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Une révolution viticole

31/01/2019

Il y a dix ans déjà que Guillaume Reynaud, vigneron au château de Bosc à Domazan, a créé un processus inédit...

Faire du vin qui se garde sans sulfites ? Impossible vous répondront les scientifiques et les vignerons. Faux selon Guillaume Reynaud, qui a inventé un tout nouveau processus il y a dix ans déjà, mais qui peine à le faire connaître et reconnaître dans le monde viticole. Il a donc décidé d’éditer un livre sur le sujet, qui vient tout juste de paraître, pour informer à la fois les professionnels et le grand public de son invention.

«Au début, je ne me posais pas de questions. J’ai vinifié plusieurs cuvées avec la méthode traditionnelle, comme le faisait mon père avant moi».

Mais Guillaume Reynaud se trouve confronté à un problème de santé personnel, qui lui fait remettre en question l’usage des sulfites. «Les vapeurs me provoquaient une vraie gêne respiratoire donc j’ai cherché une solution pour faire sans, tout en conservant le potentiel de garde et surtout la qualité».

Au début, personne n’y croit. On le traite même quasiment de fou. «Il y a un dogme qui dit qu’on ne peut pas faire du bon vin qui se garde sans sulfites, car c’est trop aléatoire». Alors, Guillaume Reynaud s’arme de patience et commence des essais, des tests en tout genre. «C’est un processus long, il faut de la patience car on ne vendange qu’une fois par an. Et je devais aussi poursuivre en parallèle mon travail de vigneron classique».

Et c’est d’autant plus long que Guillaume Reynaud s’est fixé certaines conditions. «Je ne voulais pas remplacer les sulfites par un autre produit potentiellement tout aussi allergène, et je voulais pouvoir garantir les mêmes qualités à mes vins».

 

"Il faut faire savoir que c'est possible"

 

Il finit par mettre au point sa méthode et confie même que ses vins «sont encore meilleurs». Et ça marche puisque sa première cuvée sortie avec sa méthode date déjà de 2010 et que les vins n’ont perdu aucune de leur qualité.

«Il faut guider la nature, c’est vrai, mais on peut le faire. Et ce n’est pas forcément beaucoup plus contraignant que la méthode traditionnelle».

Cela n’empêche pas Guillaume Reynaud de se heurter encore et toujours à ce mur du «ce n’est pas possible».

Alors que les consommateurs sont de plus en plus inquiets face aux intrants et que la réduction des sulfites est au cœur de multiples recherches scientifiques, sa découverte reste encore confidentielle. «Il y a toujours des études en cours simplement pour diminuer les sulfites dans le vin, alors que ma méthode permet de les éliminer».

Et même au sein de la communauté vigneronne, Guillaume Reynaud peine à se faire entendre. C’est pour cela qu’il a décidé d’éditer un livre, qui explique sa méthode, son nouveau procédé, et surtout qui s’appuie sur des recherches et des tests scientifiques indépendants. «J’ai voulu que pas moins de cinq œnologues participent à chaque dégustation, pour avoir une véritable expertise objective».

Le livre vient tout juste de paraître, il est disponible auprès de l’éditeur et au Domaine. Quant aux vins, vous pouvez également les découvrir au caveau du domaine et dans les boutiques bio du secteur. Pour pouvoir vous faire votre propre opinion sur ce qui pourrait bien être la découverte majeure du siècle dans le domaine de la viticulture... Et cocorico, elle a été trouvée à Domazan.


Muriel Duny

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