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25 ans de doma vaquera

08/03/2018

Rencontre avec le Vallabrixois Olivier Boutaud, vice-champion de Catalogne et vice-champion d'Europe par équipe.

Natif de Vallabrix, Olivier Boutaud fréquente encore régulièrement la commune en raison de ses liens familiaux, mais aussi pour travailler avec sa jument de compétition Zahia, qui est en pension à l’Étrier de l’Uzège, le centre équestre local. «Je suis très content de ces installations», commente le cavalier, avec un grand sourire sur sa jument Zahia qui vient de montrer son habileté à enchaîner quelques figures de doma vaquera.  

Voilà plus de 25 ans qu’Olivier Boutaud a découvert cette discipline, version espagnole de l’équitation de travail. «Je cours en Espagne depuis 1995», compte Olivier Boutaud, engagé dans les deux catégories les plus sélectives : «Grand Prix» et «Grand Prix en musique». 

Un long palmarès

Il a participé six fois à la finale du championnat d’Espagne ‑ dont quatre fois sur qualification ‑, une compétition qui met en lice les 50 meilleurs cavaliers mondiaux. En 1998 il s’est classé 15e avec sa jument anglo‑arabe Una De Mayo. Son palmarès est long : six fois champion de France, vice‑champion d’Europe par équipe en 2016 (11e en individuel), il a été désigné vice‑champion de Catalogne le 11 novembre dernier.

Ces dernières années, il s’est présenté en compétition avec un selle français, Odin de Thé. À 16 ans, le cheval a tiré sa révérence lors du dernier championnat d’Espagne, en octobre à Séville. «C’était sa “despedida’’ mais Odin de Thé va continuer de se montrer en spectacle et en exhibition», précise Olivier Boutaud. Qui monte désormais Zahia, une hispano-anglo âgée de 9 ans. «C’est une jument d’avenir : si elle ne se blesse pas elle pourra faire de la compétition durant 6 ou 7 ans», prévoit le cavalier. Son premier “test’’ a été le championnat de Catalogne et il est concluant. «Elle a fait une moyenne de 246 points, ce qui est prometteur. À voir si elle confirme sur les saisons qui viennent. Elle a beaucoup de classe». 

Dans cette discipline, avant l’épreuve de dressage, une note de présentation est attribuée : la tenue du cavalier, la préparation de la monture ‑ la crinière est “nettoyée’’, la queue raccourcie ou nouée en chignon, la tête arbore un pompon et une selle spécifique est employée ‑ doivent donner lieu à une note supérieure à la moyenne pour que la «reprise» ait lieu. 

«Il y a 24 figures imposées, qu’on déroule dans l’ordre que l’on veut. Il y a des figures proches du dressage classique, mais quelques‑unes sont spécifiques, liées au travail de tri du bétail ou du changement d’enclos», décrit Olivier Boutaud. Ainsi dans la doma vaquera , existent la demi‑pirouette, au pas ou au galot, les arrêts glissés, les accélérations vives, le reculé avec départ au galop. «Les pirouettes sont plus vives aussi», ajoute Olivier Boutaud.

Les prochains championnats de France et d’Europe (avec des cavaliers espagnols, italiens, portugais et français)  devraient avoir lieu en 2019 ou 2020. Cette année, des concours nationaux sont prévus ‑ la France compte une cinquantaine de compétiteurs :  à St‑Étienne‑du‑Grès le 18 mars, mi‑avril à Châteauneuf‑les‑Martigues, en mai et juin à Montpellier, etc. «Il y a aussi des concours frontaliers à Figueras», indique le cavalier. 

De la compét’ au show

Olivier Boutaud est également professionnel du spectacle. Il intervient à l’écurie du Mas Sainte‑Anne*, située au pied des Alpilles, à St‑Étienne‑du‑Grès. Il y a là du bétail espagnol, avec lequel des représentations sont données. «Avec 4 ou 6 cavaliers, on retrace le tableau du départ du “campo’’ jusqu’aux arènes». Ce type de spectacle a aussi été donné dans des villages : localement, cela a été le cas par le passé à Uzès, St‑Quentin et Vallabrix. «Nous sommes aussi présents lors des férias de Béziers, Nîmes et Arles», fait savoir Olivier Boutaud.

Fin mars, doivent reprendre les dimanches événementiels “Champagne équestre’’ :  le midi, le public commence  par découvrir les «coulisses de l’écuyer» avec une présentation de la doma vaquera. Suit une présentation des taureaux dans les champs, avec deux ou trois paires de cavaliers. Puis un spectacle équestre de doma vaquera, avec quelques numéros de liberté et de dressage classique. Le tout accompagné d’un déjeuner andalou, bien sûr.

Lors du salon Cheval Passion, le 19 janvier dernier, Olivier Boutaud présentait d’ailleurs un tableau avec Odin de Thé, intitulé «DOMA», accompagné par le guitariste David Patrac et la chanteuse Marion Borius : un spectacle qui «devrait à nouveau être présent sur les plus grandes scènes d’Europe», annonce l’artiste.

* www.domavaquerafrance.com

 


Quentin Germain

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