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La photo dans la peau

29 août 2019

Le photographe Gilles Nicolet a exposé un travail sur les pêcheurs de la côte Swahilie au festival photo d’Uzès. Il a reçu le prix du public et le prix du Républicain.

C’est en 1976 alors qu’il vit en Argentine que Gilles Nicolet  a le déclic. Son jeune frère, passionné de photographie, rentre un soir à la maison avec le fascicule du World press. « Je me souviens, je suis tombé sur un diptyque mettant en scène un Papou avec sa baguette dans le nez et un banquier de la City fumant un gros cigare. On aurait dit des sosies ». De retour en France, Gilles passe son bac et poursuit des études d’agronomie tropicale qui le conduiront à partir en stage à l’étranger puis à travailler pendant 10 ans sur des projets hydrauliques en Somalie. « Je gagnais bien ma vie mais ça ne me rendait pas heureux. Dès que je partais du bureau, j’en profitais pour faire des photos. Je développais mes films et je faisais mes tirages. J’ai pris conscience que je me voilais la face, que pour être moi-même, il fallait que j’en fasse mon métier. J’ai démissionné de mon travail et je suis rentré en France avec ma famille.

« J’ai claqué toutes mes économies dans du matos photo »

À peine arrivé, je me suis précipité à la Fnac où j’ai claqué toutes mes économies dans du matos photo ». Quelques  semaines plus tard, Gilles pose ses valises au Cameroun où sa compagne a trouvé du travail. Il réalise ses premiers reportages qui seront publiés dans le magazine d’Air Afrique. Puis c’est la reconnaissance professionnelle ultime lorsque Gilles obtient en 1998 un World press photo avec un reportage sur des chasseurs de pythons. Ses clichés sont publiés dans le monde entier et Gilles peut se consacrer à la réalisation d’un autre sujet qui le mène à s’installer en Tanzanie et pour lequel il s’investit plusieurs années. À l’issue de ce reportage, Gilles décide de tout arrêter. Il connaît alors une longue traversé du désert et ne retouchera pas un boîtier pendant 10 ans. Il exercera successivement les métiers de tuteur en français, et de responsable d’accueil dans des établissements de tourisme jusqu’au jour où sa nouvelle compagne décide de lui offrir un appareil photo. « Du moment où je l’ai pris dans les mains, je n’ai pas pu m’en séparer. J’étais comme un gamin. Je l’emmenais partout. C’est elle qui m’a poussé à reprendre la photo ».

Gilles qui connaît bien cette partie de la côte Est de l’Afrique pour l’avoir parcourue pendant des années se lance alors dans un reportage sur les pêcheurs de la côte Swahilie qu’il met 2 ans à réaliser dont six mois effectifs passés sur le terrain. En janvier 2018, Gilles et sa compagne rentrent en France et s’installent à Aigaliers où ils s’occupent ensemble d’une maison d’hôtes Les Sardines aux yeux bleus.

Parallèlement, Gilles n’a rien perdu de son œil puisque son travail a été publié dans le magazine Géo, qu’un livre Swahili est sorti au mois de mai et qu’il vient d’être récompensé par le prix du public et le prix du Républicain d’Uzès au festival photo des Azimutés. Profitant du caractère saisonnier de sa nouvelle activité, Gilles a déjà prévu de s’envoler cet hiver pour l’archipel de Socotra au Yémen afin de continuer son travail sur les populations côtières.


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