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David Stampone, deux ans après

Le 12 septembre 2011, à la société Socodei de Marcoule, un four de fusion explosait et faisait deux victimes. José Marin, qui succombera à ses blessures, et David Stampone, brûlé à 85 %, dont 67 % au troisième degré. L'Uzétien revient aujourd'hui sur ces deux années passées.

Le jour de l'accident, il est immédiatement transporté en hélicoptère au CHU de Montpellier. Puis transféré dès le lendemain à Paris, au centre des grands brûlés de l'hôpital militaire de Percy afin qu'on lui prodigue des soins plus appropriés.

Il passera trois mois et demi dans le coma, recevra de multiples greffes dont une majorité artificielles, issues de culture de sa propre peau envoyées de Boston aux États-Unis. En décembre 2011, c'est la fin du cauchemar, il se réveille enfin, les médecins affirment qu'il est hors de danger:
« Le coma, tu t'endors un jour, et tu as l'impression de te réveiller le lendemain. Alors que c'est trois mois plus tard », explique-t-il. Durant sa période de coma, une énorme chaîne de solidarité est organisée pour lui et sa famille dans toute la ville.

Tout d'abord les pompiers et le rugby club d'Uzès mettent en place la fin des travaux de sa maison puis le club taurin d'Uzès organise une course en son honneur, dont les bénéfices lui sont reversés. Enfin, un nombre important de dons lui sont adressés par des personnes touchées par son histoire.

Début janvier 2012 commence sa rééducation en Seine-et-Marne, au centre Coubert, puis à partir d'avril il la poursuit à Lamalou-les-Bains afin de se rapprocher de sa famille. C'est le 12 juillet 2012 qu'il rentre définitivement chez lui. « Il faut des mois et des mois pour que la famille se reconstruise normalement, pour comprendre ce qui s'est vraiment passé. J'ai mis plus de 6 mois à comprendre que j'étais un miraculé, et c'est grâce aux chiffres donnés par les médecins que j'ai réalisé que j'avais plus de chances de gagner au loto que de survivre ».

Reprendre ses marques dans cette nouvelle vie, dans une maison moins adaptée, n'aurait sûrement pas été aussi simple sans le soutien de sa famille, des ses filles et bien évidement de sa femme Lydie. « Quand tu as frôlé la mort, tu t'aperçois à quel point ta famille est la chose la plus importante à tes yeux » confie-t-il.
C'est justement suite à une décision familiale que le retour au travail fut une évidence. Au vu de son caractère de battant, il n'y avait pas d'autre alternative que de retourner sur le site de l'accident où il occupe désormais un poste de prévention des risques. Plutôt cocasse...

David retrouve aussi ses collègues à la caserne des pompiers d'Uzès, en qualité de stationnaire. Il a repris également ses loisirs, le rugby, comme assistant entraîneur au sein de l'équipe senior et à l'école de rugby. « J'ai malgré tout préféré arrêter. Ne pouvant plus jouer, c'était trop dur émotionnellement ».

Il s'investit alors dans le club taurin, en tant que responsable des concours. « Cette année, pour la fête votive, les 30 taureaux ont été ma nouveauté ». Une nouveauté, qui pour un passionné, fut un événement inoubliable ! Si, aujourd'hui, sa vie semble bien remplie, il n'en attend pas moins de l'avenir le dénouement de cette histoire à l'issue du procès. « Pour que les familles, celle de mon ami José et la mienne, soient reconnues comme victimes et non pas comme simples dommages collatéraux ».

De l'optimisme et du courage, David Stampone n'en manque pas. Il continue ainsi à sa manière d'aider les familles touchées par les mêmes blessures de la vie.
Marie Auditeau


 

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