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Jules-César Bréchet, un enfant du cinéma

Passionné de cinéma, Jules-César Bréchet a grandi à Uzès avant de partir pour la capitale afin de toucher de plus près le monde du 7e art. À son actif : plusieurs collaborations, deux courts-métrages et projet de long-métrage qui se déroulera en partie dans la cité ducale.

Si ça ne tenait qu'à lui, le portrait de Jules-César Bréchet tiendrait dans ces quelques lignes, qui correspondent bien à sa personnalité : « Passé maître dada à 17 ans, c'est tout naturellement que Jules-César s'est orienté dans le commerce international pour devenir metteur en scène et voyager, un jour peut-être, sur la lune ».

Le commerce international, une voie que Jules-César choisit par défaut. Enfouie au plus profond de lui, une passion, une ambition : le cinéma. Le chemin est long. Mais Jules-César garde l'idée dans un coin de sa tête. « J'ai toujours rêvé de devenir réalisateur, mais j'ai cru que cela ne serait jamais possible ». Il ne l'avait dit à personne, sauf à son meilleur ami, à l'école maternelle, à Uzès.

L'Uzétien décroche par hasard un stage chez un producteur télé. « J'ai vu des réalisateurs travailler au quotidien. Ce n'était plus une image d'Épinal lointaine ». Autodidacte, il apprend le métier sur le tas. Il crée une association, puis un festival de courts-métrages à Biarritz.
Mais, toujours pas rassuré sur ses capacités, Jules-César préfère travailler pour plusieurs réalisateurs. Notamment Antoine Pélissier, surnommé « Dr Gore », dans le milieu. « Il travaille avec du vrai sang, des tripes... ». Après un séjour aux États-Unis pour un long-métrage, il s'associe à Pascal Chind, « un journaliste reporter d'images de Canal +, qui a tout plaqué pour se lancer dans la réalisation ».

Les deux s'entendent à merveille et se lancent dans un projet un peu fou : la réalisation d'un court-métrage en deux semaines chrono. Cela donne Un homme en sursis, « une grosse farce », le reconnaît lui-même Jules-César. « Il y a un plan séquence de 18 minutes, commenté à la manière d'une épreuve de curling, sur un mec qui change un pneu. Les réactions lors de la projection ont été hyper violentes. C'était génial à voir ».
Mais la belle aventure prend fin la veille du tournage d'un clip musical. « On n'avait pas tourné de fiction depuis trois ans. Le travail sur les clips ne m'a jamais rendu heureux. J'avais besoin de me rapprocher du cinéma. Une petite porte s'est ouverte, je m'y suis glissé sans hésitation ». Ce sera pour le film Holyday, de Guillaume Nicloux. « En tant que régisseur stagiaire, j'étais le dernier maillon de la chaîne. Mais c'est là que j'ai rencontré Julien Doré et Vincent Le Borgne, qui assure l'image de mes films ».

Entre le gagnant de la Nouvelle Star de M6 en 2007 et l'Uzétien, le courant passe bien. « Je m'étais fixé un objectif à cette période : réaliser un court-métrage pour mes 30 ans ». Il se lance dans l'écriture, même s'il n'est pas encore rassuré. « J'aurais pu l'écrire pendant trois ans encore. Mais plus tu cherches la perfection, plus tu la sens s'éloigner. Les choses les plus belles contiennent toujours leur part de risque ».

C'est ainsi que Le Cri Cosmique, voit le jour. Jules-César part taper à la porte des agents de Julien Doré pour les convaincre de lui laisser leur poulain. « 48h après, Julien Doré m'a appelé pour me dire : « je veux en être ». C'est le scénario qui a fait la différence ». Le premier tournage de Jules-César Bréchet réalisateur dure une semaine et mobilise une équipe de 25 personnes. « C'était super fort ». Le soir de la première, à Paris, une productrice lui lance : « J'ai rien compris à ton film, mais j'ai beaucoup aimé, voyons-nous ».

Son second court-métrage, Jules-César Bréchet l'a tourné aux États-Unis. Il était assistant-réalisateur sur le nouveau Oliver Stone, Savages. Il a profité de son temps libre pour réaliser son nouveau projet. En famille : un cousin s'est improvisé producteur, celui qu'il considère « comme un frère », Vincent Le Borgne, n'a pas hésité à sauter dans un avion et un pote de lycée, Jean-Cédric Lazare, s'est chargé de la bande originale.

Retour aux sources

Jules-César est aujourd'hui auteur pour Les Canards Sauvages, une boîte de production à Paris. Un clin d'œil : « le même nom qu'une chorale d'Uzès ! ». Il envisageait depuis trois ans environ de projeter ses courts-métrages à Uzès. Forcément, il stressait. D'autant que ses premiers émois cinématographiques se sont déroulés au Capitole. Alors, quelques jours avant le jour J, il préférait " ne pas y penser. Mais ce sera l'occasion de partager avec mes amis ce que j'ai fait, de prendre de leurs nouvelles... ». La projection s'est déroulée le 29 septembre en présence d'un public venu nombreux.

Le prochain grand défi de Jules-César est l'écriture de son premier long-métrage, actuellement en cours. La moitié du film sera tournée à Uzès et portera sur la période des années 80 à nos jours. Il devrait être beaucoup plus personnel que ceux réalisés auparavant par le jeune Uzétien. « Mon producteur m'a dit : mets tes tripes sur la table. Donne tout. Je veux que tu sortes vidé de ce premier film !  ». Jules-César Bréchet se sent prêt.
Christophe Gazzano


 

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