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Gautier Asensi, petit prodige de la danse

Une passion, un professeur rigoureux et beaucoup de volonté... Voilà les trois ingrédients qui ont permis à Gautier Asensi, 11 ans, d'intégrer l'école supérieure de danse de Cannes.

À11 ans et des poussières, il est déjà une des têtes d'affiche d'un spectacle. Un ballet en trois actes qui s'est déroulé en juin dernier à la salle polyvalente d'Uzès. Mieux, Gautier Asensi a été admis en avril dernier dans la prestigieuse école supérieure de danse de Cannes, l'école Rosella Hightower.

Pour son professeur de danse classique, Lyliane de Brauwer, c'était presque une évidence, tant l'élève est doué. Elle se souvient de la première fois où la petite bouille blonde de Gautier a poussé la porte de son école de danse. C'était il y a un an et demi. « Il avait tout », explique cette ancienne danseuse professionnelle, qui dispense son savoir à Présence chorégraphique, à Uzès.

« La danse classique demande beaucoup de travail, de discipline, d'effort. Il ne faut pas seulement des jambes, mais aussi une tête. Quand on distribue un mouvement, le cerveau doit le répercuter très vite ».
Pour Lyliane de Brauwer, la prédisposition physique est primordiale. « Le danseur professionnel a un squelette différent : une ouverture au niveau du bassin, de longues jambes, un petit buste... ».
C'est le cas de Gautier qui suit assidument environ cinq heures de danse hebdomadaires dans cette école de danse uzétienne. Lyliane se donne à fond quand il s'agit de faire éclore un fort potentiel. « Je ne suis pas là pour faire la cour de récréation », prévient-elle.

La franchise est le maître mot de ce métier. « Ceux qui réussisent sont l'élite. Il n'y a pas de place pour l'à peu près. Je me suis déjà mise en colère, mais mes élèves savent très bien que je les aime énormément ».
Gautier est le seul garçon de son groupe à Uzès. Ce qui ne l'a pas empêché de rapidement s'intégrer. « J'ai toujours voulu faire de la danse, explique-t-il. C'est ma seule passion, même si j'aime aussi le théâtre. Je voudrais en faire mon métier plus tard ».

Jamais aucun membre de sa famille n'a évolué dans ce milieu. Mais son professeur a cru en lui, et l'a poussé à passer des auditions. D'abord l'école de Cannes, en avril dernier, un établissement de renommée internationale. L'audition prend la forme d'un cours de danse traditionnel. Gautier est ressorti de la salle en larmes. « J'avais l'impression d'avoir tout raté, se souvient le jeune homme. Dix minutes plus tard, quand ils ont donné le nom des danseurs retenus et qu'ils ont dit mon nom en premier, j'étais bouche bée ». « Il passait l'audition avec des candidats qui avaient déjà quatre ans de danse derrière eux et lui, une seule », souligne son professeur.

Opéra de Paris

À peine le temps pour Gautier de réaliser ce qui lui arrivait que, quelques semaines plus tard, le voilà reparti pour une nouvelle audition. Cette fois à l'Opéra de Paris, « la meilleure école de danse du monde », affirme Lyliane de Brauwer, des étoiles dans les yeux. Le jeune Uzétien échoue, mais rapporte avec lui le compliment de la directrice de l'Opéra, Elisabeth Platel : « Si vous êtes arrivé jusque ici, c'est parce que vous avez d'excellents professeurs ». Une remarque qui va droit au cœur de Lyliane. Le jeune homme retentera sa chance dans cette école l'année prochaine.

A la rentrée, Gautier Asensi dira donc au revoir au collège Redounet, où il est actuellement scolarisé, pour Cannes. « Cette école, c'est aussi l'école de la vie, souligne le professeur. On mûrit très vite. Il va apprendre à respecter les autres et à se servir de l'émulation des compétitions. Dans ce métier, on est camarade avec tout le monde, mais il faut être vigilant... ».
Le principal intéressé, lui, stresse un peu, mais mesure sa chance. Il reviendra à Uzès pendant les vacances scolaires pour s'entraîner.

A l'issue de ses études, il pourra espérer intégrer une compagnie de danse classique. C'est tout ce qu'espère son professeur, déjà impatiente à l'idée d'accrocher le portrait de Gautier aux côtés de ceux de ses anciens élèves à la brillante carrière. Que des filles. Plus pour très longtemps.
Christophe Gazzano

(Article paru dans Le Républicain d'Uzès n°3378, du 21 juin 2012)


 

Commentaires

03/11/2013 » Bravo!
Auteur : Sylvie Bourdarias
Je suis bien contente pour vous et votre petit prodige à qui je souhaite bonne chance! Pour ma part, c'est un garçon de 19 ans avec 3 ans de danse, qui a été reçu en Allemagne, chez Pina Bauch... J'ai en tête de revenir dans la région... Je suis sur un projet et vous en reparlerai ultérieurement car je souhaite vous y intégrer. Mais l'idée de travailler ensemble vous conviendrait-elle? Bien cordialement, Sylvie

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