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Jean-Marc Pagès, un peintre révolutionnaire

Jean-Marc Pagès, de son nom d'artiste Marcus est un peintre coté internationalement. Discret, peu de Saint-Chaptois connaissent l'étendue de sa renommée. Ni qu'il est l'inventeur d'un nouveau procédé de peinture révolutionnaire : la peinture numérique.

Voilà un personnage atypique et haut en couleurs. Marcus est originaire du village, sa famille est saint-chaptoise depuis plusieurs générations et c'est avec beaucoup de bonheur qu'il est revenu s'installer dans la maison familiale. Et envahit petit à petit les dépendances avec toutes ses œuvres. Il est vrai qu'il dispose de beaucoup d'espace et d'un cadre de travail unique. Imaginez une tonnelle ombragée, dans un jardin, loin du bruit et de la fureur de la ville...

À l'origine, Marcus a une formation d'ébéniste mais cet homme aux doigts de fée a toujours eu une véritable créativité artistique. « Ma mère n'en revenait pas. Tout ce que je touche se transforme en or. À 7 ans déjà, je fabriquais des poupées en coquillages ».

Très vite, il se met donc à sculpter le bois, puis il passe à la pierre et fonde un nouveau genre : le triangulisme. « Je trouvais le cubisme trop masculin à mon goût, le triangulisme représente mieux la femme et le corps féminin», souligne avec humour ce grand amoureux des formes féminines. Il sculpte donc des œuvres en pierre, souvent massives, avec beaucoup de géométrie et de triangles, qu'il renforce par des touches de couleurs vives, « pour faire ressortir les formes et les volumes immédiatement, ce qu'on ne perçoit pas forcément sur la pierre brute. Il faut une lecture immédiate, et ne pas être dans l'abstrait total ». Son travail lui a d'ailleurs valu d'être exposé au Musée du Louvre il y a quelques années. Ils étaient pas moins de 450 artistes venus du monde entier.
Les femmes sont omniprésentes dans toutes les œuvres de Marcus. Le corps féminin est mis en valeur de façon aussi bien épuré qu'avec des couleurs et des motifs...

L'Antiquité revient également très fréquemment, qu'elle soit grecque, romaine, perse, égyptienne... Il a d'ailleurs fait don d'une grande sculpture représentant Bacchus à la mairie de Saint-Chaptes, « j'ai plusieurs de mes œuvres qui sont exposées dans les bâtiments publics », explique-t-il avec le sourire. Il s'amuse d'ailleurs régulièrement à représenter des personnages en mosaïque, y compris en auto-portrait.

Il faut dire que Marcus a une passion pour l'archéologie. Il a parcouru les cinq continents et visité les plus grands sites, s'associant régulièrement à des chantiers de fouilles.
En ultime clin d'œil à l'histoire antique, Marcus travaille souvent la pierre marbrière qui a servi à l'époque des Romains, « c'est la même pierre qui a servi pour la réalisation des colonnes de la Maison carrée à Nîmes ». En peinture aussi, il s'inspire des méthodes antiques, notamment pour les peintures destinées à être exposées en extérieur. « J'utilise la méthode ancienne des Grecs avec des pigments naturels et de la cire ».

Toujours en recherche d'évolution, et malgré la prolifération des œuvres qui envahissent progressivement ses différents lieux de stockage, Marcus s'intéresse à un nouvel outil : l'informatique. « À la base, je ne savais pas du tout me servir d'un ordinateur. Un jour, j'ai un ami qui a insisté pour me montrer comment utiliser ce nouvel outil. Je me suis pris au jeu... »

Tellement pris au jeu qu'aujourd'hui, il a créé pas moins de 800 tableaux numériques. « J'ai même inventé un tout nouveau logiciel, qui permet de mélanger les couleurs, de reproduire l'effet du satin, de donner une impression de peinture qui coule dans mes tableaux... ».
Ici encore, son sujet de prédilection reste les femmes, mais il peint aussi beaucoup d'animaux avec ce nouveau procédé. Et c'est tout un univers psychédélique, moderne, lumineux qui apparaît à l'écran.

Il dessine tout directement à la souris, sans esquisse préliminaire. « On peut tout faire et même respecter les proportions et les perspectives ».
Une chose est sûre, Marcus ne connaît pas l'angoisse de la page blanche. Et il lui reste encore beaucoup de pages à écrire dans le grand livre de sa vie.
Muriel Duny

Pour un petit aperçu des œuvres numériques de Marcus, vous pouvez vous connecter sur son site internet, pour un voyage décalé et exhubérant dans l'univers de l'artiste : http://pagesmarcus.chez.com/

(Article paru dans Le Républicain n°3419, du 4 avril 2013)


 

Commentaires

20/03/2015 » souvenirs...
Auteur : particulier
ce n'est pas étonnant , car c'est un génie " très sympathique" ce monsieur ,que nous avons eu l'occasion de connaitre lors d'un voyage en thailande, il y a quelques années déjà, nous lui envoyons le bonjour de la part de" corinne et fifi " de bordeaux, s'il se souvient de nous !! peut être qu'un jour nous passerons par saint chaptois voir marcus entouré de ses oeuvres !! merci à cet article qui nous a permis de le retrouver....

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