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Le meilleur apprenti du Gard ira-t-il plus loin ?

Jordi Saorin, 16 ans,  s’est déjà fait remarquer en remportant récemment le concours du Meilleur apprenti boucher du Gard. Mais ce jeune talent ne compte pas s’arrêter là et brigue la place de meilleur régional.

 

« Chez Hurard, il y a toujours eu un apprenti », se souvient Pierrette Hurard, la patronne, avec une certaine fierté dans le regard. Et fière, elle peut l'être cette année puisque le jeune apprenti boucher, du nom de Jordi Saorin, est actuellement Meilleur apprenti du Gard et vole vers le concours régional du 8 février prochain avec confiance.
le métier dans la peau.

À tout juste 16 ans, Jordi a depuis longtemps décidé qu'il voulait faire quelque chose de ses mains et s'est lancé dans un CAP Boucherie il y a deux ans. Il passera le diplôme cette année, avec en poche, peut-être, un nouveau titre de meilleur apprenti du Languedoc-Roussillon. Et sa place pour le concours national : le Graal de l'apprenti.
Pour ce jeune originaire de La Capelle-et-Masmolène, l'amour du métier est arrivé sans qu'il s'y attende « lors du stage de 3e. Cela m'a vraiment plu », se rappelle-t-il. Les patrons aussi se souviennent de ce « gamin très dégourdi et pas feignant ». Une bonne impression et « un bon potentiel » qui encourageront Claude et Pierrette Hurard « à lui proposer de devenir notre apprenti ».

Le pas était franchi, Jordi devenait officiellement un des plus jeunes apprentis boucher du département, encouragé par ses parents et soutenu par ses nouveaux patrons et son équipe. Douze semaines par an, il est à Uzès. Le reste du temps, il est à Nîmes, en cours. « Un apprenti, ça ne coûte pas cher, il y a des aides conséquentes, précise Pierrette Hurard. Mais il faut la motivation et l'envie de former des gens ».

En tant que meilleur apprenti du Gard, Jordi sait désosser, parer (enlever les petits morceaux de gras), rouler, présenter et dénerver n'importe quelle viande. Mais le concours départemental comprend aussi une épreuve de vente (« c'est le plus stressant », dit-il) où le jeune apprenti doit conseiller un client imaginaire sur le choix d'un morceau plutôt qu'un autre et expliciter sa réflexion.

En vue de la prochaine étape, Jordi se rassure en se disant que le stress sera moins important, qu'il s'est un peu rodé aux joies de la compétition. Car il s'agit bien d'être le meilleur, et de tout donner. C'est un aspect du métier et des valeurs que la famille Hurard affectionne particulièrement. « Tous nos employés ont fait plusieurs formations à Paris. C'est très important. C'est ce qui fait la différence : la compétence et l'investissement personnel de la personne », souligne Pierrette Hurard.

Ce jour-là, justement, Jordi reçoit un coup de téléphone à la boutique, qui lui indique qu'il partira en stage à Paris trois jours plus tard pour une formation sur la décoration de la viande. Voilà qui tombe bien, juste avant le concours régional. « Cela servira pour le CAP et pour plus tard », assure sa patronne. Le jeune apprenti va rencontrer des professionnels, visiter le marché de Rungis (« ça ouvre des portes ») et acquérir de nouvelles compétences. « Le concours régional, j'en rêve la nuit, dit-il. Je ne suis pas angoissé, je me prépare. Toute ma famille est derrière moi : mes parents et ma grand-mère qui me motivent beaucoup. Et si j'arrive jusqu'au concours de France... ».

Pour l'occasion, « on a acheté une belle tenue moderne », ajoutent les patrons de Jordi. D'après leur expérience, « quand il y en a un qui réussit dans une entreprise, ça tire tout le monde ».
Si tous les bouchers ont leur CAP, tous les bouchers n'ont pas leur Brevet professionnel. Jordi, lui, voudrait encore « découvrir et apprendre, pour pouvoir, à terme, ouvrir ma propre boutique et la gérer ». Ambition et motivation sont devenues ses maîtres mots.
Aurélia Simonin

(Article paru dans Le Républicain d'Uzès n°3254, du 4 février 2010)


 

Commentaires

10/02/2013 » félicitation
Auteur : anne marie saurel
je ne sais si vous êtes le fils de didier saorin qui était dans ma classe mais si c'est le cas il doit être bien fier de vous!!
22/02/2012 » Bravo !
Auteur : arnacoeur
Bravo aux maîtres d'apprentissage car sans un patron bienveillant rien n'est possible et bravo à l'apprenti pour la reconnaissance du savoir de ses aînés et à sa persévérance pour réussir toujours mieux ! Qu'il garde la vraie humanité de ses patrons pour qu'à son tour, il sache la transmettre un jour à ses apprentis !! Encore bravo !
04/11/2011 » bravo et bonne chance
Auteur : JEANNOT.BABETTE
je connaissais la réussite des grands parents ,Michel et Angèle, mais pas celle de leur petit fils;c'est une grande fierté de le voir à ce niveau pour sa famille;

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