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55 ans, quel bel âge !

22/11/2018

Courant octobre, le Carola a fêté ses 55 ans d’existence, ce qui en fait sans doute le plus vieux café d’Uzès tenu par la même famille.

Quel Uzétien n’a jamais poussé la porte du café-restaurant le Carola (anciennement le Français) en face de la mairie ?

Derrière le comptoir, fidèle au poste depuis toutes ces années, on trouve Jacqueline Verdier. Cette native d’Uzès, qui a passé toute son enfance à Saint-Quentin-la-Poterie, tenait auparavant un commerce de fruits et légumes à Barjac. «Quand mon oncle a pris sa retraite, nous avons décidé avec mon mari Maurice de reprendre son café à Uzès». Ses filles sont alors très jeunes, «j’avais des nuits très courtes car les horaires d’un café ne sont pas évidents à concilier avec une famille mais tout se passe très bien».

Jacqueline Verdier évoque la bonne ambiance qui règne alors, quand Uzès n’était qu’un village. «Nous organisions des lotos, la salle était archi-pleine, c’était vraiment quelque chose». 

Il y a une trentaine d’années, Jacqueline Verdier se retrouve veuve. «C’est ma fille Carole qui m’a décidée à continuer en venant m’aider. Puis Chantal nous a rejointes un peu plus tard. Sans mes filles, je n’aurais jamais pu continuer».

Après 55 ans, il n’est pas rare pour Jacqueline de voir aujourd’hui «les petits-enfants de mes anciens clients». Il faut dire que le lieu a toujours été très fréquenté par toutes les générations. Les lycéens s’y retrouvent encore régulièrement, aux côtés des anciens d’Uzès. Des couples se sont faits et défaits autour des tables du café. Même l’Histoire s’y est invité, à l’image du grand-père espagnol de Caroline, fidèle cliente, qui raconte comment «il est venu le jour de la mort de Franco pour offrir une tournée générale».

"Heureusement que mes filles m'ont aidée"

Des histoires comme celle-ci, Jacqueline Verdier pourrait en raconter des dizaines. «On ne passe pas autant d’années dans un commerce sans tisser des liens». Les clients ont ainsi beaucoup partagé les moments forts de sa vie personnelle comme la naissance de ses petits-enfants ou encore - plus récemment - celle de son arrière-petite-fille. Ici, on n’est pas vraiment dans un commerce, on est accueillis comme à la maison, par une famille. Et les Uzétiens ne s’y trompent pas. 

Ils ont été très nombreux à apporter leur témoignage de soutien à Jacqueline et Chantal Verdier lorsque Carole est à son tour décédée il y a une dizaine d’années. «Ma mère a fait une chute l’année dernière, de nombreuses personnes sont venues prendre de ses nouvelles et lui souhaiter un prompt rétablissement. Elle a été une star sur facebook alors qu’elle n’a même pas de compte», se souvient Chantal. Elle-même a rejoint l’équipe dans les années 1990 et c’est elle qui a eu l’idée d’ouvrir le café à la restauration. «Il faut s’adapter aux demandes d’aujourd’hui tout en gardant notre attachement à ce côté familial. Ici, on cuisine simple mais bon, avec des produits frais, locaux et de saison». Sa fille Pauline est quasiment née là et a même fait quelques saisons à leurs côtés. «C’est un avantage de travailler en famille, on peut se dire les choses», soulignent en chœur les deux femmes.

Et l’aventure ne semble pas prête de s’arrêter puisque Jacqueline Verdier garde toujours bon pied, bon œil. N’hésitez pas à vous arrêter au café du lundi au samedi de 7h30 à 20h, vous y serez toujours bien reçus.

 


Muriel Duny

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