Ce champ est invalide

Maryvonne Gibert : une retraite bien méritée

Lecteurs, abonnés, clients, dépositaires, tous connaissent Maryvonne, figure du Républicain d'Uzès. Souvent souriante, parfois râleuse, mais toujours serviable, c'est un personnage unique qui a quitté le journal pour profiter d'une retraite amplement méritée.

Les petites annonces ? C’est elle. Les annonces légales ? C’est elle. Le standard ? C’est encore elle. La livraison des journaux ? C’est toujours elle. Maryvonne Gibert est partout au Républicain d’Uzès. Naviguant entre le téléphone, le dépôt du courrier à la poste, les attestations à envoyer par fax, sans oublier un sourire pour les clients et une visite aux dépositaires. Et il y a près de vingt ans que ça dure ! Mais tout cela, c’est bien fini. À soixante et un ans passés, Maryvonne s’est décidée à prendre une retraite bien méritée. Elle laisse une équipe de rupettes orphelines sans elle. Il est vrai qu’on s’habitue très vite à son caractère, pas toujours facile. Martine Cassou, sa collègue préférée, son « bon pain » comme Maryvonne la surnomme avoue que « c’est un être unique en son genre, il n’y en a pas deux comme elle. J’ai pris plaisir à travailler avec elle, même si parfois ce fût un peu difficile. Mary, ne change pas, on t’aime telle que tu es ».

100 % d'Uzès

Mais Maryvonne a eu une vie avant le Républicain et quelle vie ! Elle fait partie des dernières générations qui sont nées à la maternité de la ville. « Je suis d’Uzès, je suis née ici, j’ai grandi ici, je suis allée à l’école ici », insiste Maryvonne.

C’est aussi pour cela qu’elle connaît autant de monde. Louis Teulle, un ami de plus de trente ans, décrit « cette fille sympa avec un sourire permanent, douce comme les bonbons Haribo où elle travaillait, et toujours soucieuse de son clan familial. Une passion : le tennis où elle se débrouillait fort bien. Dieu sait si, à l’époque, elle m’a fait courir d’un bout à l’autre des terrains du tennis club après cette maudite petite balle jaune! Et puis, on ne pouvait pas la manquer: elle avait certainement la seule R5 rouge de l’Uzège!». Et pour tout savoir de Maryvonne, le plus simple, c’est encore d’interroger son frère cadet, Christian, «c’était une deuxième mère pour moi, j’étais tout le temps fourré dans ses jupes et quand nous partions en colonie, j’allais dormir avec elle dans son lit. Elle roumègue beaucoup mais elle a surtout un cœur d’or et elle est toujours présente si on a besoin d’elle, surtout pour moi. J’espère qu’elle va profiter au maximum de sa retraite».

Maryvonne marque la plupart des gens par sa joie de vivre et sa bonne humeur. Ses collègues la regretteront mais son départ en retraite est amplement justifié puisqu’elle a commencé à travailler très tôt, à un peu plus de16 ans.

Le hasard des rencontres place Gilbert Bec sur son chemin. Actuellement haut responsable chez Haribo-France, M. Bec a longtemps dirigé l’usine d’Uzès. Il se souvient avec plaisir de son travail avec Maryvonne, il en parle même encore régulièrement, pour la complimenter, avec son assistante actuelle, qui s’appelle aussi Maryvonne, heureuse coïncidence. Un avis que partage aussi un autre patron de Maryvonne, Claude Brunel, ancien propriétaire de l’hebdomadaire qui se souvient qu’à son arrivée «Maryvonne faisait déjà partie de l’équipe, elle a traversé toute la restructuration avec beaucoup d’application, même si elle bougonnait un peu de temps en temps, c’est sa nature et personne ne désire la changer».

Quant à ancien patron, Mathieu Blanchard, il précise qu’il a «fait la connaissance de Maryvonne en janvier 2006 lorsque Jacques Riccobono a racheté Le Républicain à M. Brunel. D’un professionnalisme irréprochable, perfectionniste, Maryvonne reste très attachée au Républicain et à Uzès. Sensible et attentionnée avec ses collègues de travail, c’est une collaboratrice de confiance et précieuse pour notre journal. Son départ à la retraite est bien mérité mais laissera un grand vide au sein de notre équipe. Mais nous savons que son cœur restera parmi nous, et nous aurons toujours une pensée pour elle. Elle est déjà soucieuse de passer le flambeau dans les meilleures conditions à Corinne ».

Dévouée et consciencieuse

Quant à sa dernière collègue en date, Aurélia Grinand, elle confie « Qui peut ne pas apprécier notre Mary nationale, quasiment devenue l’emblème du Répu ? Elle connaît sa ville sur le bout des doigts et ne peut plus la traverser sans être interpellée !... Je ne la connais pas depuis très longtemps, mais elle manquera àcoup sûr à toute l’équipe. Disponible, volontaire et consciencieuse, c’est quelqu’un qu’on n’oublie pas, tout simplement ».

 Monique Demerson assure la relecture au Républicain depuis plusieurs années. Elle précise avec humour que « ce qui est formidable avec Maryvonne, c’est qu’elle dit qu’elle nous quitte alors qu’elle ne pourra pas se passer de nous et qu’elle viendra souvent nous faire la bise en passant».

Enfin, Maryvonne manquera aussi à tous les distributeurs du Républicain, à Uzès et dans les villages. Ils verront désormais un autre visage celui de Corinne, le vendredi matin pour leur livrer leur hebdomadaire. « Depuis mon arrivée, j’ai beaucoup appris, avec les différentes équipes, même si l’adaptation n’était pas toujours facile. Je suis très touchée par ces marques de reconnaissance mais la cloche a sonné, il est temps de partir, j’emporte cette équipe dans mon coeur et je souhaite bonne chance à Corinne. Mais ce n’est pas un adieu, juste un au revoir », conclut Maryvonne.

Muriel Duny

 PS. « Je me contenterai d’une petite pierre personnelle à cet immense édifice de reconnaissance.Tu vas me manquer Mary et j’espère que tu reviendras souvent nous voir pour nous confier les derniers potins » M.D.


 

Commentaires

01/09/2009 » Bonne retraite chère cousine Maryvonne Gibert.
Auteur : Claude Gibert
Je suis le cousin germain de Maryvonne, ma cousine perdue de vue depuis presque 50 ans ? Aujourd’hui à la retraite je recherche mes cousins et cousines que le temps ne m’a pas fait oublier… Merci au journal de transmettre mon petit message à Maryvonne. Aujourd’hui j’habite la Gironde, nous avons aussi une petite maison familiale du côté de Barjac. Cordialement. Claude Gibert Fils de François Gibert.

Laisser un commentaire

Ce commentaire sera validé par la rédaction avant sa mise en ligne. Tous propos injurieux diffamants et racistes seront bannis du site.

» Faire un commentaire

Publier une annonce

Particuliers, sociétés
Cliquez ici


Professionnels : Avocats, notaires, experts, comptables
Cliquez ici

Lien Themisia
Ce champ est invalide

Rédigez votre petite annonce en ligne, Lire la suite

Déposez votre email ci-dessous

Ce champ est invalide