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Carole et Joanne : un duo de caractère animé par la passion

Le tout jeune domaine Les Cabotines, à Collias, est mené par un duo féminin de caractère. Vigneronnes par passion, Carole et Joanne  ont transformé d’anciennes vignes en petit trésor. Elles racontent leur parcours étonnant. 

Ce qui a tout de suite fasciné Carole et Joanne en arrivant à Collias, c'est « ce terroir exceptionnel ». La première est infirmière et Québécoise et la seconde est vétérinaire et Alsacienne. Mais ce qui les a rassemblées autour d'un projet commun, c'est l'amour du vin ! Une passion qu'elles communiquent avec plaisir à tous les visiteurs curieux qui passent par leur caveau, Les Cabotines, situé en plein centre du village de Collias.

Destinée

Aujourd'hui, elles sont fières de présenter leur nouveau millésime, le troisième du nom en rouge et rosé sur des cépages syrah, grenache et cinsault. Mais la montée en puissance des Cabotines - nom qui vient d'une des parcelles appelée la cabote - est une longue histoire, un rêve, une destinée.
Cela a débuté il y a une quinzaine d'années, en Alsace. La Québécoise Carole, à l'initiative du projet, s'est lancée « sans ambition » dans des cours d'initiation à la dégustation et à la sommellerie au Civa (Conseil Interprofessionnel des Vins d'Alsace). « Le vin, c'est l'histoire de la France, dit-elle. J'ai appris beaucoup sur les moines cisterciens qui faisaient le vin, sur la vinification, les sols et sur le patrimoine. C'est devenu une passion ».

À Strasbourg, où elle habitait à cette époque-là, elle crée un club de dégustation avec un thème chaque mois : les cépages, l'accord mets/vins... Carole devient une vraie spécialiste amateur du vin français. Une des épreuves du Civa était de reconnaître de quel type de terroir venait le Riesling ! Cet intérêt pour le vin, elle le partage déjà avec Joanne, rencontrée quelque temps auparavant et qui suit aussi la formation du Civa. Puis un jour, naît « l'envie de relever le défi : avoir son propre domaine, se souvient Carole. Dans un monde assez fermé et essentiellement masculin, c'était un challenge personnel ». D'autant qu'elles « n'avaient jamais mis les mains dedans ». Peu importe. Pourquoi pas ?

Le lieu idéal

« Au départ, je voulais m'installer en Alsace. Mais quand on est une femme, canadienne et non agricultrice, c'est impossible, raconte-t-elle. Les terres restent entre Alsaciens et sont chères ». Qu'à cela ne tienne, elles partent à la recherche d'un endroit où leur projet serait réalisable. Et c'est par hasard qu'elles passent par Collias, alors qu'elles venaient faire une « sortie castor » dans les gorges du Gardon. « Nous sommes restées quelques jours dans la région, nous avons trouvé des vignes sur les hauteurs du village et tout de suite pris contact avec la mairie ».

Du travail et un brin de chance

De fil en aiguille, le duo féminin trouve la cave, en face de la mairie, que le propriétaire accepte de vendre, et trois hectares de vignes vieilles de 60-70 ans, sur le plateau du Grès. En un an, tout se met en place et en 2007, Joanne et Carole mettent en bouteille le premier rosé du domaine. Seules productrices au village, c'est à force de travail et de volonté qu'elles ont conquis le cœur des habitants. La vieille cave revivait et cela a amené un public. Le bouche-à-oreille a fait le reste.
Aujourd'hui, elles produisent en moyenne 10 000 bouteilles par an, en toute modestie. « Nous avons eu de la chance que notre commerce prenne autant d'ampleur car nous n'avons pas beaucoup de temps pour assurer notre promotion ».

À chaque millésime c'est une nouvelle aventure. « On s'améliore d'année en année, on fait des tests pour trouver les vinifications qui correspondent mieux à nos raisins, ajoutent-elles. Notre but est de faire des vins de garde, c'est-à-dire qu'on peut conserver. Nous nous imposons trois choses : un vin vieilli en cuve pour une authentique expression des cépages, un élevage de deux à trois ans en cave et une gamme sans sulfite ».Pour autant, elles ne souhaitent pas se donner d'étiquette. « Trop de paperasserie ! », dit Carole en riant.
Aurélia Simonin

(Article paru dans Le Républicain d'Uzès n°3298, du 9 décembre 2010)


 

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