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Perlière : la magie du verre

Sous le nom de Per&Lise, Marie-Élise Schwab file des perles au chalumeau à Saint-Quentin-la-Poterie. Bijoux sur mesure ou création de petits personnages en verre, la perlière ouvre la porte de son univers.

Hasard ou destinée ? Le coup de cœur de Marie-Élise Schwab pour le travail du verre a été un réel bouleversement. Ou plutôt un ensorcellement. À son tour, à la manière d'une magicienne, elle ouvre aujourd'hui les champs du possible dans son atelier de Saint-Quentin-la-Poterie, installé au cœur du village. Le hasard a voulu que cette maison ait abrité un verrier, M.Untrauer, plusieurs années en arrière. C'est à croire que le destin l'a amenée là. Entre soleil et jeux de transparence, la Suissesse a trouvé là un lieu de prédilection.

La révélation

« En Suisse, je m'occupais d'enfants en difficulté dans un centre selon la méthode Tomatis, afin de soigner des dyslexies, des bégaiements..., raconte Marie-Élise Schwab. C'est proche de la retraite qu'une amie m'a demandé de l'accompagner à Paris, où elle allait suivre un cours sur le travail du verre. Cela se passait dans les anciens ateliers de Chanel. Très vite, ça a vraiment titillé mon intérêt. La première nuit, je ne dormais pas, je cherchais comment on pouvait créer des perles complexes. À la fin, le formateur m'a encouragée à continuer. Il m'a dit que j'avais « quelque chose ». J'ai donc acheté un chalumeau ». Mais un chalumeau seul ne sert pas à grand chose. Aussitôt rentrée en Suisse, elle installe propane et oxygène pour finaliser un atelier digne de ce nom.

Magie

Le sortilège de fascination continuait d'agir. « En Suisse allemande, il y a de très nombreuses perlières, très créatives ». À leur contact, Marie-Élise acquiert d'autres connaissances et de nouvelles techniques. « Ce n'est pas évident de travailler le verre pour faire une perle : si on est trop prêt de la flamme, le verre fond, ça coule vite. Il faut sans cesse tourner, chauffer, laisser refroidir... ». En apposant une nouvelle couche de verre par points de couleurs, puis en chauffant à nouveau, elle obtient une perle lisse et ronde. En refroidissant, le verre révèle ses couleurs. Il se dessine alors une corolle, des formes géométriques ou une transparence (suivant qu'il s'agit de perle pleine ou creuse) au gré de l'imagination de sa créatrice.

Une grande partie des verres viennent de Murano. Ils se présentent sous la forme de longues baguettes. Il y en a de toutes les couleurs. « Les verres d'Allemagne de l'est ont des couleurs étonnantes, notamment les rouges et les orange, explique Marie-Élise Schwab. Il existe aussi des verres spéciaux : le rubino oro contient de l'or ; le cooper green donne une couleur cuivrée et certains verres apportent un effet métal. Les couleurs ne se mélangent pas, ajoute-t-elle. Les verres olive et ivoire poussent les autres. Le verre transparent apporte de la profondeur ». Pas le droit à l'erreur. Après 12 h de refroidissement lent, « les mollécules sont à leur place ». La perle peut être sublimée sur un bijou. Et Marie-Élise expose à la boutique Kaolin, place de l'horloge, à St-Quentin. Elle pense aussi à organiser des cours de perfectionnement avec des intervenants professionnels, peut-être ses amies perlières suisses allemandes...

Aurélia Simonin


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