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Sulivan Jaulin roule sa bosse en motocross

Sulivan Jaulin, St-Quentinois de 17 ans, a déjà derrière lui dix ans de carrière dans le motocross, avec un rêve à l’horizon : devenir professionnel et faire de sa passion son métier.

Sulivan Jaulin, un prénom peu commun, qu'il faudra sans doute retenir à l'avenir. Le jeune homme, originaire de St-Quentin-la-Poterie, a en effet été sélectionné cette année pour faire partie de l'équipe de France Espoirs en motocross. Un beau défi à relever en 2010 pour Sulivan, qui pratique le motocross depuis déjà dix ans. « Mon père en faisait déjà, donc j'ai commencé tout naturellement, d'abord sur des 50 cm3, puis j'ai progressé dans les différentes catégories jusqu'à arriver aux 125 cm3 deux temps ». Il évolue aussi bien en championnat de France qu'en championnat élite.
Pour satisfaire sa passion, Sulivan reconnaît qu'il faut parfois faire des sacrifices et qu'il est important de pouvoir compter sur le soutien de ses proches. Ses parents sont d'ailleurs ses premiers supporters.
« Le motocross est un investissement, tant financier que personnel. Je crois qu'il est important que les parents soient soudés. Mon mari gérait jusque là le côté mécanique, moi j'assurais plutôt l'intendance », confie d'ailleurs sa maman.
Et même si l'hygiène de vie est capitale pour rester au top de sa forme, Sulivan entretient quand même une vie sociale, comme n'importe quel ado, ou presque. « Les courses démarrent en mars et s'achèvent en octobre, donc pendant ce temps-là, les sorties sont limitées », explique le jeune homme.
En effet, les courses se déroulent le week-end, avec les qualifications le samedi, au cours desquelles seulement 36 participants sont retenus. La course se tient le dimanche, sur une durée moyenne de 25 minutes. « Comme nous partons dans l'ordre des chronométrages des qualifications, il vaut toujours mieux être le premier. On évite les projections de boue et on peut plus facilement creuser l'écart avec les autres participants. On est quasiment sûr de finir dans les cinq premiers. Sinon, c'est plus dur de remonter les autres coureurs », décrit Sulivan avec passion.

Avec sa sélection en équipe de France, Sulivan bénéficie d'un entraînement avec un pilote professionnel. Ses parents ont également embauché un mécanicien pour entretenir la moto. Et 2010 sera une année décisive à plus d'un titre.
« J'ai arrêté mes études cette année, il faut absolument que je me démarque si je veux pouvoir passer professionnel », raconte le jeune homme, qui ne ménage pas ses efforts.
En effet, l'entraînement est drastique, avec des exercices physiques quasi-quotidiens... « Je cours au moins deux heures par semaine et je fais environ quatre heures de vélo en parallèle, mais j'évite la musculation car cela stoppe la croissance ».
Durant la saison des courses, la famille Jaulin passe beaucoup de week-ends sur les routes. « Nous allons pas mal dans le Nord de la France, mais aussi en Europe, en Allemagne, en Italie... ».
L'objectif de Sulivan pour cette saison, finir dans les trois premiers, pour être repéré et pouvoir devenir professionnel. « Le facteur chance joue beaucoup, il faut éviter les blessures. C'est très physique donc ce n'est pas rare de se faire mal. J'ai eu trois fractures tibia-peroné, je me suis aussi cassé l'épaule et l'humérus ».
Malgré tout, Sulivan garde un moral à toute épreuve et mise sur le public pour le soutenir lors de la première course, qui aura lieu à Sommières les 8 et 9 mars prochain. « C'est mon club, ce sera une grande première ».
Muriel Duny


 

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