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Roman Kolinka suit sa route

03/01/2019

C'est peut-être l'une des personnalités locales qui marquera 2019. L’acteur est pré-nommé pour le César du meilleur espoir dans le film «Maya», de Mia Hansen-Love.

Quand on lui demande s’il se considère comme un acteur ou un restaurateur, Roman Kolinka esquisse un sourire. «Le restaurant me prend plus de temps, mais la passion du cinéma est toujours là», affirme le fils de Marie Trintignant et Richard Kolinka. 

Installé à Uzès depuis un peu plus de quatre ans, il tient avec son épouse le restaurant La Famille sur la place aux Herbes. «On en avait marre de Paris, et c’est un projet qui nous a séduit. En plus j’adore Uzès, j’y ai tous mes amis, mon grand-père...».Une sorte de retour aux sources puisqu’il a passé une partie de son enfance dans la région. 

À l’image du personnage qu’il incarne dans son dernier film, «Maya», en salles depuis mercredi 19 décembre. L’acteur s’est glissé dans la peau d’un reporter de guerre, Gabriel, libéré après plusieurs mois de captivité en Syrie. «Le film débute à ce moment là, on ne voit pas ce qu’il s’est passé avant. On suit ensuite le cheminement de sa reconstruction». Gabriel part en Inde, où il a vécu enfant, et fait la connaissance de Maya, une jeune Indienne. 

Un rôle que Roman Kolinka a activement préparé. «J’ai lu deux livres écrits par des journalistes, ex-otages. J’ai aussi pris des cours d’anglais pendant plusieurs mois avec une prof à Arpaillargues, puisqu’une grande partie du film est en anglais. J’ai bossé intensément parce que j’étais vraiment pas bon !», s’amuse le jeune homme.

L’occasion aussi pour lui de découvrir un pays qu’il ne connaissait pas. «On est parti en Inde l’hiver dernier, pendant deux mois et demi pour le tournage». Un voyage qui l’a beaucoup marqué. «Passer d’Uzès à Bombay, c’est assez étonnant ! C’est un pays très différent de ceux que j’ai pu visiter, il y a une lumière là-bas... Quelque chose d’assez mystique. Et il y a beaucoup de monde partout».

 

"Être un Trintignant, c'est une pression positive"

 

Il s’agit de sa troisième collaboration avec la réalisatrice Mia Hansen-Love, avec qui il a tourné successivement «Eden» et «L’Avenir». «On se ressemble assez et on s’apprécie beaucoup, alors on continue à travailler ensemble. En plus, on tourne assez vite avec elle». 

Ce qui lui a permis de concilier à la fois la comédie, le restaurant, et la vie de famille puisqu’il est papa de deux petits garçons. 

Pour autant, Roman aimerait poursuivre cette carrière d’acteur plus activement. «C’est vrai que je suis distant avec ce milieu là mais je garde un pied dedans en choisissant des projets qui me conviennent. Si les occasions se présentent, tant mieux. Sinon, je continue à vivre normalement, sans me morfondre sur mon sort», confie avec beaucoup d’humilité celui qui a fait ses premiers pas d’acteur sous la direction de sa grand-mère, Nadine Trintignant. «J’étais jeune, je devais avoir 7 ou 8 ans. J’avoue que je ne me souviens plus du téléfilm ni du rôle, mais je sais que ça s’est fait très naturellement, ça ne s’est jamais imposé. J’ai la chance de venir de ce milieu, être un Trintignant, cela a toujours été une pression positive».

Depuis, Roman en a fait du chemin, suivant en toute discrétion les pas de sa mère, avec un premier film sur grand écran sous la direction d’Olivier Assayas, «Après Mai», en 2012, jusqu’à ce premier rôle dans «Maya». «Je ne dirais pas que j’ai une filmographie délirante, mais je fais ce qui me plaît».

Aujourd’hui, à 32 ans il se retrouve pré-nommé pour le César du meilleur espoir. «C’est toujours agréable, d’autant que je ne m’y attendais pas, mais ce n’est pas une fin en soi». à ses côtés, on retrouve également son demi-frère, Jules Benchetrit. «Ça nous a bien fait rire d’y être tous les deux. Au moins j’aurai un copain pour le dîner qui nous rassemblera tous en janvier !», se réjouit-il.

Il pourra aussi compter sur le soutien de sa famille. «Mes grands-parents portent un regard très affectueux, très rassurant sur tout ça. Mon père aussi. Il a vu le film, il en est très content». 

D’autres projets de tournages commencent déjà à se préciser. «Mais rien dont je puisse encore parler», glisse-t-il, le regard énigmatique. Un parcours à suivre de très près...


Lise Gougis

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