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Jacques Gorde, une peinture vivante

Jusqu'au 14 septembre, en hommage à Jacques Gorde, célèbre peintre nîmois, le Pont du Gard invite le public à une explosion de couleurs et d'émotions.

Une exposition de peinture tout à fait singulière a ouvert ses portes au Pont du Gard, pour tout l'été 2014, jusqu'au 14 septembre. Elle met en avant un artiste nîmois exceptionnel reconnu dans toute la région et bien au-delà, puisque celui qui est décédé le 11 novembre 2009, avait exposé partout dans le monde, et notamment à Miami et à New York.

Cet ami proche de Damien Alary (président du Conseil général du Gard), qui se trouvait dans la salle d'expositions temporaires du site du Pont du Gard, lors de l'inauguration de l'exposition, peint au rythme des couleurs, très vives le plus souvent, comme sa région méditerranéenne à laquelle il était attaché. De nombreux autres élus du territoire gardois étaient présents lors de ce vernissage, tels que William Dumas, Patrice Prat, aux côtés d'amis proches et de la veuve du défunt, Michèle Gorde.

Sur la forme de son œuvre, comme évoquée au cours de l'ouverture de l'inauguration, elle semble apparaître telle « une brèche ouverte entre le réel figuré et l'imaginaire conceptualisé. Dans cette recherche identitaire, la couleur peut être violente, la composition acérée, les formats bousculés, le trait - plus ou moins recouvert - constitue une ossature structurante. Le dessin est le trésor de guerre de Gorde, qui lui permet toutes les audaces. Il est aussi son éthique d'artiste qui lui confère sa liberté ». Damien Alary dira de l'œuvre de son ami qu'elle est « une ode à la vie (...), tantôt consacrée à la tauromachie, tantôt à des horizons marins, tantôt cubique, tantôt figurée, Jacques est entrée dans notre patrimoine ».

L'homme politique se souvient que, de son vivant, peu de temps avant sa maladie, « cet ami simple et modeste, avait fait part de son envie d'exposer ici (au Pont du Gard) ».

C'est Patrick Siméon, commissaire de l'exposition, remercié par Michèle Gorde, notamment, qui a scénographié spécialement l'exposition dans l'immense salle Jean-Luc Fiches. La salle sombre, recouverte de toiles du maître, rétro-éclairées dans cet écrin monumental laisse découvrir petit à petit des esquisses, puis des traits profonds de couleurs, parfois sombres, parfois très vives. Tour à tour, figures de toreros affrontant la bête dans un mouvement palpable, tantôt des silhouettes africaines de couleurs ocres, ou des décors urbains laissant imaginer Venise la romantique, ou New York l'éclectique.

Cette exposition ne laisse pas indifférent. Et la mise en scène de ces œuvres nous laisse libres de les découvrir à notre rythme et à notre guise. Un peu à la manière dont a vécu Jacques Gorde, à bien écouter ses proches, et son épouse qui souligne la volonté indéfectible du peintre de « sortir du cadre et de peindre en grand ».
Celui qui n'a cessé de douter toute sa vie, malgré son vif succès, dès ses premières expositions, comme en 1986, à la galerie de l'atelier à Nîmes, a créé « un mélange qui devient de l'inédit entre l'encre, l'huile et l'acrylique », disait-il lui-même.

Un Abécédaire

En hommage à Jacques Gorde, le public pourra se procurer sur place, « l'Abécédaire de Gorde », un superbe ouvrage de 200 pages, consacré au peintre disparu. Il s'ouvre sur le chapitre « Amitié »  et se referme sur le mot « Zone », à travers textes et tableaux, le livre parcourt l'itinéraire de l'homme et de l'artiste.

• Ses dernières grandes expositions (2009-2010).-
Galerie Opoera - New York
Galerie 13 - Sète
La Galerie - Hossegor
Galerie l'Amour de l'Art - Paris (rue de Seine)
Galerie Artalk - Miami
Galerie des Antonins - Nîmes.


Mickaël Attiach


Commentaires

25/09/2014 » UN TRES GRAND PEINTRE
Auteur : Monique Pradoux
Je suis tombée par hazard, sur l'exposition au pond du Gard, et j'ai été émerveillée. Je suis peintre moi même, mais j'ai bien du mal a trouver de bonnes expositions. Les paysages, les fleurs, les grabouillages, enfin bien d'autres, là il y avait une force dans sa façon de s'exprimer, j'ai vite compris qu'il rentrait dans son tableau, avec ses couleurs, ses méduim, il devait travailler avec ses mains, le couteau, les peinceaux, ses couleurs m'éclaboussaient les yeux c'est magique toutes ces mélanges. vous vous reculer d'un mètre et vous commencé à voir apparaitre un tableau et cela est très rare. Bravo.

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