Ce champ est invalide

Dans le monde de Marie

22/05/18

La céramiste Marie Gueydon de Dives expose jusqu’au 27 mai au jardin médiéval dans le cadre de Pluri’elles et prépare une autre installation à Saint-Victor-des-Oules.

Au fil de ses œuvres, elle voit de plus en plus grand. Marie Gueydon de Dives aime les défis. Alors quand la commune de Saint-Victor-des-Oules lui a commandé trois champignons géants en céramique pour le jardin des Oules, elle n’a pas hésité malgré les contraintes. 

Il faut dire aussi que ça collait parfaitement aux envies de l’artiste, qui voulait frapper les esprits. «Jusque là, j’ai fait des installations très bien intégrées dans leur environnement, à tel point que les gens ne les remarquaient pas forcément». Des champignons saisissants de réalisme dans les détails, mais aux formes démesurées, qu’elle a déjà présenté lors du festival Terralha à Saint-Quentin-la-Poterie. Ou encore des racines et des écorces qui se confondent sur les arbres du chemin de l’Aiguillon d’art, à Lussan. «On ne sait plus trop ce qui est vrai, ce qui est faux. Mais c’est aussi ce que j’aime, car ça donne la sensation aux visiteurs d’être projetés dans un monde microscopique, et ça les interroge sur la notion d’infiniment petit et la place de l’homme dans l’univers, car le micro et le macro sont reliés». Une façon de retrouver une certaine humilité devant la nature qui nous entoure et l’immensité du monde. 

Une idée qu’elle a voulu développer  avec sa nouvelle installation, présentée au jardin médiéval d’Uzès dans le cadre de Pluri’elles. «J’ai imaginé un réseau sanguin immense, qui traverse la salle, et vient se nourrir au centre de petits personnages en céramique». Une exposition collective intitulée «Cellules», présentée avec 7 autres artistes jusqu’au 27 mai. 

à travers cette œuvre monumentale, Marie interroge la notion de fécondité. «Toutes les femmes se positionnent et évoluent sur cette question au cours de leur vie. Certaines ne veulent pas d’enfants, d’autres assument pleinement leur maternité ou sont dans l’attente...». Différents archétypes représentés par les personnages au cœur de l’installation. «Ce n’est pas dans la ligne habituelle de mon travail, mais je me suis beaucoup investie dans cette installation et j’aimerais pouvoir la reproduire ailleurs, dans d’autres lieux».

Depuis plusieurs mois, Marie est déjà plongée dans sa prochaine création pour le jardin des Oules. Trois champignons monumentaux, dont le plus grand dépassera les 3 mètres de haut, qui seront exposés en extérieur et devront donc être particulièrement résistants. Comme si cela ne suffisait pas, la céramiste s’est rajouté une contrainte supplémentaire : «Je veux réaliser les cloches de mes champignons d’un seul tenant». 

 

Un four spécial

Un véritable défi technique, puisque cela suppose de cuire de gros morceaux. «Pour cela, j’avais donc besoin d’un four aux dimensions spéciales, mais personne n’en louait un assez grand dans la région. Alors j’ai décidé de construire mon propre four». 

Un gros travail de recherches et de collecte de témoignages pour cette autodidacte, qui ne s’est lancée pleinement dans sa passion qu’en 2012. «Je suis issue d’une famille d’artistes, mais je n’ai pas fait de formation au départ», souligne-t-elle. «J’ai travaillé dans le design d’objet écologique, puis j’ai voulu développé une activité artistique. J’ai toujours eu ce besoin de comprendre la structure des choses».                                           

Ainsi, à l’image de ce nouveau projet, elle ne cesse d’apprendre chaque jour, au gré des rencontres. «Pour que les pieds de mes champignons soient bien stables, j’ai demandé conseil à un ingénieur spécialisé dans les panneaux d’autoroutes». Elle se laisse aussi guidée par la matière elle-même. «Ce sont de nouvelles sensations qui naissent avec le modelage grand format. On se fait emmener par la matière dans un corps à corps». De même, elle travaille beaucoup le feu comme élément, avec la technique de l’enfumage. «Cela donne des teintes, des graphismes aléatoires... J’aime cette part de surprise dans la création».

Une passion qu’elle partage aussi à travers des stages qu’elle propose dans son atelier, aménagé dans sa maison à Verfeuil, où elle vit depuis maintenant 8 ans avec son compagnon et ses deux enfants. «Nous avons aussi un gîte donc on peut loger sans problème les stagiaires». Et pour les artistes qui seraient intéressés par le fameux four, sachez que Marie le proposera aussi à la location.

Site : www.gueydon-de-dives.com

Infos pour les stages par mail : marie.gueydon@gmail.com

 


Lise Gougis

Pas de commentaires pour l'instant


Laisser un commentaire

Ce commentaire sera validé par la rédaction avant sa mise en ligne. Tous propos injurieux diffamants et racistes seront bannis du site.

» Faire un commentaire

Publier une annonce

Particuliers, sociétés
Cliquez ici


Professionnels : Avocats, notaires, experts, comptables
Cliquez ici

Lien Themisia
Ce champ est invalide

Rédigez votre petite annonce en ligne, Lire la suite

Déposez votre email ci-dessous

Ce champ est invalide