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Pour l'amour de la planète

14/03/2019

Le cliché d’Eric Ribot est notre coup de cœur de l’exposition «à nos amours», présentée dernièrement par les Azimutés.

«Quand c’est fondu c’est foutu». Derrière ce slogan, se cache l’histoire d’un baiser capturé lors de la Marche pour le climat, en décembre dernier à Uzès. Le photographe Eric Ribot, présent ce jour-là, a su immortaliser ce moment de tendresse entre le maire de Collias, Benoît Garrec, et son épouse. Un cliché présenté il y a quelques jours à la chapelle des Capucins, à l’occasion de l’exposition «à nos amours», des Azimutés. «Je leur ai bien sûr demandé l’autorisation après coup. Sabine était très enthousiaste, ça lui a fait penser au «Baiser de l’hôtel de ville», de Robert Doisneau», sourit le Colliassois. La comparaison est flatteuse ! 

Un côté rétro accentué par le noir et blanc. «Elle rendait beaucoup mieux comme ça», assure celui qui aime travailler à l’instinct, sans s’enfermer dans des cases. «Un jour, un éditeur m’a donné un conseil. Selon lui, il faut choisir un axe de travail et n’exposer que ça. Il m’a dit : «Le reste, il ne faut pas le montrer». Mais je n’ai pas suivi ce conseil...». 

 

Un photographe aux multiples facettes

En effet, Eric Ribot aime autant capturer des scènes de rue, faire des portraits, que de s’aventurer dans la nature. Le contact avec les gens, il va le chercher dans les manifestations, comme il l’a fait pour cette photo, ou encore lors de la Coupe du monde de foot, où il a su capter toute la liesse de la foule. En faisant son marché, il n’hésite pas à approcher les personnes qu’il aimerait photographier, comme cet homme barbu au physique si particulier... «Je fais ce qui me plaît, je travaille en noir et blanc comme en couleur, tout dépend du rendu. Par contre, je ne mélange pas tout quand j’expose, je fais des séries».

Il va d’ailleurs sortir prochainement son premier ouvrage, «Les illusions d’âmes», dans lequel il rassemble des photos prises dans les gorges du Gardon, accompagnées des textes de Jean-Luc Debry. Il y présente ce site exceptionnel sous trois angles originaux. Autant de façons de regarder la nature autrement... «Je suis passionné par la paréidolie, ou l’art de voir des visages partout, notamment dans les roches des gorges du Gardon. J’ai aussi photographié les grottes, et je me suis amusé avec les reflets dans l’eau». Une partie intitulée «Quand l’eau se fait miroir», qu’il présente actuellement dans sa galerie à Collias. Ce lieu lui tient particulièrement à cœur puisqu’il s’agissait de la maison de son grand-père. Il l’a réinvesti il y a quatre ans, lorsqu’il est venu s’installer dans le village. «Je vivais à Martigues auparavant, je m’occupais des restaurants scolaires. Mais la passion de la photo a toujours été là, depuis mon adolescence», raconte celui qui a fini par se lancer en auto-entrepreneur. «J’ai réalisé des photos de mariage, des portraits... Aujourd’hui, je fais surtout des expos. Je pense que les photos sont faites pour être montrées».

Une passion qu’il aura l’occasion de partager du 20 au 22 avril lors de l’exposition photos des Colliassois, présentée par l’Atelier Culturel de Collias. Il dévoilera encore une nouvelle facette de son travail puisqu’il présentera des clichés du Japon.

 


Lise Gougis

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