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Aider les orphelins : mission très possible

Pauline Thibon, jeune Uzétienne de 24 ans, est rentrée de mission humanitaire dans un orphelinat du Burkina Faso. Une expérience humaine avec des orphelins africains qui a littéralement transformé la jeune fille.

Il y a des jeunes qui n'hésitent pas à s'engager. pauline Thibon est de ceux-là. Cette Uzétienne de tout juste 24 ans, ses études d'éducatrice de jeunes enfants bouclées, a eu envie de partir en mission humanitaire. « C'est un projet que j'avais depuis quelques temps. La fin de mes études me paraissait le moment idéal. Concrétiser ce projet avant de me plonger vraiment dans la vie active ». Elle décide donc de partir dans un orphelinat en Afrique. « J'ai contacté Terre des enfants, qui est une association uzétienne connue pour son action en faveur des enfants à l'étranger. Ils m'ont donné les coordonnées de deux orphelinats qu'ils soutiennent financièrement. J'ai choisi celui de Bobo Dioulasso au Burkina Faso, qui accueille une douzaine d'enfants de 6 mois à 4 ans, encadrés par huit adultes ».

Début octobre, elle part donc s'installer sur place pour deux mois. « J'ai pris le temps d'observer à la fois les enfants et les nounous, car je ne voulais surtout pas imposer mes techniques occidentales. En Afrique, les habitudes culturelles sont très différentes, les adultes jouent peu avec les enfants ». Elle qui arrive avec des puzzles, de la peinture, des jeux, bouleverse donc un peu les habitudes de l'orphelinat et de ses jeunes habitants. « C'était une expérience totalement nouvelle pour eux, pas comme les enfants d'ici à qui on confie les jeux et qui jouent tout de suite avec. J'ai dû leur apprendre à se servir de la peinture par exemple ».

Mais au-delà de son travail avec les enfants, Pauline Thibon s'intéresse aussi à la vie de l'orphelinat et à son fonctionnement. Ce qu'elle découvre la pousse à s'investir encore davantage. « Je me suis aperçue qu'il y avait un vrai problème de financement, notamment au niveau de la prise en charge des soins infirmiers. En fait, l'association qui les soutenait à ce niveau a décidé de porter son soutien ailleurs. Heureusement, j'ai pu obtenir un sursis de six mois ».

Et, pour garantir encore un peu plus longtemps la prise en charge des soins infirmiers, elle trie les vêtements en trop. « Il y a des vêtements trop grands, trop petits, trop chauds parfois. Une fois triés, je les ai revendus sur les marchés et j'ai pu récupérer de quoi fonctionner deux mois supplémentaires», explique Pauline Thibon.
Revenue depuis quelques semaines à peine, la jeune femme reconnaît que cette expérience l'a transformée. « Humainement, culturellement, professionnellement même, c'est juste exceptionnel d'avoir pu vivre cela ». Elle avait une certaine idée de la mission humanitaire mais confie qu'elle n'avait pour autant « pas d'attentes précises mais cela a été un enrichissement personnel énorme ».

Et même si, pour l'instant, elle avoue vouloir « se laisser un peu de temps », Pauline assure aussi avoir déjà plusieurs idées en tête pour repartir. « Je sais que je retournerai à Bobo. Les liens que j'ai tissés là-bas sont très forts. Les gens de l'orphelinat nous ont fait une grande fête de départ, avec des spectacles, des chansons, des cadeaux. Ils ont un optimisme débordant et voient toujours le côté positif de la vie».

Peut-être qu'elle a aussi envie de savoir si le projet d'accueil de jour va aboutir. « Pour développer une certaine autonomie financière l'orphelinat va proposer un accueil de jour destiné aux enfants de la ville de Bobo. Cet accueil, qui correspond chez nous à un accueil en crèche, participera, entre autre, au processus de sociabilisation des enfants orphelins. Quant à l'avenir de ces enfants, certains d'entre eux seront adoptés et d'autres retourneront vers l'âge de 5 ans chez un membre de leur famille (cousins, grands parents...) ».
Muriel Duny

(Article paru dans Le Républicain d'Uzès n°3352, du 22 décembre 2011)


 

Commentaires

23/01/2015 » encouragements
Auteur : issa ouedraogo
Bonjour Je suis très ému de voir ce que vous faites comme travail surtout l'aide que vous apportez aUx orphelins du Burkina Faso Moi même orphelins dès 22ans de père et de mère. J'ai même actuellement deux enfants de mon petit frère décédé chez vous Que Dieu vous aides.
02/06/2012 » mission humanitaire dans un orphelinat
Auteur : JVSM-TOGO
Bonjour, Je voudrais féliciter Pauline Thibon pour sa décision de se rendre utile surtout auprès des enfants orphelins. Et comme elle l'a dit pour des expériences pareille, il faut les revivre. J'espère que son témoignage aidera beaucoup d'autres jeunes à se décider. Nous au Togo également on n'a des orphelinats qui cherchent des bénévoles pour animer avec les orphelins. Bonne continuation à Pauline et je crois qu'elle partagera aussi sa prochaine mission avec nous. Luc http://www.jvsmtogo.org

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