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Élisabeth Nafilyan : plongée dans l’univers de la bande dessinée

Rien ne prédestinait Élisabeth Nafilyan à devenir auteur de bandes dessinées. Chez elle, la passion du dessin est apparue sur le tard, mais elle fait désormais partie intégrante de son univers.

Au départ documentaliste pour de grandes entreprises parisiennes, Élisabeth Nafilyan a poursuivi « son chemin » vers le Sud, pour passer son Capes en Histoire-Géographie. « Être prof, ce n'était pas vraiment une vocation, alors j'ai arrêté », confie-t-elle.

Mais sa passion pour les livres, elle, est restée. Il faudra attendre une visite à Angoulême, lors du festival de la bande dessinée, pour qu'Élisabeth ait une petite révélation : « Pourquoi ne pas se lancer dans le dessin ? ».
L'idée fait son chemin. « Mais je n'avais aucune base, aucune technique. Alors j'ai fait appel à un professeur de dessin, Dominique Rousseau, qui donne des cours spécifiques à la bande dessinée, à Avignon ».
C'est ainsi que cette novice se lance à fond dans la conception de planches BD et s'initie au travail spécifique du dessinateur de bande dessinée. Tout comme en photographie, en peinture ou en illustration, la composition d'une image de bande dessinée est soumise à des règles d'or.

La division de l'image, par exemple, doit paraître agréable et être esthétique à l'œil. Élisabeth, pour sa part, a choisi de travailler sur un « strip » de trois images. Un format qui lui « correspond bien », dit-elle.
Sans prétention, elle crée « des histoires très courtes, humoristiques et percutantes, qui s'adressent à toute la famille ». Dans chacune de ses petites BD, elle met en scène trois petites fleurs : le père, la mère et le fils, volontairement stéréotypés et décalés. « En ce moment, avec la crise économique, les gens ont besoin de sourire », ajoute-t-elle.

Ce qui l'inspire ? « Des histoires de la vie de tous les jours : les enfants, ce qui se passe dans la rue, des idées qui viennent comme ça. Je pense qu'on peut rendre drôle des choses simples. C'est une question de regard qu'on porte sur les choses qui nous entourent, explique Élisabeth. Moi, je note tout, Du coup, il y a des petits papiers partout (dans mon sac, dans ma voiture...) ». De l'écologie à la famille, en passant par le monde des animaux, Élisabeth a « des idées à l'infini ».

Première étape dans la création : la mise au point du scénario, le découpage en trois images avec une chute à la fin. Là, « l'important est de bien choisir les textes, de varier les plans et le rythme ». Après un crayonné rapide, elle travaille plus précisément les expressions. Puis vient la mise en couleur.

Au total, il lui faut environ une semaine par planche. Aujourd'hui, après quatre ans sur ce projet, elle s'est constitué un « book » rassemblant une centaine de scénarios. « J'adore faire ça. Je m'y consacre à plein temps, dit-elle. J'ai maintenant un stock suffisant, ce qui me permet de passer à la dernière étape : le démarchage des éditeurs ». Certainement le plus dur pour l'artiste. « Je crois en mon produit, j'ai confiance », conclut-elle.
Contact : 06 83 67 38 60.
Aurélia Simonin

(Article paru dans Le Républicain d'Uzès n°3299, du 16 décembre 2010)


 

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