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Tanya Phamban, petit bonzaï deviendra grand

À Uzès, Tanya Phamban, 11 ans jouit d’un talent pour le moins précoce : elle crée de toutes pièces des bonzaïs en pierres semi-précieuses. Une manière de prolonger sa passion pour les minéraux.

Tout a commencé par une collection. L'Uzétienne Tanya Phamban, 11 ans, collectionne depuis quelques années les minéraux. Et parcourt avec ses parents les salons spécialisés de tout le pays pour assouvir sa passion. « C'est dans un de ces salons que j'ai découvert de petits arbres réalisés avec des pierres semi-précieuses. J'ai donc eu envie de m'y mettre à mon tour », explique la jeune fille qui a fait son entrée en 6e cette année. Ces petits arbres sont appelés « arbres de feng shui ». Du nom de cette tradition chinoise millénaire dont le but est d'harmoniser la circulation des énergies naturelles.

Son premier défi

Tanya s'est donc lancée un défi : réaliser un arbre du même type pour la fête des mères 2008. D'emblée, son choix s'est tourné vers le bonzaï. Pour sa première création, elle n'a pas vu les choses à moitié : 711 pierres semi-précieuses, une semaine passée à tordre des fils de laiton pour en faire des anneaux destinés à accueillir les pierres et une journée entière pour tout coller. Mais, au final, le plus beau des cadeaux. Mieux, Tanya vient de créer un arbre de 800 pierres précieuses, pour une cliente qui a eu un coup de cœur. L'adolescente a travaillé un mois dessus.
Après un an et demi passés à créer de nouveaux bonzaïs, Tanya est en passe de devenir une vrai pro en la matière.
Pour créer ses arbres, la première étape passe par les divers salons spécialisés qu'elle fréquente. Elle s'y rend régulièrement pour sélectionner les pierres qui composeront son prochain arbre. Cristal de roche, agate, œil de tigre... En plus d'avoir des noms poétiques, ces pierres ont des vertus thérapeutiques, selon la jeune Tanya. « Le quartz rose est bon pour le cœur par exemple », cite-t-elle avec le sérieux qui la caractérise.
De retour chez elle, rue Sigalon à Uzès, elle peut enfin se mettre à l'ouvrage.

Plusieurs étapes

Première étape, le fil de laiton, colonne vertébrale de ses bonzaïs. Elle les tort afin de constituer les branches qui accueilleront les pierres. Ces différentes branches ne forment ensuite plus qu'une, le bonzaï, avec l'aide d'une pince destinée à les assembler. C'est lors de cette étape que son père vient lui prêter main forte, car le maniement de la pince requiert un peu de force. « Mais les bonzaïs, c'est 99% Tanya, 1% moi », tient à préciser Joseph Phamban.
Une fois l'assemblage terminé, la jeune fille colle son arbre au fond d'un pot. Elle y verse ensuite du plâtre. Une demi-heure de séchage est nécessaire en moyenne. Lorsque tout tient parfaitement, Tanya est en mesure de coller les pierres sur les différents anneaux préalablement formés, à l'aide d'une colle chaude. Avec le temps, elle a découvert quelques astuces pour obtenir un résultat plus satisfaisant. « Il faut commencer à coller par le haut et mettre la colle sur la partie plate de la pierre pour qu'elle tienne mieux ». Ultime touche esthétique, le petit tapis vert, collé à la base de l'arbre, pour symboliser la verdure. « J'aime mettre en valeur la pierre, j'ai plaisir à créer », affirme-t-elle comme pour se justifier.

Un talent précoce

La famille Phamban ne sait pas encore où cette passion va mener Tanya. « Je ne sais pas si je veux en faire mon métier », confie-t-elle. Toujours est-il qu'elle fait l'admiration de tous, ne serait-ce que par son talent précoce. « Sur tous les salons que nous avons fait, nous n'avons jamais vu de telles créations et encore moins réalisées par des jeunes de son âge », explique son père.
Des commerçants du centre-ville d'Uzès proposent déjà à la vente les bonzaïs de Tanya. Plusieurs modèles sont également visibles dans le restaurant chinois que tient Joseph Phamban. Tanya, qui fait cela par passion, les vend donc à prix coûtant. « Si nous voyons que le public est réceptif, alors, pourquoi pas, Tanya exposera dans les salons spécialisés », conclut son père. À n'en pas douter, le petit bonzaï deviendra grand.

Christophe Gazzano

 


 

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