pour les records ». Des mordus de sensations fortes comme en fait définitivement partie François Cloux.
Cet Uzétien capable de piloter tout - ou presque tout ce qui peut voler - connaît aujourd'hui le secret des vents et a appris à jouer sans crainte entre le risque et le plaisir. Ses nombreuses aventures dans les cieux, plus extravagantes les unes que les autres, pourraient tout à fait être un film intitulé « Le tour du monde de François Cloux ». Un film à l'image de cette passion qui l'habite depuis l'enfance.
Le goût du risque. Il y a tout juste quinze ans que ce pilote né est en Uzège. Son brevet, il le doit à son instructeur et ami Jean Donnet, autre passionné des vols en ballon ou en parapente. Mais, bien avant cela, en Suisse, François Cloux avait déjà commencé sa carrière de pilote, et de manière originale. « J'ai toujours aimé ce qui volait, confie-t-il. J'avais un ami comme moi : il construisait des prototypes d'engins. Lui était le technicien et, de mon côté, je cherchais un moyen de s'attacher puis je faisais le pilote d'essai. Il fabriquait des ailes, transformait des parachutes : des engins peu performants que l'on faisait tracter. Attachés avec des baudriers d'escalade, nous courrions sur une pente très forte pendant que les copains tenaient le parapente pour qu'il se déplie correctement. Une sorte de parachute ascensionnel ». Les jeunes casse-cou ont d'ailleurs tous été une fois ou l'autre à l'hôpital pour une cheville ou un bras cassés.


D'aventures et aventures. Mais cela ne les arrêtait pas pour autant. En tout cas pas tous puisque François Cloux a continué à expérimenter les engins créés par son ami (« j'avais tellement envie de voler que je n'avais pas peur ») jusqu'à la première Coupe du monde de parapente de St-Hilaire du Touvet, près de Grenoble. « Il y avait des japonais, des américains, et tout ce qu'il y avait de mieux en matière d'engins volants. Nous (l'équipe Suisse) nous sommes lancés dans la compétition et nous avons tout raflé ! ». Les péripéties de François et de ses amis continueront des années durant.


Dans les années 80, ils décrochent le record de France de distance (6 heures de vol et 700 km parcourus), sponsorisés par le Suisse d'Alger à Uzès. « C'était assez drôle, se souvient-il, nous avions oublié les cartes aéronautiques et nous nous sommes perdus. Deux mirages sont venus nous saluer ». S'ensuit le tour de France en ballon « dans des endroits que je n'avais pas imaginé ». Un jour, l'idée folle de « pousser le ballon à son maximum » les conduit à 6 300 m, où « on voit l'arrondi de la Terre », mais ils évitent de peu la chute libre, les brûleurs s'étant éteints avec le froid. Ou encore cette fois, au Portugal, où ils partent sans autorisation survoler le fleuve Tage, manquent d'atterrir au milieu d'un troupeau de taureaux réputés féroces et finissent leur course dans un enclos de « lapins rares ». Une aventure qui leur vaudra une convocation par la police portugaise. Et tout cela « plus pour le plaisir que pour les records ».


Changement de cap. Arrive le moment où la fougue qui l'anime se calme - un peu - où François décide de monter son association de ballons. Pour cela, il suit une formation pour piloter des ballons gros cube (capacité 12
personnes) dans le but de proposer des vols au-dessus des volcans d'Auvergne et autour du Mont-Blanc. Là, il réalise le rêve de nombreuses personnes, notamment des personnes âgées qui souhaitent admirer ces vues époustouflantes.
Installé en Uzège, c'est de Lussan à Uzès qu'il promène sa montgolfière au gré des vents et des envies des clients. Bien sûr il fait aussi des vols pour son plaisir. Jusqu'au jour, il y a deux ans, où son ballon est dérobé.Aujourd'hui, François n'a pas quitté le domaine de la voile : il travaille à Port-Camargue comme accompagnateur pour une association de voile, Une voile pour tous, tournée vers les personnes handicapées. Il a « des projets plein la tête pour développer la navigation pour mes personnes handicapées ». Mais l'appel du ciel se fait sentir. Son rêve ? Trouver un sponsor pour acheter un nouveau ballon.
Contact : 06 16 41 11 89.
Aurélia Simonin


 

Commentaires

07/03/2010 » Ms.
Auteur : Rhonda Fishman
One of the sweetest times of my life was in the summer of 2001 when Francois Cloux took me up in his balloon. We woke up at 4 in the morning and by 7, were drifting over the valleys of Languedoc. It was an experience - and he is a person - that I will never forget. That I have not returned is one of my deepest regrets.

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