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Éloïse Lauret, le rêve d'une vie

Eloïse Lauret est une réalisatrice uzétienne autodidacte de 26 ans. Elle a choisi la vallée de l'Eure comme cadre principal de son second court-métrage, Mon cœur qui valse.

Eloïse Lauret est une Uzétienne pure souche. De la famille des maçons, pas des opticiens. Montée à Paris à l'âge de 21 ans pour la poursuite de ses études, celle qui écrit depuis qu'elle est toute petite («j'ai toujours été forte en dissertation») a eu l'idée de réaliser son premier court-métrage lorsqu'elle est devenue maman, à 24 ans. Le court, intitulé Des Espoirs, s'inspirait de son propre vécu. Elle y tenait un des rôles principaux, interprétant une jeune femme qui tombe enceinte, mais décide d'avorter. Son personnage découvre quelques années plus tard qu'il ne peut plus avoir d'enfant. «C'est un court-métrage que j'ai co-réalisé. L'amour y est plus fort que l'envie d'avoir un enfant. Mais la fin est ouverte, ça finit bien», nous rassure cette heureuse mère de deux enfants.
Cette première expérience ne lui a pas vraiment permis de déterminer si la réalisation était une voie dans laquelle elle souhaitait s'inscrire sur la durée.

En 2014, elle s'est donc lancée dans la réalisation d'un second court, avec toujours pour thème principal l'amour. Écriture du scénario, montage financier, casting, réalisation... Eloïse Lauret s'est occupée de tout, depuis Toulouse, où elle vit actuellement.
Son projet a été mis en ligne sur la célèbre plateforme de crowdfunding, Kiss Kiss Bank Bank. Le principe est simple : les internautes sont invités à participer financièrement à un projet qui leur plaît. À l'heure actuelle, Eloïse a réussi à réunir près de 1 600 €, sur un objectif de 3 000 €. Le court-métrage coûtera bien plus. «J'ai explosé mon budget...», sourit la jeune femme.

Mon cœur qui valse, titre de ce second court, a été tourné à Uzès le week-end dernier, les 27 et 28 septembre. Le synopsis : «La vallée de l'Eure, un groupe d'enfants dans les années 30, les garçons contre les filles. Une rencontre, Juliette et Edouard, deux enfants qui vont tomber amoureux. Juliette est envoyée dans un couvent. Ils vont rêver à une vie d'évasion... Les rêves ont leurs limites... L'amour les dépasse».
La bande originale du film sera une chanson d'Edith Piaf, Non, je ne regrette rien. Éloïse a dû faire preuve de persuasion pour obtenir les droits d'exploitation. «La chanson justifie tout dans ce film».
La vallée de l'Eure est la toile de fond du court-métrage. Un choix naturel pour la réalisatrice. «Dès que je viens à Uzès, je vais à la vallée. C'est l'endroit où je me sens le mieux. J'ai écrit l'histoire à partir de ce lieu, et non l'inverse».
De jeunes Uzétiens ont été castés pour la figuration. Le rôle principal masculin est interprété par Lionel Cecilio, qu'on a déjà pu voir dans des rôles à la télévision. Eloïse Lauret assure le rôle féminin principal. Toute l'équipe a été bénévole, le tournage s'est déroulé dans des conditions idéales.

Reste désormais à Eloïse à boucler son budget pour assurer la post-production, la partie la plus importante. «Ensuite, il faut que ce film vive. Je souhaite le présenter dans les festivals de court-métrages». Eloïse Lauret en est maintenant certaine, elle veut être réalisatrice.
Un troisième court-métrage est déjà sur les rails.

Pour aider la réalisatrice : www.kisskissbankbank.com/fr/projects/mon-coeur-qui-valse-court-metrage
Christophe Gazzano


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