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Seconde chance après le labo

28/03/2019

En partenariat avec l’association Graal, la SPA de Vallérargues a récupéré six chiens beagle, issus de laboratoires. Ils sont à l’adoption.

Le reguge SPA de Vallérargues vient de recueillir six chiens, quatre mâles et deux femelles, de race beagle, issus de laboratoires. «C’est un partenariat entre la SPA et l’association Graal (Groupement de réflexion et d’action pour l’animal) qui a pour but de sauver des animaux utilisés pour des tests médicamenteux et des vaccins, leur donner une nouvelle vie», présente Marion Bromberger, responsable du refuge qui emploie au total onze salariés. 

C’est la deuxième fois qu’ils récupèrent des chiens de laboratoire. «Ils ont fait au maximum six mois de test. Je ne connais pas l’origine totale des examens, c’est confidentiel, confie-t-elle. Mais il y a laboratoire et laboratoire, on doit être lucide, il est possible de faire les choses avec éthique en respectant le bien-être de l’animal. Même s’il est évident qu’il y a encore des actes cruels...».

Ces chiens sont nés en 2015, ils sont tous en bonne santé : «Ils ont fait une visite sanitaire et son restés un peu en retrait, le temps de la transition. La vétérinaire a senti qu’ils étaient habitués à être manipulés. Il ne sont ni craintifs, ni peureux, ni agressifs. Peut-être un peu inhibés. Et leurs dents sont légèrement abîmées pour de jeunes chiens». Mais Marion Bromberger l’assure, ces chiens sont très sociables, affectueux et prêts à intégrer leur nouvelle famille. Ils sont à l’adoption depuis dimanche 17 mars. «L’an dernier, ils avaient été adoptés rapidement et nous n’avons eu aucun retour négatif», poursuit-elle. Ces chiens, qui conviennent déjà à beaucoup de personnes de part leur taille moyenne, attirent aussi pour leur parcours : «Les gens veulent participer à une bonne cause, sauver un animal, même si, ici, c’est valable pour tous les chiens».

En effet, le refuge de Vallérargues a en ce moment une vingtaine de chiens à l’adoption. «Il y a des races différentes, des âges différents. Ils sont tous stérilisés, identifiés et vaccinés». Narnia, la doyenne, est une chienne croisée dog. «Son seul petit souci est qu’elle ne supporte pas trop ses congénères, donc il faut une personnes qui n’a pas d’autres animaux. Mais c’est une chienne géniale, elle est calme, très affectueuse, propre. Elle n’a pas besoin de beaucoup de terrain du moment qu’elle est emmenée en balade».

"Une adoption, ça se fait sur le long terme"

Une vingtaine de chats sont également accueillis, «des timides, des joueurs... En ce moment il n’y a pas beaucoup de chatons mais cela va arriver au printemps...» Ce n’est pas toujours le premier animal auquel on pense, mais des chèvres sont à l’adoption ! «Dans ce cas-là, on vérifie vraiment le terrain d’accueil, si c’est clôturé, s’il y a un abri. Et on discute des bases comme l’alimentation, l’aspect sanitaire, précise Marion Bromberger. Mais nous en avons placées pas mal !». Gerbilles, souris ou encore rats font aussi partie du tableau/ «En ce moment, nous en avons beaucoup à la suite d’une malheureuse histoire dans un élevage... 500 NAC (nouveaux animaux de compagnie) ont été saisis, ils ont été dispersés dans tout le réseau des SPA». Des animaux qu’il ne faut pas non plus adopter à la légère : «Il faut une cage correcte, des jeux, de l’entretien. Ils ont aussi besoin d’affection c’est un engagement au même titre que tous les autres animaux», insiste-t-elle.

«Une adoption, quelle qu’elle soit doit être responsable. Il faut penser à toutes les possibilités : déménagement, séparation, vacances, budget en cas de problème de santé, alimentation... Il faut prendre en compte tous ces paramètres car une adoption, ça se fait sur le long terme. On passe des années avec l’animal que l’on a décidé d’accueillir». 

Le refuge reçoit des demandes d’abandon tout au long de l’année, avec une recrudescence en été. «Les animaux se retrouvent à divaguer, son attachés au bord de la route ou laissés aux bons soins d’un voisin pour parfois finir morts de soif sous le soleil !».

Heureusement, de belles adoptions peuvent suivre et les salariés tout comme les 50 bénévoles du refuge travaillent quotidiennement pour que chaque pensionnaire rencontre une famille.

Mathilde Roux

SPA Vallérargues 04 66 72 93 20. Pour adopter un chien, compter 250 € (une centaine d’euros pour les chiens de plus de 8 ans) ; un chat, 150 €. Aucun bénéfice n’est tiré de ces sommes, qui servent aux frais vétérinaires (vaccins, stérilisation, identification...). 


Mathilde Roux

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